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Questions -Saïd Mekbel

1 mars 2012

Said Mekbel

Questions -Saïd Mekbel dans Said Mekbel Mhamed-BoukhobzaSaïd Mekbel
28 juin 1993
Questions

Grand commis de l’Etat comme Senhadri, le sociologue M’hamed Boukhobza a été assassiné à l’arme blanche comme le professeur Boucebci. Il venait de succéder à Djillali Liabès à l’Institut des études de stratégie globale.
Lui aussi, assassiné le matin, alors qu’il sortait de chez lui pour aller au travail comme Tahar Djaout, autre intellectuel. Comme le docteur Flici.

Voilà, le tout est bouclé. On ne laisse même plus le temps à la terre des cimetières de se tasser dans la tombe de l’un, qu’il faut déjà se mettre à creuser une autre tombe à côté. Quelle effroyable, abominable, diabolique machination que cette série de crimes qui ne visent que le savoir et l’intelligence !

Des victimes qui tombent et qui n’ont même pas cette mince consolation de savoir pourquoi on les a choisies ni pourquoi on les a tuées. Des crimes à propos desquels le doute qu’ils suscitent est la seule certitude. Tant on peur leur trouver mille mobiles.

N’y a-t-il vraiment rien d’autre à dérouler sur le chemin qui mène au fauteuil que ce macabre tapis fait de ces corps d’intellectuels que l’on aligne aux revolvers et aux poignards ?

Et nous, victimes en puissance de la société civile, n’avons-nous vraiment rien d’autre à opposer que notre soumission ou notre passivité ?

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “Questions -Saïd Mekbel”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    BILLET
    Happy birthday Mister President !

    Détails Publié le Samedi, 03 Mars 2012 06:53 Écrit par Didi Baracho

    Par Didi Baracho

    Je sais que vous allez me prendre pour un mythomane, mais je vais quand même vous raconter la magnifique soirée d’hier. J’étais invité à l’anniversaire de notre président de la République monarchique de Corée Saoudite, anciennement appelée Algérie. J’ai emmené avec moi mes deux compères, H’mida Layachi et Anis Rahmani, ceux qui, chaque matin, sont réclamés par le Daily Telegraph, mais qui, par patriotisme, préfèrent rester chez nous. Sur le carton d’invitation, il était précisé qu’il s’agissait d’une soirée masquée. J’ai donc tenu à m’habiller en djellaba et à me coller une fausse barbe, histoire de passer inaperçu. En arrivant à Zéralda, il y avait plusieurs Indigènes, probablement des pique-assiettes, qui voulaient rentrer, mais ils furent congédiés par la Garde républicaine. Une fois à l’intérieur, en l’absence d’épouse, c’est Saïd Bouteflika qui accueillait les convives. Dès qu’il m’a vu, il m’a sauté au cou en me lançant : « Ho Didi, ça faisait longtemps ! ». Je lui ai rétorqué : « c’est toi qui a disparu ».
    Dans la grande salle, il y avait tous les invités, enfin tous ceux qui comptent participer aux élections législatives : Ouyahia, déguisé en corbeau ; Soltani, qui n’a pas fait un grand effort, s’est juste mis un masque de Ben Laden ; Aït Ahmed, arrivé le soir même de Lausanne, était déguisé en opposant. Il était d’ailleurs en pleine discussion avec les généraux M. dit T. et T. dit B. auxquels il expliquait les méfaits du cigare. Les deux officiers, pour l’occasion, se sont déguisés en civils-démocrates. À proximité d’eux, Louisa Hannoune, s’est travestie en infirmière ; Khalida Toumi, elle, était en Hiziya. L’alcool faisant partie de son vodkabulaire, elle avait une bouteille de vin rouge à la main et buvait au goulot. Amara Benyounès, à moitié nu, se faisait passer pour un chef sioux, mais personne ne le prenait au sérieux et Seddik Chihab, pour se distinguer, avait choisi de se laisser pousser une moustache. C’est d’ailleurs le déguisement le plus réussi : tout le monde l’a pris pour un homme. Gaïd Salah, sans surprises, s’est mis en tenue de boucher. Bref, l’alcool coulait à flots, les gens discutaient, riaient, dans un climat bon enfant. Et là, un huissier est venu annoncer l’entrée du chef de l’État. Apparut alors Bouteflika, bras dessus, bras dessous avec Belkhadem. Ce dernier, déguisé en Marylin Monroe, entonna un vibrant « God save the Queen » avant de chanter un très beau « Happy birthday Mister President », sous le regard ému d’Aït Ahmed qui offrit, en cadeau, sa participation aux législatives devant les applaudissements nourris de l’assistance. En ce qui me concerne et au regard de mes modestes moyens, je ne peux que dédier ce modeste billet à Fakhamatouhou. L’année prochaine, pour marquer mon désespoir, j’offrirai mon corps à la science. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    BILLET
    Les feux de l’amour, Amara Benyounes et Aït Ahmed.

    Note utilisateur: %1$s / %2$s: / 3
    MauvaisTrès bien
    Détails Publié le Vendredi, 02 Mars 2012 20:19 Écrit par Didi Baracho

    Par Didi Baracho

    Hier soir, alors que je fêtais la victoire des Verts devant la Gambie, en compagnie de H’mida Layachi et d’Anis Rahmani, les deux journalistes qui, chaque matin, inspirent les éditorialistes de CNN, Amara Benyounès est venu nous rejoindre. Cela dit, le bonhomme n’était pas très en forme. Il avait visiblement le cafard. Au départ, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un problème grave que lui auraient causé les Indigènes, mais en fait, il était rongé par les feux de l’amour.
    Il resta silencieux un bon moment, essuyant de temps à autre les larmes qui coulaient le long de ses joues, mais sans cesse relancé par mes questions indiscrètes, Amara Benyounès a fini par craquer. Il eut une crise de larmes et s’époumonera en pleurs : « Personne ne m’aime ! ». Je lui servis alors un scotch pour essayer de le calmer. C’est là qu’il m’apprit qu’il sentait qu’il n’était plus le chouchou des généraux M. dit T. et T. dit B. « Je crois qu’ils vont me quitter », me dira-t-il. Selon lui, ces derniers lui préfèreraient désormais Aït Ahmed. Je me suis dit que c’est certainement cette pie de Daho « El Haffa », expert en commérages, qui a du lui monter la tête. Ou encore Bouteflika himself qui aime les histoires de masseuses de bain maure. Allez savoir !
    « Mais moi, je les aime ! », s’écriera-t-il entre deux sanglots. Pendant que je le prenais dans mes bras pour le consoler tout en lui caressant le dos, mais sans arrière pensée, il rajouta « en plus Dda l’Hocine va les manipuler. Il a décidé de participer aux élections pour faire tomber le système. Cet homme est infidèle, je le connais ! ». Et là, il s’en alla à dénigrer son désormais rival en me rappelant toutes les aventures qu’a pu avoir Aït Ahmed depuis l’indépendance avant de conclure : « c’est un briseur de couples. Depuis qu’il est revenu, je n’intéresse même pas Gaïd Salah ». Amara était tellement mal que j’avais peur qu’il fasse une tentative de suicide. Je lui ai conseillé d’aller voir un psychiatre, mais il répondu « Non ! Je n’ose pas ! Lui, c’est moi qui l’ai trahi. Il ne me reprendra jamais ! ». Voilà ! On est vraiment dans de sales draps et je l’avoue : je ne comprends vraiment rien à l’amour. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !

    didi.barachodz@gmail.com

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

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