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Syrie, ces «amis» qui lui veulent du bien Par Hassane Zerrouky

1 mars 2012

Non classé

Chronique du jour : CE MONDE QUI BOUGE

A Tunis, la conférence des «Amis du peuple syrien» n’a pas atteint les objectifs que s’étaient fixés ses promoteurs qataris et saoudiens, avec Washington aux manettes, pour au moins trois raisons. La première tenait à la difficulté de faire émerger une opposition syrienne unie et représentative en mesure de constituer une alternative au régime de Bachar Al Assad. Or, le Conseil national syrien (CNS), fortement soutenu et adoubé par les seuls Qataris et Saoudiens et leurs alliés des pétromonarchies du Golfe, s’est avéré incapable de fédérer toutes les forces de l’opposition syrienne.
Qui plus est sa représentativité est contestée. Il en est ainsi de l’Instance de coordination de la révolution syrienne (ICRS), basée en Syrie, qui s’est retirée de la réunion de Tunis, justifiant son geste par le fait que le groupe des «amis du peuple syrien» «n’excluait ni la militarisation de la révolution ni l’ingérence étrangère». Bien plus, l’ICRS a dénoncé ceux qui «désignent qui doit représenter le peuple syrien à la place du peuple syrien lui-même». Le Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND), également basé à Damas, est sur la même longueur d’onde. Ce dernier, qui regroupe des partis nationalistes arabes, kurdes, socialistes et marxistes ainsi que des personnalités indépendantes, a refusé de participer à la conférence de Tunis. Non seulement il accuse les organisateurs de vouloir reconnaître «une partie de l’opposition (le CNS) au détriment de l’ensemble» mais il a réitéré son opposition à une intervention étrangère parce que, a-t-il estimé, elle est «en contradiction claire et nette avec les intérêts du peuple syrien». Le CNS lui-même est l’objet de dissensions internes. A Amman (Jordanie), vingt de ses membres ont rejoint le Groupe patriotique syrien. D’autres ont annoncé la création d’un Mouvement du changement. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, qui formait de grands espoirs sur cette réunion et sur le CNS à qui elle a apporté un soutien appuyé à la veille de la conférence de Tunis, s’est depuis ravisée. «Le CNS fait de son mieux mais visiblement il ne s’agit pas d’une opposition unie», a-t-elle déploré. «Ce n’est pas la Libye», a-t-elle ajouté. Quant à l’armement de l’opposition évoquée avec force par l’Arabie saoudite et le Qatar, voire une intervention étrangère, elle n’y est pas favorable. «Nous ne savons pas qui pourrait être armé (…) il y a plusieurs acteurs dangereux dans la région, Al-Qaïda et le Hamas, et d’autres qui sont sur notre liste d’organisations terroristes, qui affirment leur soutien à l’opposition. Il y a beaucoup de Syriens qui sont inquiets de ce qui pourrait arriver (…) je pense qu’il y a tous les risques d’une guerre civile. Une intervention étrangère n’empêcherait pas cela, elle précipiterait même probablement les choses», assurait-elle dimanche dans un entretien à la BBC. Plus généralement, elle a admis l’existence d’«une très forte opposition à une intervention étrangère à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie» ! L’impasse est telle qu’Hillary Clinton en est arrivée à lancer un appel à l’armée syrienne et aux Syriens qui soutiennent le régime (il en existe ?). «Nous exhortons les membres de l’armée syrienne à faire primer l’intérêt du pays. Nous continuons de croire que le cercle entourant Assad est inquiet des attaques brutales qui se déroulent (…) et tous les Syriens doivent travailler ensemble dans la recherche d’un meilleur avenir (…) Je voudrais réitérer mon message aux Syriens qui continuent de soutenir Assad, en particulier au sein de l’armée et dans la communauté d’affaires : plus longtemps vous soutiendrez la violence du régime contre vos frères et vos sœurs, et plus votre honneur sera sali.» Autrement dit, le régime syrien dispose de soutiens au sein de la population. Dès lors pourquoi ne pas entrevoir une solution de sortie de crise basée sur un compromis acceptable par toutes les parties comme le préconise une partie de l’opposition syrienne ? En fait, l’erreur de Washington et ses alliés est d’avoir cru à une répétition du scénario libyen où Homs, à l’instar de Benghazi, aurait été le point de départ d’une offensive menant tout droit à la conquête de Damas et à la chute du régime. Au final, Washington, l’UE et leurs alliés arabes donnent l’impression de s’être enfermés dans une équation insoluble.
H. Z.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/03/01/article.php?sid=130999&cid=8

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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