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Lettres algériennes De Rachid Boudjedra

2 mars 2012

Rachid Boudjedra

Lettres algériennes

De Rachid Boudjedra
Lettres algériennes - Rachid Boudjedra
Paru le :20/09/1995
Editeur :Grasset
Collection : 
ISBN :224649091X
EAN :9782246490913
Nb. de pages : 224

Quatrième de couverture

Ce livre est pensé, et écrit, sur le modèle des Lettres philosophiques de Voltaire. Il met en scène un homme, Rachid Boudjedra, qui parle à partir de sa double culture, de son « ubiquité mentale », à partir de sa mémoire rigoureusement franco-algérienne. Et de quoi parle-t-il donc, dans cette trentaine de « Lettres » qu’il s’adresse d’un bord à l’autre de la Méditerranée ? Il parle de politique, bien sûr, de la bêtise qui ensanglante sa patrie. Mais il n’en reste pas là : le sport, les antennes paraboliques, les romans de Marguerite Duras, les petits épiciers maghrébins de Paris, les bistrots, la télé, le racisme, la guerre – sont autant de prétextes à sa verve et à son humour lucide. Boudjedra essaie de dire – aux siens, aux Français – qu’ils doivent se métisser, emprunter sans réserve ce qu’ils ont de meilleur au lieu de se haïr, les uns les autres, pour ce qu’ils ont de pire.

Dans la presse

Vingt-neuf lettres venues d’Alger nous parlent du FIS, de la violence, de la peur -et aussi de la France. Celle du métro et des marchés de Paris, de la pub, du chômage. Celle dont les antennes paraboliques, sur les toits d’Alger, captent les chaînes télévisées, bruyantes de  » gros rires  » et de jeux ineptes. Celle de Proust, de Céline et du Nouveau roman, qui donna à Rachid Boudjedra sa vocation et ses mots d’écrivain. Celle dont les démissions devant la misère et l’intégrisme l’emplissent de désarroi et de révolte. Car il n’a pas cessé de l’aimer, malgré les drames de l’histoire, la colonisation, la guerre. Il est rare qu’un homme s’adresse à nous en évoquant le revolver et le cyanure qu’il garde à portée de main. Rachid Boudjedra n’avait pas besoin de cela pour être un écrivain authentique. Mais de la situation tragique dans laquelle elles furent écrites, ces lettres tirent une force singulière pour nous questionner. Nous interpeller peut-être. Ses Lettres algériennes ressemblent à tous ses livres. Même rage, mêmes improvisations, mêmes provocations salutaires. A ceci près qu’aujourd’hui la liberté des mots se parie au prix du sang.
Daniel Rondeau, Le Nouvel Observateur.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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