
Paru le :24/08/2009
Editeur : Leo Scheer
Collection :Editions Leo Sc
ISBN :2756101958
EAN :9782756101958
Nb. de pages : 200
Quatrième de couverture
Paul, dit Polo, a 13 ans quand commence sa chronique d’une vie impossible, au milieu d’une famille infernale, où seul l’amour d’un père apporte un peu de lumière. Mais aimer quand on ne peut pas respecter est une douleur de plus. Seulement, ce jeune garçon drôle, lucide, que rien n’abat, a découvert une arme : les mots, et il sait désormais qu’on peut s’arracher à la fatalité.
Y arrivera-t-il ? C’est une autre histoire. Celle de ce livre, où, sur un ton virevoltant, marqué par la vivacité, le sens du rythme et de la formule qui ont fait le succès de Confidences à Allah, Saphia Azzeddine donne la parole aux laissés-pour-compte de notre société, et raconte avec une verve irrésistible les drames et les espoirs d’une adolescence.
Dans la presse
Paul n’est pas condamné à finir sa vie entre ces tours moisies, les romans qu’il découvre par lui-même lui permettent de s’élever. Tant pis si son quotidien est triste, puisque les mots lui permettent d’en rire. On se croirait un peu dans «Les beaux gosses». Le livre est rapide, touchant et drôle. Ça se lit d’une traite et on en sort sonné. Comme d’une cuite prise trop tôt le matin.
Louis Henri de La Rochefoucauld – Paris-Match
Drôle de morale… et drôle d’écrivain, cette Saphia Azzeddine. Comme ses «Confidences à Allah», «Mon père est femme de ménage» est un hold-up. Car même lorsqu’on s’agace de cette langue si singulière, tour à tour trop crue, parlée, immature, et tout à coup tendre et infiniment poétique, on tombe dans le panneau, ou plutôt sous le charme. Chaque fois.
Marine de Tilly – Le Point
Extrait du livre
Mon père a refermé la bouche en mâchant dans le vide, il s’est redressé et a regardé sa montre. On était vendredi, je n’avais pas école le lendemain. Donc je pouvais l’aider. Embarrassé à l’idée de m’imposer sa vie, il trouve toujours un moyen d’alléger le truc. Là, il a dit :
— Bon alors mon Polo, tu viendé ou pas ce soir ?
Une petite faute de français rigolote pour soulager tout ça, un peu d’humour pour camoufler le désastre de la soirée. Une soirée qui est sa vie en fait. J’ai souri, ça détend mon père, et j’ai répondu comme à chaque fois :
— Je viendé, je viendé…
Je l’aime mon père, mais j’ai du mal à l’admirer. Souvent, quand je le regarde, il est à quatre pattes, alors forcément, ça manque un peu de hauteur tout ça…
Présentation de : Saphia Azzeddine
Saphia Azzeddine, née au Maroc d’une mère normande et marocaine et d’un père marocain, a grandi à Ferney-Voltaire. Bac littéraire, licence de sociologie, un an à Houston au Texas, travaille un temps dans les pierres précieuses à Genève puis devient journaliste. Elle est également scénariste.















2 mars 2012
EXTRAITS