
Paru le :25/05/2009
Editeur :Gallimard
Collection :Folio Plus Clas
ISBN :
EAN :9782070389766
Nb. de pages :
Quatrième de couverture
Deux fils racontent leur mère, à laquelle ils vouent un merveilleux amour. Le plus jeune d’abord, dans le Maroc des années 30. Menue, fragile, gardienne des traditions, elle est saisie dans des gestes ancestraux, et vit à un rythme lent, fœtal. Radio, cinéma, fer à repasser, téléphone deviennent des objets magiques, prétextes d’un haut comique. Puis Nagib, le frère aîné, prend le relais. Durant les années de guerre, la mère s’intéresse au conflit, adhère aux mouvements de libération des femmes et, globalement, de son peuple et du Tiers Monde. Elle en est même le chantre. Elle sait conduire, s’habille à l’européenne, réussit tous ses examens. Elle est toujours semblable : simple et pure, drôle, et toujours tendre.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d’une lecture d’image, écho pictural de l’oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : . Mouvement littéraire : Un pont entre deux mondes . Genre et registre : La femme est l’avenir de l’homme . L’écrivain à sa table de travail : Le fil rose : broder, écrire . Groupement de textes : Écrire (à) la mère . Chronologie : Driss Chraïbi et son temps . Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture
Présentation de : Driss Chraïbi
Un des grands écrivains marocains de langue française (1926-2007). Il fut révélé par Passé simple (1954) le roman qui a fait entrer la littérature marocaine dans la modernité.
Driss Chraïbi est né en 1926 à Mazagan (aujourd’hui El-Djadida). Après des études secondaires à Casablanca, il a fait des études de chimie en France où il s’installe en 1945. Il fait tous les métiers avant de devenir ingénieur. La parution de Passé simple, en 1954, est très bien accueillie par la critique française, mais beaucoup moins par les intellectuels marocains qui l’accusent de trahir son pays par ses critiques acerbes de la société traditionnelle. Il a fallu attendre que la revue Souffle lui consacre son premier numéro, en 1967, pour qu’il soit réhabilité auprès d’une intelligentsia qui avait moins pour préoccupation de combattre un Occident envahissant, que de lutter contre le conservatisme étouffant d’une dictature en train de s’installer.
Driss Chraïbi fait ensuite une brillante carrière d’écrivain (une quinzaine de livres). Durant quelques années, il est aussi producteur à l’ORTF à Paris, il séjourne au Canada. Plusieurs de ses dernières œuvres sont des romans policiers. Avec le temps, l’enfant terrible de la littérature marocaine se fait moins féroce, mais plus ironique sur les travers de la société. Il écrit des romans historiques qui le rapprochent du Maroc, mais garde son humour féroce pour une série de roman policier plutôt loufoque dont le personnage central est l’inspecteur Ali. Si avec l’âge Driss Chraïbi avait perdu de sa rage, il avait conservé sa pleine liberté de ton.
Il a reçu de nombreux prix littéraires dont celui de l’Afrique méditerranéenne pour l’ensemble de son œuvre en 1973 ; le Prix de l’amitié franco-arabe, en 1981; le prix Mondello pour la traduction de Naissance à l’Aube en Italie.
Driss Chraïbi est mort en avril 2007 dans la Drome (France), où il résidait.
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3 mars 2012
AUTEURS MAHGREBINS