BILLET

Par Didi Baracho
C’est décidé : je porte plainte pour diffamation contre, Karim Djoudi le ministre des Finances. Je pense que je ne serai pas le seul à intenter un procès au caissier du gouvernement. Figurez-vous que cet impertinent a osé affirmer qu’il y avait de la corruption au sein des douanes.
D’ailleurs, j’ai eu au téléphone Bouderbala, le DG des Douanes et je puis vous assurer qu’il est tout simplement furieux contre son ministre.
Mes deux confrères Anis Rahmani et H’mida Layachi, les deux journalistes que nous envient, par moments, le Der Spiegel, vont consacrer des pages et des pages pour descendre en flammes le caissier du pouvoir. Il y a en effet des déclarations qu’on ne peut tolérer.
Tout Indigène ayant déjà effectué des transactions commerciales avec l’étranger ou toute personne ayant tout simplement voyagé voire tout Indigène vivant en Algérie peut vous certifier que les propos de Karim Djoudi sont infondés, mensongers, diffamatoires, insultants et, probablement, dictés par des forces obscures qui veulent du mal à notre belle Corée Saoudite.
Après avoir sifflé quelques bières d’importation, j’ai donc décidé d’écrire ces quelques lignes au caissier en chef de l’Algérie.
M. Karim Djoudi,
La déclaration que vous avez faite, ce lundi à l’hôtel El Aurassi, est une flagrante contrevérité. Non ! M. le caissier, il n’y a pas de corruption à la Direction Générale des Douanes, il y a, comment dire, une sorte de gangrène qui a institutionnalisé la corruption. C’est comme une maladie génétique, on n’y peut presque rien. Ceci pour la contrevérité.
S’agissant des propos diffamatoires, je vous rappelle que ce ne sont pas les services des Douanes qui sont corrompus, mais l’ensemble des institutions et ce, avec la bénédiction de Bouteflika, de Gaïd Salah, d’Ouyahia, des généraux M. dit T. et T. dit B. ainsi que de l’ensemble du cheptel. Je vous prie donc d’insérer cette mise au point dans vos prochaines déclarations.
Veuillez recevoir, Monsieur le caissier de l’Algérie, cher Karim Djoudi, mes plus vives salutations.
Signé Didi Baracho.
Post-scriptum : Dis Krimo, j’ai un service à te demander : Mon cousin arrive demain de Paris et il me ramène avec lui quelques caisses de Whisky et de Cognac. Peux-tu m’envoyer ton chauffeur stp à l’aéroport ? il arrive ce mercredi vers 13h30 par le vol AH1003. Je t’enverrai bien évidemment avec le chauffeur ton cadeau habituel et ce dernier aura aussi sa tchipa. On se voit quand tu veux Ya kho ! Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !






7 mars 2012
Didi Baracho