Culture : Le coup de bill’art du Soir
Lénine a dit : «Le communisme, c’est le pouvoir des Soviets plus l’électrification de tout le pays.» Le dirigeant soviétique voulait certainement dire que dans l’édification du communisme, il y a une partie théorique et une autre pratique. H.G. Welles a visité l’URSS en 1920, trois années après le Révolution d’Octobre.
On dit que même cet auteur de science-fiction avait été impressionné par les projets que lui avait présentés Lénine. En novembre 1994, nous avons visité Prague, la capitale de la République tchèque. Nous sommes arrivés à l’aéroport tard dans la nuit. Le bus qui assure la liaison avec la ville roulait tous feux allumés. Et pour cause ! Il faisait noir, car il n’y avait pas d’éclairage public sur cette route à grande circulation et supposée être la «vitrine du pays». Le lendemain, nous avons découvert que notre hôtel se trouve à quelques dizaines de mètres de l’usine de cristal Bohémia célèbre dans le monde entier. La ville est belle avec des rues propres et des habitants hospitaliers, éduqués et civilisés. Ainsi, plus de quarante années de socialisme-communisme (entre 1948 et 1989) n’ont pas «électrifié» toute la ville de Prague. Le capitalisme n’est pas meilleur, parce que, cinq années après la chute du communisme dans l’ex-Yougoslavie, la route de l’aéroport était encore dans le noir. Dire que chez nous, à cause d’une simple panne d’électricité, des «citoyens» vont parfois jusqu’à saccager des unités de Sonelgaz, la compagnie de l’électricité. Vous imaginez les commentaires des gens si la route entre l’aéroport d’Alger (ou celui de Boufarik) et la ville était dépourvue d’éclairage public ?
K. B.
bakoukader@yahoo.fr
Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/03/11/article.php?sid=131405&cid=16














12 mars 2012
Kader Bakou