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L’émirat des baïonnettes par Moncef Wafi

12 mars 2012

Moncef Wafi

Le Qatar, porteparole de la Maison-Blanche dans la région, persite et signe. Il faut envoyer des troupes arabes en Syrie pour chasser le lionceau en place. Oui, le ministre des Affaires étrangères qatari a encore menacé la Syrie du fils de son défunt père d’envoyer des troupes pour changer le système.
Croyez-moi ou pas, en lisant une telle déclaration, un sentiment vague, confus et incrédule m’a submergé. Mais de quelles troupes parlait le Red-chef d’Al-Jazeera ? Celles de l’Arabie Saoudite incapables d’endiguer une incursion chiite à l’intérieur des Lieux saints dans les années quatre-vingt et obligée de sous-traiter avec les treillis français. Ou peut-être des forces armées arabes tout juste capables de parader en uniforme et de tirer sur leur propre peuple. Mais de quelles troupes peut donc parler Hamad bin Jassim al-Thani, un nom de futur patron d’une équipe pro de football ?

Les troupes arabes, parlons-en : celles qui avaient défait Israël en 48 ou en 67, je me rappelle plus. Ou celles qui ont anéanti Tsahal en 73 ou en 80 aux portes de Beyrouth. Rafraichissez-moi la mémoire, c’est tout ce que je demande. Mais dites-moi quelles sont ces troupes invincibles dont on menace Damas ? Peut-être que le porte-avions américain dans le Golfe parlait des troupes de l’Otan avec, à leur tête, le supplétif BHL, accessoirement caporal-chef d’un régiment de truffions commandés par Debbouz.

Moi, vraiment, j’en sais trop rien et toutes ces histoires de stratégies militaires me dépassent. Mais je sais une chose, par contre, c’est que les émirs enturbannés ne sont bons à chasser que les outardes du Sud algérien pour leur foie « viagresque » naturel. En parlant du Qatar, on ne peut pas décemment ne pas évoquer son directeur de la communication. Est-ce le Qatar qui a découvert Al-Jazeera ou c’est Al-Jazeera qui a créé le Qatar dans son générique ? Est-ce que c’est le rédacteur en chef d’Al-Jazeera qui trace la politique étrangère du Qatar ou ce sont les enturbannés du désert qui dressent le menu de la chaîne ? Al-Jazeera et le Qatar semblent liés par un même destin, celui de l’argent du pétrole, des alliances douteuses et des compromis suspects.

Le petit émirat, fort du parapluie américain, s’est autoproclamé leadership de pays arabes qui sont siphonnés les uns après les autres dans le tourbillon de la démocratie importée. Le Qatar, avec ses pétrodollars, veut s’acheter une histoire et se façonner un rang qui ne sera jamais le sien. Donneur de leçons au reste des Arabes, le Qatar, à travers une chaîne de télévision dont la conception originelle est sortie des tiroirs du Mossad, fait tomber les régimes qui peuvent lui faire de l’ombre comme dans un jeu de quilles. L’Egypte, la Libye et ses milliers de morts, et la Syrie sont ses jouets achetés à des milliards de dollars pour faire plaisir à leurs maîtres.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “L’émirat des baïonnettes par Moncef Wafi”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    La Françafrique vue par Sarkozy
    par Moncef Wafi

    Depuis que le grand humaniste BHL a décidé de s’occuper de ce qui se passe du côté de la Libye, pour rendre service à ses frères de religion, la région du Sahel n’en finit plus de vivre au rythme du ballet des armes. La chute de Kadhafi a précipité avec elle l’équilibre, déjà vacillant, d’une partie du monde appauvrie par le colonialisme français. Kadhafi assassiné par Al Jazeera, ses armes ont été distribuées aux nombreuses factions armées qui zonent dans le désert. Une véritable braderie sous le regard de Paris qui espérait, en encourageant le chaos, revenir par la grande porte en Afrique. La France, dont le passé colonial cher à certains nostalgiques ne s’est jamais autant bien porté que lors du quinquennat d’un ersatz de Napoléon, a bombardé la Libye et tué des centaines de civils pour faire payer au Colonel son affront. Au Tchad et à Paris même.

    Cette France dont les troupes sont déjà au Sahel, multipliant les bavures et pourchassant des demandeurs de rançon que sa politique même à fini par armer. Ce qui se passe actuellement au Mali, avec un coup d’Etat qui sent les années soixante-dix et la Françafrique de papa, est la conséquence directe de l’appel aux armes lancé par le vrai sioniste et faux intellectuel, Bernard-Henri Lévy. Les touaregs, après en avoir eu marre des promesses de Bamako, ont décidé, de retour de Tripoli, de prendre leur destin par la crosse d’une kalachnikov mais ils ont vite été doublés par la mouvance salafiste du Mouvement de libération de l’Azawad qui s’est trouvé être l’un des plus grands bénéficiaires de l’arsenal libyen. Avec une puissance de feu impressionnante, les Mujoa et autres «Ansar Dine» ont pris le Nord d’un Mali à la dérive. Tout ça aux frontières algériennes qui se retrouvent en premières lignes face à des islamistes surarmés et qui ont déjà, par deux fois, frappé à l’intérieur des terres algériennes. La France, qui veut légitimer sa présence militaire dans la région, a déjà sonné à la porte de l’UE pour chercher un parapluie bruxellois. Une «mission de sécurité» au Niger devrait ainsi être mise sur pied avec pour mission officielle la formation des forces de sécurité locales et améliorer les moyens de lutte contre le terrorisme et le crime organisé mais au-delà c’est le sort des 12 otages européens, dont 6 français qui préoccupent le plus l’Europe. Cette intrusion militaire, toute européenne qu’elle est, semble plutôt favorable à Paris dont la présence, qui a été considérablement renforcée à partir de 2010 dans de nombreux pays de la région comme le Niger, la Mauritanie ou encore le Mali, a été fortement critiquée par l’Algérie particulièrement. Une Algérie qui finalement se retrouve dangereusement au centre d’une région sous l’emprise d’un salafisme rampant qui a pris le pouvoir soit par les urnes, soit par les armes mais avec la bénédiction des grandes puissances. Une Algérie qui se dirige doucement mais sûrement pour donner son oui à un «Africa corps» longtemps exigé par Washington.

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Kirakerie
    par El-Guellil

    Il était un temps où on était heureux de croiser une connaissance, partager un brin de causette. Demander après l’autre qu’on a perdu de vue. Lui transmettre un bonjour. Rappeler des anecdotes, mettre à jour les «anecdoutes» sans méchanceté. Aujourd’hui, c’est à peine, kirak khouya. Sans attendre aucune réponse, il a déjà présenté son verso ! Cette expression a depuis longtemps perdu son sens initial. En fait, elle n’a plus aucun sens. On bouge les lèvres et on sort cette banalité pour faire face au regard de l’autre, faut bien dire quelque chose, quand on croise un visage connu.

    Une «rencontration.» C’est tout. Situation ma tachkorche. Par contre, il y a danger lorsqu’on dit kirak à une glu désabusée par la vie.

    Alors là, on a le droit à tout son historique depuis presque sa naissance. C’est la bérézina assurée !

    Un autre kirak, lui, laisse place à une stratégie urbaine consistant à feindre de ne pas voir l’autre pour éviter tout rapprochement, tout liant que peut-être le « Comment ça va ? » Il y a le kirak, ya dra ça va ? hypocrite, insidieux… c’est le tordu qui espère bien collecter quelques news croustillantes à raconter dans le quartier et au-delà. Il y a une tactique très connue qui consiste, au moment précis où l’information est entendue, à la traiter immédiatement selon ses codes intimes et la valeur du jour, et à la recracher aussitôt, déformée, aggravée, appuyée et évoluée. Il suffit de lui répondre «ça va pas», le reste khatik…. «Tu sais, j’ai rencontré untel, je ne l’ai pas vu pendant des mois, il m’a fondu le cœur, il n’a rien voulu me dire, mais tu penses…j’ai tout lu sur son visage. Les problèmes qu’il a avec sa femme, ses rhumatismes, son boulot, sa voiture, ses enfants, son estomac… Khalota kbira! ». Juste s’il ne vous a pas enterré.

    Méfiez-vous alors du kirak qui vous veut du bien et… bonne année.

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