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- Publié le Lundi, 12 Mars 2012 14:41
- Écrit par Didi Baracho
Par Didi Baracho
J’ai réalisé hier une interview exclusive avec Anis Rahmani, le journaliste que nous envient tous les nostalgiques du 3e Reich. Je l’ai croisé hier au bar du Sheraton et il a accepté de répondre à cette interview express.
Avant de commencer l’entretien, il a tenu à observer une minute de silence à la mémoire du général Mohamed Lamari.
Didi Baracho : Présentez-vous à nos lecteurs.
Anis Rahmani : Je ne peux pas tout vous raconter, car certains aspects de ma vie relèvent du secret d’État.
Didi Baracho : Comment êtes-vous arrivés au journalisme ?
Anis Rahmani : Un jour, je m’ennuyais à Bordj Bou Arreridj, je flânais du côté de la gare routière, j’ai donc décidé de prendre le car rouge pour Alger. Le receveur qui deviendra plus tard cadre à la présidence m’a pris sous son aile, il m’a présenté les généraux M. dit T. et T. dit B. qui m’ont mis entre les pattes du colonel F. dit F. qui, lui-même m’a mis en contact avec le commandant R. dit K. qui a fait de moi son sergent personnel.
Didi Baracho : Votre journal est devenu une référence dans le monde journalistique moderne. Votre ligne éditoriale est une véritable épine dans le pied de la dictature. Vous avez dénoncé tous ceux qui sont responsables des malheurs des Indigènes : Biyouna, Aït Menguellet, Saïd Sadi, Omar Belhouchet, Mohamed Benchicou, Belgacem de Tablat, l’avant-centre de l’équipe de Guenzet, les consommateurs de Viagra. Quel courage !
Anis Rahmani : Oui ! Chez moi, le courage est une affaire de famille.
Didi Baracho : Que pensez-vous des élections du 10 mai prochain ?
Anis Rahmani : J’appelle évidemment au boycott. Ces élections seront truquées.
Après cet entretien exclusif, Anis Rahmani m’a expliqué pour quelles raisons son journal avait publié une fausse interview du chanteur Lounis Aït Menguellet lui attribuant des propos qu’il n’a jamais tenus. « C’est ça le journalisme moderne et la clé de notre réussite ! », s’exclamera-t-il. Je le remercie évidemment de m’avoir ouvert les yeux. Bientôt, je vous proposerai un entretien avec Abassi Madani vantant les mérites du viagra. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !






13 mars 2012
Didi Baracho