RSS

Trop tard, M. SAadi


La scène politique nationale est témoin d’un fait rarissime. Un président de parti qui décide de laisser sa place à un jeune, tout en restant simple militant. Cela s’est produit hier à Alger. Le parti en question est le RCD. Le président sortant est Said Saadi. Jusque-là, on pourrait dire que le geste vaut son pesant de symbolique, que c’est une invitation à pratiquer l’alternance au sein des formations politiques. En apparence, c’est ce qui arrive au RCD qui connaîtra son prochain président après un vote des congressistes en deux ou même en trois tours.Trop tard, M. SAadi  dans Personnalités Algériennes trans
Ce tableau que certains observateurs pourraient qualifier de flatteur pour la courte expérience pluraliste en Algérie, n’a fonction d’exemplaire qu’en apparence seulement. Et pour cause, le départ de Saadi intervient après plus de 23 ans de règne sans partage où de très nombreux cadres de valeurs ont été sacrifiés sur l’autel de la personnalisation de la décision au sein de cette formation qui avaient suscité beaucoup d’espérance à sa création. Cette espérance était surtout en rapport avec le réservoir de compétences que le parti comptait en son sein. Mais force est de constater qu’aujourd’hui, le RCD est une coquille vide, incapable de faire face aux nouveaux défis qu’elle devra face au pays.
Ce parti qui n’est pas parvenu à réunir une quinzaine de manifestants dans le sillon du «printemps arabe», n’a aucune espèce d’importance aux yeux des jeunes, des femmes, des travailleurs et des intellectuels. Cet état de fait est le bilan de 23 ans de gestion personnelle de l’idéal républicain. M. Saadi quitte la direction d’un parti fini, totalement vidé de son énergie et complètement absent du débat national au moment où les millions de républicains et modernistes algériens se cherchent un point de convergence.
Le RCD fut ce point de convergence au plus fort de la lutte antiterroriste. Mais au lieu de capitaliser les luttes politiques au service de la République, Saadi a utilisé le parti au service de son ambition personnelle.
C’est malheureusement la stricte vérité. Ce n’est pas un 9 mars 2012 qu’il fallait rendre le tablier, mais accepter le débat au sein du parti durant les 23 dernières années. Le départ de Saadi aurait pu être salutaire, s’il était intervenu il y a quelques années. Mais ce n’est pas le cas.

Par Smaïl Daoudi

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Les livres de K79 |
liremapassion |
Le phaéton véloce |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Des histoires plein la tête.
| Oaristys
| jonathanjoyeux