- Détails
- Publié le Jeudi, 15 Mars 2012 13:37
- Écrit par Didi Baracho

Par Didi Baracho
Bon finalement, je n’ai pas pu organiser de réunion entre la nouvelle direction du RCD et les vieux lascars du FIS. Ali Belhadj a refusé une rencontre dans un bar clandestin, il a préféré une maison close. J’ai eu beau lui expliquer qu’en Algérie toutes les maisons, surtout celle d’Hydra, de Poirson et de Sidi Yaya, étaient closes avec un mur de dix mètres, des fils barbelés et des miradors, mais il n’a rien voulu comprendre.
Bref, il n’y aura donc pas d’alliance entre le RCD et le FIS. Par contre, les deux partis sont d’accord pour dire qu’il faut boycotter les élections législatives truquées qui permettront justement à des prostituées de la chose politique de se faire nommer à l’Assemblée par Daho « la magouille » ainsi que par les généraux M. dit T. et T. dit B.
Pendant mon échange téléphonique avec l’ex-numéro deux de l’ex-FIS, j’ai tenu, tout de même, à marquer le coup et à lui dire que je trouvais scandaleux qu’on ait fermé une trentaine de bars à Tizi Ouzou. Il a partagé avec moi ce point de vue, d’autant plus, me dira-t-il, que ses émules du GSPC n’ont plus de débits de produits prohibés par la charia à racketter.
Ali Belhadj a fait même une analyse qui me semble intéressante. Selon lui, cette décision qui émane d’Ahmed Ouyahia est une preuve qu’il existe une lutte de clans entre Bouteflika et son éternel premier ministre agréé par le DRS. En effet, en Kabylie les gens sont adeptes, outre de la bière d’importation, envoyé clandestinement par le MAK de Ferhat M’henni, également de la cuvée du Président. Par conséquent, la décision d’Ouyahia de fermer les bars vise à attaquer simultanément l’équivalent kabyle d’Ali Haroun et l’équivalent marocain de Nicolas Sarkozy.
Par conséquent, j’ai décidé solennellement d’appeler à la désobéissance civile. Tous les Indigènes, amateurs de produits prohibés par la charia, doivent en consommer au moins cinq par jour pour rester en forme d’hommes et de femmes libres, disposant de leur liberté de conscience comme ils le souhaitent.
Moi je commence tout de suite. J’appelle mes amis Lounès Guemmache, H’mida Layachi et surtout Anis Rahmani, les trois journalistes que nous envient la presse viticole, pour que nous puissions consommer notre quota de substance éthylique. Et peut-être aussi un peu de Viagra importé par le patron du tract EL Nahar, car nous devons demeurer vigilants et vigoureux devant les tentatives du pouvoir qui cherche à nous rabaisser. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !














15 mars 2012
Didi Baracho