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À mon ami imaginaire

18 mars 2012

Non classé

Voxpopuli : 

Dis-moi mon ami, te souviens-tu de ces moments qu’on a passés ensemble ? Te souviens-tu de la beauté de la vie que nous faisait inspirer et illustrer notre amitié avant que la distance ne mette fin et tue tout espoir nous reliant ?
Moi si, je me souviens très bien de nos rires, nos sarcasmes et même du fameux «humour noir» avec un zeste de féminité, des meilleurs guitaristes, de la cité des diables… Oui, je me souviens très bien, c’était la belle vie. Mais regarde où nous sommes aujourd’hui ! Toi de l’autre côté de la Méditerranée à méditer sur un rêve d’enfance, qui ne se réalisera peut-être jamais, à croire à une illusion typiquement médiatique, tu t’es fait emporter par les vagues du désir, de l’eldorado, tu voulais conquérir la cité d’or sans jamais penser à ceux que tu as laissés derrière toi, mais te voilà aujourd’hui à souffrir dans ton petit coin, les larmes aux yeux sans que personne ne te prête attention. J’ai essayé de lire dans ton livre, mais tu l’as fermé, de te tenir compagnie et d’essuyer tes larmes, mais tu es loin de moi, de te réconforter et t’encourager à aller de l’avant, mais tu m’as renié. Regarde-nous aujourd’hui, mon ami, moi toujours attablé dans ce petit bar au fin fond des ténèbres à essayer de comprendre ce qui nous arrive, à lire dans les étoiles, dans les nuages et même dans les breuvages décolorés que je tenais entre mes mains chaque jour, à me poser des questions parfois idiotes, est-ce de notre faute ? Ou de celle de notre pays ? Je cherche des réponses sans cesse, mais aucune ne m’a effleuré l’esprit, je suis comme toi mon ami : je m’accroche à un rêve qui ne se réalisera jamais, à une illusion que je n’attraperai jamais ; les larmes coulent sur mes joues sans cesse dans mon petit coin de l’enfer, mais ce qui me maintient en vie et garde cette petite lumière d’espoir, ce sont les débris de notre amitié et je ferai tout pour la reconstituer pour enfin redevenir comme avant : des jeunes pleins d’espoir. Si tu arrives à lire ces quelques lignes, mon cher ami, c’est que j’ai enfin donné un sens à ma vie, c’est que tu tiens, là, en ce moment entre tes mains un petit bout de mon histoire qui rallumera les petites lueurs de nostalgie, qui te ramènera peut-être à la raison ; ton regard tournera alors vers le Sud pour que tu puisses apercevoir que tu as laissé quelqu’un sans nouvelles depuis des lustres.
A. Medjani

PS : L’enfer existe, et je sais maintenant que son horreur repose en ceci qu’il n’est fait que de lambeaux de paradis.
Alec COVIN

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/03/18/article.php?sid=131653&cid=49

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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