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Métamorphose par El-Guellil

18 mars 2012

El Guellil

Transport public ! le grand mot ! Le gros maux. Des bus qui ressemblent à des poubelles de l’extérieur et à des égouts à l’intérieur. Tellement les odeurs vous agressent. A se demander si le contrôle technique est passé par là un jour. Si les services d’hygiène sont concernés.Métamorphose par El-Guellil dans El Guellil transEt ces conducteurs… inqualifiables. On dirait qu’ils ont été choisis lors d’un casting pour films d’horreur. Des personnages auxquels on a distribué un texte qui ne vole pas plus haut que la ceinture. Dès qu’ils s’engouffrent dans leur Karsan, ils commencent à se prendre pour des Rambos-laids. Selon quel phénomène physique, bni Adem se transforment en cinglés ? dès qu’ils ont un volant entre les mains. Au point où automobile commence à rimer avec «m’habil» et débile. Plus fous sont ceux qui leur ont donné leurs permis «transport en commun».

Maghsobine, ils sont pressés d’arriver nulle part. Dès qu’ils sont fi leur car, la hargne les envahit, comme si la planète entière était contre eux. Et la vitesse, je te dis pas. Pour un passager de plus, ils sont prêts à tuer ceux qu’ils transportent.     Un bon chauffeur de bus-buse, c’est celui qui fait la meilleure recette. Voilà les critères de recrutement. Et un bon receveur, c’est celui qui racole plus de clientèle. Chouf, chouf, «cet animal». Il vient se placer dans la voie de droite, pour vous doubler, sur les chapeaux de roues, dès que le feu tourne au vert. Pour eux, cyclistes et piétons sont des obstacles. Ils adoptent le klaxon comme mode de vie et l’insulte en option. Chouf chouf, comment il file à tombeau ouvert vers sa vie urgente… malappris, yefrini sec à quelques mètres de l’arrêt qu’il décide. Descend un bétail, remonte un autre.    Roule et ça repart de plus belle. «Khaff, khaff, c’est bientôt la sortie des classes». Dès que cette phrase est prononcée, il brûle tous les arrêts pour charger le maximum d’enfants. C’est l’embouteillage. Il est coincé. Que non ! Il changera cent fois de voie dans l’espoir d’arriver plus vite.

Le clignotant ? Tu peux attendre. Tu peux lui rentrer dedans, il s’en moque, parce qu’il sait que tu ne le feras pas.       Quand bien même tu le ferais, lui, perdra son emploi, et ce n’est pas sûr, ce qui est sûr, c’est que tu auras perdu ta voiture, et klêk boby ! La seule existence, de cette raça de chauffeurs prouve que l’homme, cet animal, malgré tout ce qu’on lui a donné, n’a que très peu évolué. Vivement le tramway !

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “Métamorphose par El-Guellil”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Deux mesures
    par El-Guellil

    Elle est cultivée, diplômée, dynamique… mais seule. Elle est belle et intelligente. Elle est en âge de se marier, mais n’arrive pas à trouver le prince. «On dirait que lerjel kemlou !», ne cesse-t-elle pas de se demander. Elle cherchait une union pour le meilleur, elle est hantée par le pire: finir ses vieux jours seule, être la honte de la famille.

    Une jeune fille «bayra», ça fait tache au sein de la tribu. Les années passent. Aucun prétendant ne frappe à sa porte. Elle broie du noir. Embouteillage au carrefour de sa vie. «Ai-je mis la barre trop haut?», se demande-t-elle. «Ne suis-je pas trop exigeante?», s’interroge-t-elle. Aigrie, amère, sans le vouloir, elle en veut au monde entier. On la montre du doigt telle une pestiférée, comme si le fait de n’être pas casée à l’âge toléré par l’empire machiste était devenu maladie contagieuse qu’il ne faut surtout pas attraper. La solitude pèse, la jalousie et l’envie envahissent son cœur jusqu’à devenir une seconde nature. Et quand elle voit ses amies et ses cousines convoler en justes noces, les unes après les autres, alors là, sauve qui pneu et talisman. Un concert de gnaoua se met en branle dans sa cabessa. «Qu’ai-je de moins que les autres filles? Aâlach houma khir meni?»

    S’ajoutent à cela les discours interminables de la mère, trop soucieuse du sort de sa fille qui tarde à se marier. «Diri kima laliyatek !», sage conseil prodigué par la mère qui déclare la chasse au mari officiellement ouverte: ultime solution à ce casse-tête interminable qu’est «ezouadj». Grand est son désir de vaincre ses concurrentes «el-djarates» et «nsa el-familia», dans cette course effrénée qui n’a d’autre objectif que le «casement» de leurs progénitures féminines. De son côté, Fatima se souvient des prétendants qu’elle refusait les uns après les autres. Elle estimait, en ce temps-là, qu’être belle et jeune lui ouvrait droit (ce qui est normal après tout) à des partenaires qui renferment tous les bons côtés: beau, grand, intelligent, cultivé, drôle…

    Elle deviendra, par la suite, raisonnable et réaliste malgré elle, mais quand elle le devient, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts et les belles années de jeunesse auront passé tel un éclair. Les prétendants, qui jadis se sont avancés, ne l’ont pas attendue et sont allés voir sous d’autres cieux. «Fat el-hal, etrain fatek ya benti», lit-elle dans les yeux de ses parents. Il est cultivé, diplômé, dynamique… mais seul. Il est beau et intelligent. Il est en âge de se marier, mais… Transposez tout au masculin, et posez-vous la question: qui a intérêt à interdire la mixité? Qui a intérêt à retarder la révision du code de la famille?

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

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