Transport public ! le grand mot ! Le gros maux. Des bus qui ressemblent à des poubelles de l’extérieur et à des égouts à l’intérieur. Tellement les odeurs vous agressent. A se demander si le contrôle technique est passé par là un jour. Si les services d’hygiène sont concernés.
Et ces conducteurs
inqualifiables. On dirait qu’ils ont été choisis lors d’un casting pour films d’horreur. Des personnages auxquels on a distribué un texte qui ne vole pas plus haut que la ceinture. Dès qu’ils s’engouffrent dans leur Karsan, ils commencent à se prendre pour des Rambos-laids. Selon quel phénomène physique, bni Adem se transforment en cinglés ? dès qu’ils ont un volant entre les mains. Au point où automobile commence à rimer avec «m’habil» et débile. Plus fous sont ceux qui leur ont donné leurs permis «transport en commun».
Maghsobine, ils sont pressés d’arriver nulle part. Dès qu’ils sont fi leur car, la hargne les envahit, comme si la planète entière était contre eux. Et la vitesse, je te dis pas. Pour un passager de plus, ils sont prêts à tuer ceux qu’ils transportent. Un bon chauffeur de bus-buse, c’est celui qui fait la meilleure recette. Voilà les critères de recrutement. Et un bon receveur, c’est celui qui racole plus de clientèle. Chouf, chouf, «cet animal». Il vient se placer dans la voie de droite, pour vous doubler, sur les chapeaux de roues, dès que le feu tourne au vert. Pour eux, cyclistes et piétons sont des obstacles. Ils adoptent le klaxon comme mode de vie et l’insulte en option. Chouf chouf, comment il file à tombeau ouvert vers sa vie urgente malappris, yefrini sec à quelques mètres de l’arrêt qu’il décide. Descend un bétail, remonte un autre. Roule et ça repart de plus belle. «Khaff, khaff, c’est bientôt la sortie des classes». Dès que cette phrase est prononcée, il brûle tous les arrêts pour charger le maximum d’enfants. C’est l’embouteillage. Il est coincé. Que non ! Il changera cent fois de voie dans l’espoir d’arriver plus vite.
Le clignotant ? Tu peux attendre. Tu peux lui rentrer dedans, il s’en moque, parce qu’il sait que tu ne le feras pas. Quand bien même tu le ferais, lui, perdra son emploi, et ce n’est pas sûr, ce qui est sûr, c’est que tu auras perdu ta voiture, et klêk boby ! La seule existence, de cette raça de chauffeurs prouve que l’homme, cet animal, malgré tout ce qu’on lui a donné, n’a que très peu évolué. Vivement le tramway !






18 mars 2012
El Guellil