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5 bonnes raisons de lire Hold-up à La Casbah

23 mars 2012

Auteurs Algériens

5 bonnes raisons de lire Hold-up à La Casbah dans Auteurs Algériens Hold-up-à-La-Casbah

le 23.03.12 | 10h00

Quatrième roman de Tarik Djerroud, Hold-up à La Casbah se veut à la fois un roman historique et un roman d’intrigues politiques.

L’action se déroule principalement dans le royaume de France et dans la Régence d’Alger, dans la première moitié du XIXe siècle.
Le roman. Hold-up à La Casbah est un roman court qui se lit assez facilement. On ne se lasse pas de ce genre de lecture qui, dès les premières pages, est captivante et vous mène de l’île Sainte-Hélène à la Régence d’Alger en passant par le royaume de France et la Porte Sublime (l’Empire ottoman). Ecrit dans un style simple qui est propre à Tarik Djerroud, ce roman convient à tout lecteur qui aime l’évasion à travers le temps et l’espace.

L’histoire. Ce roman permet à tout lecteur, peu au fait de notre histoire nationale et de celle de France, de faire des découvertes intéressantes sur un passé souvent ignoré et mal enseigné. Tarik Djerroud a effectué d’intenses recherches à travers des ouvrages anciens et récents, tels Main Basse sur Alger, de Pierre Péan, pour faire une bonne radioscopie de la Régence d’Alger, avant 1830. Une histoire de l’Algérie romancée pour tout lecteur que l’histoire enseignée a rebuté durant l’enfance.

Le prix. 300 DA seulement. Pour les bourses un peu limite, rien de tel que se faire plaisir en achetant le roman de Tarik Djerroud, disponible dans toutes les bonnes librairies. Un roman pas cher et qui se lit rapidement, chose presque rare en Algérie. L’éditeur, Les Belles Lettres, est à saluer pour cette initiative financière.

L’auteur. Tarik Djerroud n’est presque plus à présenter. Il en est à son quatrième roman, fidèle parmi les fidèles chez Les Belles. Lettres. Il a déjà écrit Le sang de mars, en 2009, J’ai oublié de t’aimer, en 2010 et Au nom de Zizou en 2011. Originaire de Béjaïa, il est également journaliste, mais il est atteint par cette passion de l’écriture.

Les autres romans de Tarik Djerroud. Après une première lecture de Hold-up à La Casbah, on a de suite envie de relire ce roman afin de le connaître davantage. Mais l’envie de lire les autres œuvres de Tarik Djerroud s’impose, de par, comme dit plus haut, la simplicité de l’écrit et la facilité de la lecture.

Noël Boussaha

© El Watan

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “5 bonnes raisons de lire Hold-up à La Casbah”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    CultureJeudi, 16 Février 2012 10:00
    “Hold-up à la Casbah” de Tarik Djerroud
    “L’histoire est l’âme immortelle des peuples”
    Par : Kouceila Tighilt

    Après Le sang de Mars, évoquant la barbarie coloniale et les désillusions de l’indépendance, Tarik Djerroud nous revient avec un autre roman, intitulé Hold-up à la Casbah.

    En ce début d’année 2012, coïncidant avec les cinquante ans du recouvrement de la souveraineté nationale, ce jeune auteur vient de publier Hold-up à la Casbah, retraçant les coulisses militaires et diplomatiques et les rouages des événements survenus entre 1801 à 1830 dans un vertigineux chassé-croisé entre deux états : la régence d’Alger, cherchant à empocher le montant des livraisons de blé faite à un royaume de France qui, lui, temporisait et fuyait en avant.
    Ce roman enquête, agrémenté de notes romanesques, lève le voile sur une période peu connue de notre histoire. Hold-up à la Casbah est un roman enrichi par des documents authentiques. Les personnages jouent leurs propres rôles dans un décor à peine fardé, où le pittoresque ajoute un charme à une écriture colorée. Pour Tarik Djerroud, “c’était Talleyrand, en sa qualité de chef de la diplomatie française, qui a allumé la mèche de la conquête d’Alger dès 1798, après la publication de son Essai sur les avantages à retirer sur les nouvelles colonies. Il a su convaincre Napoléon Bonaparte de s’y préparer. Ce dernier, premier consul, empêtré dans les conquêtes d’égypte et d’Italie, guerroyant sans cesse en Europe, n’a pas pu exaucer ce rêve. Il meurt en 1821, c’est-à-dire trois ans après l’arrivée du dey Hussein au trône de la régence d’Alger (1818).”
    Le recouvrement de la dette devenait un projet majeur, brûlant. Hélas, du côté français, l’écho se voulait fétide, agaçant, provocant, voire méprisant. Et la lecture détaillée des correspondances des deys d’Alger avec la cour de France brosse en filigrane un rejet manifeste de la part du royaume pour les doléances légitimes de la régence. Pourtant, les Espagnols ont honoré leur créance ! Louis XVIII et son successeur Charles X se contentent de solennelles promesses tandis que le dey Hussein jure de récupérer son dû pour mourir dignement. Soudain, les événements s’accélèrent et la trame passe à une grande vitesse. Le ministre des Affaires étrangères, le baron de Damas, ne répond guère aux messages du dey.
    Le roi, idem. Bacri et Buschnach, les deux négociants créanciers du dey, entre faux et mensonges, quittent la régence et trahissent la confiance du maître d’Alger. Et le comble, à la veille de l’Aïd, le consul Pierre Deval se montre évasif et insultant envers le dey qui, dans un accès de colère, le soufflette avec sa chasse-mouche… La France est humiliée, l’alibi de la conquête est tout trouvé et, faute d’excuses, prise considérée comme circonstance aggravante, le général de Bourmont, ennemi juré de Napoléon, débarque à Alger pour chasser le dey, faire main basse sur le trésor de la Casbah estimé à quelque 500 millions de francs et disposer d’un “territoire aux dividendes multiples, à la beauté divine, vaste comme un rêve et généreux comme le cœur d’une mère”. Hold-up à la Casbah se veut, pour son auteur, “un regard serein sur une supercherie majeure, reflétant les abus d’amitié et la gourmandise des puissants”.
    En remettant au goût du jour cette page de notre histoire, sous les traits vivants des personnages de l’époque, ce regard vers le passé inaugure un cycle d’écriture dénué de haine et de faux-semblants. “L’histoire court pendant que l’esprit médite”, lit-on en épigraphe, en évoquant un certain Camus auquel s’ajoute la conviction de l’auteur : “L’histoire est l’âme immortelle des peuples.”

    K. T
    Hold-up à la Casbah, de Tarik Djerroud. Editions Belles-Lettres, 300 DA

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