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Demain se lèvera le jour – par la fille de Ferhat Abbes

23 mars 2012

Ferhat Abbas

Demain se lèvera le jour a été écrit par mon cher et regretté père durant sa résidence surveillée sous le régime boumediéniste, et peaufiné dans les dernières années de sa vie.

Son écriture a été annoncée par mon père dés 1981 dans la nouvelle édition du Jeune Algérien, mais la maladie l’a empêché de le publier en temps voulu. Il me confia le manuscrit en insistant sur la chose la plus importante à ses yeux, que ce livre soit publié quand un système vraiment démocratique sera installé en Algérie, et que le mot «liberté» ait pris tout son sens. L’heure est donc venue de tenir cette promesse. Dans cet ouvrage, il voulait exprimer sa propre vision de l’avenir de son pays compte tenu de son engagement et de l’expérience acquise tout au long d’un combat politique mené contre toutes les injustices, aussi bien durant la période coloniale que pendant le règne du pouvoir personnel, après l’indépendance. En dépit d’un âge avancé, et bien que très malade, les idées qu’il développe tout au long de ces pages sont les preuves d’un raisonnement lucide et sont le reflet d’une clairvoyance prémonitoire que les tragiques événements qui ont traumatisé notre pays bien après qu’il nous ait quitté lui aient donné raison. Il n’a jamais perdu l’espoir de voir le peuple algérien vivre un jour dans un pays libre, démocratique, où tous auraient les mêmes droits et les mêmes devoirs (…)

Sa clairvoyance et la sensibilité extrême qui était la sienne, lui firent craindre jusqu’à la fin de sa vie la survenue d’évènements graves et de nouvelles tragédies pour son pays. Aussi tenait-il à ce que les nouvelles générations puissent nourrir à l’égard de leur pays le sentiment d’un patriotisme vrai et libéré de la démagogie, qu’elles aient le sens du travail et de la responsabilité, et qu’elles croient aux vertus de l’éducation, du savoir scientifique et de l’ouverture sur le monde. Il rappelait toujours les vertus de la tolérance, de la liberté et de la responsabilité. Tel est le message que mon cher et regretté père voulait transmettre comme un dernier testament et un ultime appel aux femmes et aux hommes de son pays, qui n’ont d’autre ambition que celle de construire un pays réconcilié avec lui-même. Mme Leïla Benmansour, universitaire algérienne, a permis, par ses articles nombreux à travers la presse nationale, et par la publication de son livre Ferhat Abbas. L’injustice, à faire mieux connaître aux jeunes Algériens, le combat nationaliste et la pensée de mon père. Son ouvrage documenté et son engagement pour cette noble cause la désignent actuellement comme la personne la plus apte à présenter ce livre publié aujourd’hui à titre posthume.

Mme Leïla Benamar Benmansour(*)
«Une voix à écouter et à méditer»

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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