- Publié le Vendredi, 23 Mars 2012 11:40
- Écrit par Didi Baracho
Par Didi Baracho
Avant, durant les années 1960 et 1970, je m’installais, avec quelques amis, devant la télévision, pour regarder les matchs de football tout en sirotant mon divin breuvage éthylique. Qu’il s’agisse de coupe du monde, de coupe d’Afrique ou de coupe d’Indigènes, c’était une tradition respectée et nous attendions les grandes rencontres sportives avec impatience. Désormais, on reste devant la télé pour suivre du grand spectacle. C’était le cas le 11 septembre 2001, lors de la rencontre entre Ben Laden et le peuple américain, c’était aussi le cas, lors des matchs de Madrid ou de Londres.
C’est la raison pour laquelle j’ai passé 30 heures avec H’mida Layachi, Lounès Guemmache et Anis Rahmani, les trois journalistes que nous envie El-Djeich la revue de l’armée et des militaires, qui a pour rédacteur en chef Gaïd-Salah et comme directeurs de la publication, les généraux M. dit T. et T. dit B.
Oui ! Nous sommes restés ensemble pour suivre, en zappant sur toutes les chaînes françaises, le face à face entre le représentant du salafisme d’origine Indigène et les forces spéciales du président français qui est aussi grand que le notre tant par la taille que par l’esprit.
C’est ainsi qu’à peine la partie entamée, l’équipe française a voulu fermer le jeu, probablement pour gagner du temps, et concentrer ainsi l’action au milieu de terrain. Il y eut des attaques par ci et par là, mais celles-ci allaient s’avérer infructueuses. Il faut avouer que la première mi-temps fut terne et sans reliefs. Pendant la seconde partie, le salafiste d’origine Indigène s’est confiné en défense. Sa tactique visait probablement un match nul, mais c’était sans compter sur le coaching de Nicolas Sarkozy.
En effet, alors qu’on se dirigeait vers un résultat vierge, l’équipe des forces spéciale a lancé une attaque surprise et marqua un but à l’issue d’un indescriptible cafouillage. Le salafiste d’origine Indigène a plongé, mais son geste fut vain. C’est en effet une triste époque. À dire que notre championnat offre souvent un spectacle similaire dans une totale indifférence. Sauf que nos salafistes, qui ont tellement bien joué, intéressent beaucoup le pouvoir. Celui-ci n’hésite plus à les recruter à coups de contrats faramineux. Heureusement que les salafistes sont respectés chez nous. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !







24 mars 2012
Didi Baracho