Détails
- Publié le Mercredi, 28 Mars 2012 10:40
- Écrit par Didi Baracho
Par Didi Baracho
Les « magouilles » pré-électorales ont trouvé désormais un voile, peut-être même un niqab, à leur mesure. Dans les bars clandestins, dans les bistrots délabrés et dans les salons de Sidi Yaya on ne parle plus de tractations en coulisses, de quotas, du boycott, de l’allégeance faite par le FFS au roi Abdelaziz III, on ne parle que de Nicolas Sarkozy, de Mohamed Merah et du cheikh en rut, le mal nommé Sidna Youcef Al-Karadaoui.
Ce n’est plus H’mida Layachi, Lounès Guemmache, Anis Rahmani et leurs amis des quotidiens l’Expression et d’Echourouk, des journalistes que nous envient la presse du 3e Reich, mais tous les médias algériens, y compris les journaux qui emploient les vieux briscards ayant fait jadis les belles colonnes d’Horizons, de Révolution africaine et d’Algérie Actualité qui n’hésitent plus à montrer leur émotion et leur soutien à l’endroit d’un vieux obsédé sexuel de 86 ans et d’un jeune débile salafisé de 23 ans.
Remettons les choses dans l’ordre. Il y a une semaine, on répétait que Mohamed Merah, le tueur sanguinaire, version toulousaine d’Antar Zouabri, était français. Et voilà que maintenant on soutient l’idée de faire rapatrier son corps en Algérie. Certes, ce n’est pas un « pied noir », mais c’est quand même une « main sale ». J’adhère donc totalement à la remarque qui m’a été faite hier par

mon ami Réda « Bou-bou » qui, entre deux bouteilles de vin, me rappelait que nous avions suffisamment d’engrais en Algérie et surtout du côté de Médéa. Je propose par conséquent, afin qu’il n’y ait pas d’incident diplomatique entre la France et l’Algérie, à cause d’un cadavre criblé de balles qui ne représente plus aucun intérêt, y compris pour les hyènes de la Mitidja, de faire immerger son corps en méditerranée à mi-distance des deux rives, non loin des Baléares. Ainsi, il régalera à la fois les poissons colonisateurs venant du nord et le plancton Indigène quittant le sud en harragas.
En ce qui concerne le vieux salafiste en rut. Sidna Youcef Al-Karadaoui, celui qui remplit le cerveau des jeunes algériens d’idées intégristes et abuse de hidjabisées avant qu’elles ne finissent, le plus souvent, sur les listes électorales de Belkhadem, habitué à récupérer les rebuts des idéologies puantes. Je crois vraiment que le cheikh en question ne mérite pas autre chose que le soutien d’une poupée gonflable. Il faut s’appeler Lounès Guemmache ou Anis Rahmani pour lui dénicher une quelconque respectabilité.
Enfin, les généraux M. dit T. et T. dit B. ainsi que tous leurs collaborateurs, indics, sujets, soldats, serfs et caporaux s’insurgent contre le fait que la chaîne Al-Jazeera ait refusé de montrer les images d’enfants assassinés. Certes, cette décision politique a été prise après les pressions exercées par Paris. Oui, mais Sarkozy, avec tous les tics et défauts qui sont les siens, est à la tête d’un État. Il ne fonctionne pas comme nos Dracula qui aiment montrer le sang et les cadavres des Algériens pour faire croire que sans eux, se serait pire. Au lieu de montrer un monstre tuant des enfants, je propose que l’ENTV nous montre juste une bouteille de vin de fabrication algérienne. Chiche ! Je vous jure que c’est moins dangereux que Mohamed Merah et le cheïkh Al-Karadhaoui. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !














28 mars 2012
Didi Baracho