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- Publié le Mardi, 27 Mars 2012 08:56
- Écrit par Didi Baracho

Par Didi Baracho
Un débat houleux a émaillé hier la beuverie organisée dans le bar clandestin de Bologhine, anciennement Saint-Eugène. La polémique a divisé des Indigènes, partisans et adversaires de Mohamed Merah, ce jeune terroriste franco-algérien, algéro-français, français d’origine algérienne, algérien de Toulouse avec une nationalité française, français de parents algériens originaires de Médéa, enfin le terroriste qui a tué sept être humains en France. 
Il y avait d’un côté ceux qui, comme H’mida Layachi, Lounès Guemmache, Anis Rahmani et leurs amis du quotidien l’Expression, des journalistes que nous envient la presse du 3e Reich. Ces derniers considéraient qu’ayant tué des soldats maghrébins servant sous le drapeau tricolore et des enfants ainsi qu’un père de famille de confession juive, la chose n’était finalement pas si grave. De l’autre côté, des ivrognes comme moi, qui ont la faiblesse de penser que la vie d’un être humain est sacrée et que, par conséquent, nul n’a le droit de l’ôter.
Les premiers sont allés jusqu’à découper les origines et la nationalité du tueur. Ils ont estimé que lorsqu’il a commis ses forfaits, c’était le français qui agissait, mais, par contre, lorsqu’il a été tué par les forces d’intervention, c’était à la fois le musulman et l’Algérien qui étaient visé. J’essayais, avec d’autres, de les convaincre qu’il s’agissait de la même personne, mais en vain ! Les schizophrènes et les paranoïaques voient toujours les choses en double. Quelques-uns, endoctrinés par les imams du DRS, sont allés jusqu’à jurer qu’il s’agissait d’un complot organisé par Sarkozy, la CIA, le Mossad et Saïd Sadi pour permettre au président français de se faire réélire.
Il y a une chose sur laquelle, nous étions tous d’accord : Mohamed Merah, porteur d’une double nationalité, boycottera aussi bien les élections présidentielles françaises que les élections truquées de chez nous. Une situation qui déplaît fortement à Bouteflika et aux généraux M. dit T. et T. dit B. et ce, bien qu’ils pensent le faire voter à titre posthume. C’est la raison pour laquelle, ils estiment qu’il serait préférable de l’enterrer en Algérie.
Mais l’enterrer ou ? Certains ont affirmé qu’ayant tué des Français, il aurait toute sa place à El-Alia sinon au cimetière à la mode de Ben Aknoun entre la tombe de Mohamed Lamari et celle de la mère de notre monarque. D’autres, ont estimé qu’ayant choisi la voix du terrorisme salafiste, il a plutôt sa place du côté de Médéa, là où sont enterré nos grands terroristes, type Djamel Zitouni, Antar Zouabri et autre déglingués de la gâchette et du coutelas.
Il y a trop de haine chez nous alors que moi j’aime trop le vin et le chocolat noir. Chose difficile à faire admettre dans un pays où l’on considère les figues de barbarie comme un fruit et le petit lait comme une boisson. Enfin, voilà le débat continue. En ce qui me concerne, appartenant à une société ayant vécu les affres du terrorisme, j’ai plutôt tendance à me solidariser avec les victimes. Je pense que cela est le résultat des effets secondaires de l’alcool, car je me sens en déphasage avec la plupart des Indigènes. Ceux-ci gagneraient à se soûler davantage qu’à nous soûler avec leurs discours aux accents nazifiant puisés dans des mosquées où l’on prêche l’amour et la tolérance, la hache et la scie au bout de la langue. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !














28 mars 2012
Didi Baracho