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Faut-il suspendre les travaux?

29 mars 2012

Contribution

Faut-il suspendre les travaux?    dans Contribution Chelghoum-Abdelkrim-222x300LA CONSTRUCTION DE LA NOUVELLE MOSQUÉE D’ALGER EST AU CENTRE D’UNE GRANDE POLÉMIQUE. SELON UN EXPERT EN GÉNIE PARASISMIQUE, LE SITE OÙ DEVRAIT ÊTRE IMPLANTÉ LE COMPLEXE NE RÉPOND PAS AUX NORMES REQUIS. LE SITE CHOISI CONSTITUE UN RISQUE DU FAIT QU’IL FAIT PARTIE DU LIT MAJEUR DU CÉLÈBRE OUED EL-HARRACH, A INDIQUÉ LE PROFESSEUR.


Quelques jours seulement après le début du chantier de la grande mosquée, le professeur Chelghoum Abdelkrim a jeté un pavé dans la mare au sujet de cet immense ouvrage. Dans un entretien accordé à un journal en ligne, le professeur a déclaré que le sol où devrait être construit la mosquée serait sédimentaire et lâche à plus de cinquante mètres de profondeur. Il ajoute que ce type de sol est reconnu pour être un parfait amplificateur des ondes sismiques en cas de secousse tellurique. Interrogé par une journaliste sur ce projet, l’expert a répondu, je cite : «Ce qui est bizarre c’est comment un ouvrage aussi complexe sur le plan technique, économique et sécuritaire (la sécurité vis-à-vis des risques majeurs) n’a fait l’objet d’aucun débat national entre experts ayant une expérience avérée dans les domaines de la conception, du suivi, du contrôle et de la réalisation des grands projets. La deuxième aberration a consisté à confier la gestion globale de ce mégaprojet à un ministère dont les missions sont incompatibles avec les prérequis imposés par ce type de management. Compte tenu de toutes ces défaillances majeures, un bureau d’études allemand sans références techniques particulières par rapport à la typologie de l’ouvrage a été retenu (sur quelle base ?) par l’État algérien. Et pour clore le tout, la réalisation, le suivi et le contrôle ont été confiés à une entreprise chinoise bien implantée dans le décor officiel algérien. Les techniciens algériens seront chargés, comme à l’accoutumée, de signer le service fait. Je crois sincèrement qu’un ouvrage de cette importance doit revêtir un caractère national et par conséquent, doit être l’œuvre d’un savoir-faire algérien dans les domaines de l’étude, de la réalisation, du suivi et du contrôle.» En réponse à une question sur les contraintes posées par le site choisi pour l’implantation, il indique : «Le site choisi fait partie du lit majeur du célèbre oued El-Harrach, donc un sol sédimentaire et lâche à plus de cinquante mètres de profondeur. Aussi, ce type de sol est reconnu pour être un parfait amplificateur des ondes sismiques en cas de secousse tellurique. Une investigation géotechnique dynamique très fine des couches de sol en place aurait du être élaborée afin d’anticiper tous les effets induits probables : glissement, liquéfaction, tassements en profondeur etc. Malheureusement, rien n’a été fait dans ce sens à part une approche classico-classique requise pour la conception de bâtiments ordinaires.» Au sujet des risques de l’effondrement de la mosquée en cas d’un éventuel séisme, le professeur a déclaré : «Le terrain choisi pour l’implantation de cette mosquée n’est pas constructible. Dans le cas d’une sévère secousse sismique, la probabilité que l’ouvrage résiste est très faible. En plus des risques sismiques, le coût final du projet peut atteindre cinq fois l’évaluation initiale qui est de 1,5 milliard de dollars, à cause de la nature du terrain. Il y a beaucoup de vices cachés à cause justement de ce terrain et qui vont apparaître lors de la réalisation. Ce qui alourdira le coût du projet. En Algérie, nous n’avons ni expertise ni expérience dans le domaine des ouvrages de très grande hauteur, c’est à dire au-delà de 300 mètres. Comme c’est le cas pour la grande mosquée d’Alger.» En dehors des questions techniques, l’expert a également donné ses impressions sur le budget alloué à ce projet, écoutons-le : «C’est une question pertinente, je dois juste vous informer qu’on sait très bien quantifier un projet quelle que soit sa nature et son importance ; c’est notre métier et c’est notre raison de vivre. Cela est valable pour tous les projets lancés depuis les trois dernières décennies. À ma connaissance, aucun professionnel indépendant n’a été associé à l’élaboration de ce très gros budget qu’il va falloir un jour justifier. Quant à la viabilité de ce projet, il serait utile de vérifier comment les mêmes ouvrages dans des pays voisins sont utilisés, gérés, entretenus et réparés le cas échéant.» Compte tenu de ce qui précède, les responsables concernés devraient-ils arrêter provisoirement les travaux ? La question reste posée.

MONCEF RÉDHA

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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20 Réponses à “Faut-il suspendre les travaux?”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    undi 12 septembre 2011
    Le président du club des risques majeurs Abdelkrim Chelghoum à El Khabar Les réacteurs nucléaires français constituent un risque sur l’Algérie

    Commentant la déflagration qui s’est produite, hier, au centre de traitement des déchets nucléaires, à Marcoule, Sud de France, le président du club des risques majeurs, le professeur Abdelkrim Chelghoum, a déclaré que les réacteurs français sont vétustes et dépassés par le temps et qu’ils sont devenus une vraie source d’inquiétude pour l’Europe et pour le sud de la méditerranée, notamment pour l’Algérie.

    Le président du club des risques majeurs, M. Abdelkrim Chelghoum a révélé à El Khabar qu’au cas où une fuite nucléaire soit enregistrée suite à l’explosion du réacteur nucléaire français, les répercussions de cet accident seront graves, notamment, sur l’Algérie qui ne possède pas les moyens nécessaires pour faire face à une catastrophe d’une telle ampleur. L’Algérie ne dispose pas d’un centre d’alerte et manque de moyens de secours des citoyens si cette sorte d’accident se produit. A ce propos, il a incombé la responsabilité au gouvernement qui est incapable, selon lui, de faire face à ce genre d’accidents.

    Le même responsable a ajouté qu’il est plus que nécessaire pour l’Algérie d’établir une stratégie préventive contre ce genre de grandes catastrophes, puisqu’elle est exposée aux risques de tremblements de terre, d’inondations et même au risque d’explosion de ses réacteurs nucléaires, faisant allusion au siège de l’Agence de l’énergie atomique se trouvant à Alger et au réacteur nucléaire à Ain Ouassara.

    Revenant au sujet de l’explosion du réacteur nucléaire dans la station de « Marcoule », Sud de France, M. Chelghoum Abdelkrim a indiqué que les réacteurs nucléaires français ont été construits durant les années 50. Il a, notamment, exprimé sa stupéfaction quant au refus de la France de suivre les pas de l’Allemagne, qui a décidé de se débarrasser de ses réacteurs nucléaires avant l’année 2020.

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Chelghoum Abdelkrim. Professeur et président du Club des risques majeurs
    «Notre pays est le plus vulnérable du bassin méditerranéen»
    le 15/10/2009 | 20:46

    Le professeur Chelghoum Abdelkrim est spécialiste en génie parasismique et président du Club des risques majeurs. Nous l’avons interrogé en sa qualité d’expert et en tant que scientifique qui s’intéresse de près aux dangers menaçant le citoyen algérien. Il a bien voulu apporter son éclairage sur les catastrophes qui ont endeuillé ou qui menacent la population.

    - Nous vivons depuis des décennies des problèmes liés à des phénomènes naturels qui reviennent cycliquement sans qu’on ait songé à leur apporter une solution définitive. La situation est-elle réellement inextricable ? Elle est inextricable dans la mesure où l’on gère ces cas de manière catastrophique. En 2004, après le séisme de Boumerdès, nous avons organisé un colloque national du 14 au 16 mars sur la menace de catastrophes naturelles. Nous étions une équipe de très nombreux scientifiques à nous pencher sur les dangers nous menaçant. Nous en sommes sortis avec des recommandations à même de prévenir ces cas de catastrophe, de limiter au maximum les dégâts. Mais les pouvoirs publics sont restés sourds aux avis des spécialistes.
    - Justement, quel constat faites-vous aujourd’hui ? Quelles sont ces recommandations ? Tout le monde sait que nous vivons un problème de densification urbaine sans commune mesure. Aux constructions anarchiques s’ajoute une absence totale d’entretien. La plupart des grands projets lancés par l’Etat sont faits sans aucune étude d’impact, sans respect pour les principes de précaution et de concomitance. Sinon comment peut-on réaliser une trémie à Alger pour qu’elle soit inondée quelques mois seulement après sa mise en service ? C’est inadmissible. Malgré les multiples interventions des experts contre l’implantation de la faculté de médecine à Châteauneuf, de celle de droit à Saïd Hamdine, d’un groupe immobilier à Aïn Allah et de la Grande mosquée au Caroubier, le pouvoir persiste dans ses choix. Ces endroits sont non aedificandi. Ils sont marqués en rouge sur toutes les cartes géotechniques, morphologiques et géologiques de 1956. Le sol y est alluvionnaire et les constructions risquent de s’affaisser à la survenue d’un séisme majeur. Un autre détail : on ne construit pas sur le lit majeur d’un oued ni sur le lit mineur. Oued Tatareg à Boumerdès, le Val d’Hydra, Frais Vallon, le M’zab et d’autres endroits encore sont des zones non constructibles, mais dans lesquelles on a densifié l’urbanisation. Nous n’avons pas conservé le tissu colonial ; nous nous sommes lancés dans une urbanisation anarchique.
    - Où réside la solution, selon vous, pour faire face efficacement à ces problèmes ? Le problème c’est qu’il n’y a aucune prévention dans ce pays. L’administration gère les catastrophes par la politique de l’immobilisme et du statu quo. La solution ? L’Etat, qui depuis une dizaine d’années au moins a prouvé qu’il ne peut rien faire, doit se désengager de la gestion des risques. Il faut faire appel à des spécialistes, qu’ils soient nationaux ou étrangers, pour qu’ils se mettent ensemble à réfléchir une stratégie efficace. Jusqu’ici, on n’a fait que jeter de l’argent par les fenêtres pour qu’en fin de parcours, la vie du citoyen soit exposée au danger. La prévention n’est pas une philosophie, c’est une pratique, une expérience qui demande une connaissance fine. Les responsables doivent comprendre que le risque est une confrontation entre les aléas et les enjeux, autrement dit entre les dangers d’un côté et la population et les biens d’un autre côté. Il y a en outre des interférences incompréhensibles : le ministre de l’Energie qui gère le dossier de construction d’une ville à Hassi Messaoud, celui des Affaires religieuses qui gère le dossier de la Grande mosquée et j’en passe. Il n’appartient pas à ces gens de se mêler de la construction. Il devrait y avoir un organisme où seraient représentés des spécialistes dans différents domaines. Une autre anomalie : a-t-on associé les experts dans le choix du tracé de l’autoroute Est-Ouest ? C’est le seul pays au monde où les études d’un projet sont réalisées par le consortium chargé de la réalisation. Qui surveille qui dans ce cas ? Alors que la règle, c’est d’avoir plusieurs partenaires qui se portent la contradiction. L’Etat croit pouvoir tout contrôler, mais c’est une erreur fatale.
    - Vous dites que certains grands projets portent des risques sérieux sur lesquels votre club ne cesse d’attirer l’attention des pouvoirs publics. Pouvez-vous être plus précis ? Si on prend l’exemple d’Alger, on a construit une usine de dessalement, qui est une source de danger, dans une zone urbaine, près d’une centrale électrique très dangereuse de par son fonctionnement au gaz naturel. A côté, vous avez une usine d’allumettes et un axe routier très dense. Notre club a recommandé la délocalisation de cette centrale, car si elle explosait, ce serait une grande catastrophe. La faculté de Châteauneuf est construite sur un sol argileux, où il y avait d’ailleurs une briqueterie. La Grande mosquée porte un risque géotechnique : le site ne peut pas supporter un minaret de 300 m. Je pose le problème du sol et le ministre des Affaires religieuse déplace le débat sur la structure, disant qu’on a prévu des appuis parasismiques. Je leur réponds qu’un appui parasismique est obsolète dans le cas où il ne se repose pas sur un substratum ferme pour éviter le phénomène de résonance. Dans cet endroit, cette fermeté est à plus de 100 m de profondeur. Si le projet est maintenu, il coûtera cinq fois le budget prévisionnel. Pour revenir aux risques de séisme majeurs, j’ai donné il y a deux ans une conférence au Sénat sur les risques qui menacent Alger et on a qualifié mes propos d’alarmistes et d’inopportuns. Le ministre de l’Intérieur a annoncé, il y a quelques mois, qu’on réalisait une carte sismique en collaboration avec les Chinois.

    © El Watan
    http://www.elwatan.com/dyn/imprimer.php?link=http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Farchives%2Farticle.php%3Fid%3D140269

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Pr Chelghoum Abdelkrim (Spécialiste en génie parasismique)
    le 21/05/2008 | 20:09

    Le professeur Chelghoum est expert en génie parasismique et numérique sismologie. Il est directeur de recherche à l’université de Bab Ezzouar et il dirige un laboratoire de génie parasismique, dynamique et sismologie. Il est aussi président du Club des risques majeurs. Il a bien voulu répondre à nos questions relatives à l’activité sismique et la gestion des catastrophes dans notre pays.

    -Nous commémorons aujourd’hui le 5e anniversaire de la catastrophe de Boumerdès, et un séisme vient de dévaster toute une province en Chine et nous rappeler que nous vivons dans une zone à forte sismicité. Que pouvez-vous nous dire de l’activité sismique dans le contexte algérien ?
    - Comme nous l’avons toujours dit et répété au cours de plusieurs occasions, le Nord algérien demeure une région où l’activité sismique est permanente et l’aléa sismique omniprésent. Il y a eu une tentative de cartographier ces risques sismiques, malheureusement cela demeure une entreprise incomplète, sommaire et injustifiée sur les plans technique, scientifique, géologique et sismologique. Toute tentative ou pensée concernant la prévision ou la prédiction des séismes, en Algérie ou ailleurs, demeure plutôt absurde parce que ces phénomènes sont imprévisibles, imprédictibles et “non négociables”. Pour cela, je considère que la prédiction de ces phénomènes représente une belle, douce et pure utopie. De par le monde, cette option est abandonnée et les efforts sont plutôt concentrés sur la prévention et la protection des biens et des personnes.
    - Pourquoi dites-vous que la tentative de cartographier ces risques est très sommaire, injustifiée et incomplète et que devrait-on faire pour assurer justement la sécurité des biens et des personnes ?
    - La nouvelle cartographie a été élaborée juste après le séisme du 21 mai 2003. On a réagi dans la précipitation, sans réflexion profonde. On est passé à trois zones sismiques après Chellif en 1980, puis à cinq après Boumerdès. La zone 2 est divisée en deux sous-classes. La nouvelle carte renferme beaucoup d’aberrations. Par exemple, la commune de Sendjas (Chellif) est classée en zone 2 b alors qu’elle a été totalement rasée en 1980, elle devrait être en zone 3. Touggourt est actuellement déclarée comme étant une zone à sismicité ‘’zéro’’ alors qu’il vient de s’y produire un séisme de 5,1 sur l’échelle de Richter. Il faut absolument tenir compte du fait que ce devrait être la carte géomorphologique et géologique qui devrait déterminer les zones de risque. On a décidé d’augmenter l’accélération de 5% par un arrêté ministériel alors qu’il faut plus d’un an de travail à une centaine d’experts pour décider de cela. Cela a été fait administrativement en deux mois. Constantine est classée en zone II. 1 alors qu’elle a été ravagée par un séisme avant. Oran est dite zone de sismicité modérée alors qu’elle a été dévastée par un séisme de plus de 7° sur l’échelle de Richter en 1790. La même chose pour Blida qui a subi une véritable catastrophe en 1826. Il nous faut trois zones : le Sud, les Hauts-Plateaux et le Nord. Sans trop de calculs d’épicier.
    - Et que faut-il faire pour protéger le bâti et assurer une bonne urbanisation ?
    - Il faut insister sur l’aspect sécuritaire. Dans sa fondation conceptuelle, une habitation, un quartier, une agglomération ou un village sont conçus pour protéger et sauvegarder des vies humaines. On sait que les dommages causés par un séisme sont une résultante de son intensité, de la localisation de la profondeur du foyer et du contenu fréquentiel de la secousse, d’une part. D’autre part, ils dépendent du système constructif du bâti et du type d’urbanisation. Aujourd’hui encore l’on continue à reproduire les mêmes erreurs pour ce qui est de l’urbanisation.

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Des experts en parasismique sonnent le tocsin
    Les constructions individuelles échappent au contrôle
    le 21/01/2008 | 20:31

    Les constructions individuelles, ou ce qu’on appelle l’autoconstruction, ne sont pas soumises au contrôle de conformité aux normes parasismiques.

    Mohamed Belazougui, directeur du Centre national de recherche en génie parasismique (CGS), l’affirme et sonne le tocsin : «L’autoconstruction pose un sérieux problème de suivi. Les constructions individuelles suscitent des doutes sur leur conformité aux normes parasismiques.» Participant à une conférence-débat sur les risques sismiques tenue hier au forum d’El Moudjahid, M. Belazougui précise que rares sont les individus qui font appel à des bureaux d’études pour établir un plan de construction conforme à la nature du sol. Selon lui, les particuliers font souvent appel à des maçons qui n’ont aucune connaissance en la matière et qui élèvent ainsi des bâtisses sans respecter la moindre norme de construction. «Même la qualité des matériaux et des travaux est douteuse», ajoute-t-il, appelant les citoyens à prendre conscience et à ne pas mettre leur vie en danger pour faire des économies de bout de chandelles. Le plus inquiétant à ses yeux c’est le fait que les constructions individuelles constituent la part la plus importante du bâti. «Les constructions collectives sont soumises au contrôle de conformité. Mais celles-ci ne représentent que 40% du bâti», relève-t-il. Prévenir Le professeur Chaouch Yelès, directeur du CRAAG, a de son côté indiqué que le risque sismique est permanent tant l’activité sismique est quotidienne. «Chaque secousse est un avertissement», lâche-t-il, appelant toute la société à agir pour prévenir le risque sismique. Insistant sur le rôle de la communication dans le travail de la prévention, M. Yelès souhaite l’élargissement au maximum du front de sensibilisation des citoyens et de la vulgarisation et la généralisation de la construction parasismique. «Il faut arrêter les maçons du dimanche qui viennent bâtir sans avoir le fil à plomb dans leur poche», clame-t-il, invitant les élus à être rigoureux en matière d’application de la réglementation en la matière. «On voit des gens construire sur des terrains dont la qualité du sol est mauvaise, sur des falaises, sur du remblai», dénonce-t-il, ajoutant que «construire de grands projets est une bonne chose, mais il faut que cela corresponde à la nature du sol». M. Yelès évoque également le problème de l’entretien du bâti. «On voit aujourd’hui des caves inondées et non nettoyées. Un immeuble devient fragile à partir de 50 ans. Sans entretien, il ne va pas tenir face à un séisme», prévient-il. Pour sa part, le professeur Chelghoum Abdelkrim, expert en génie parasismique, insiste sur l’importance de la construction parasismique. «Elle atténue les effets sismiques et réduit les pertes en vies humaines. Elle évite l’effondrement de l’ouvrage», souligne-t-il. M. Chelghoum revient dans le sillage sur la nécessite de l’étude et de l’analyse poussée du sol avant d’entamer les travaux. «Cela constitue la plus grande défaillance», constate-t-il, affirmant que l’absence d’étude approfondie du sol aggrave le risque sismique. Situer les responsabilités Il rappelle dans ce contexte les défaillances constatées dans les constructions effondrées lors du séisme du 21 mai 2003 à Boumerdès, dont la plupart ont été construites sans l’étude du sol. Ramdane Dichou, directeur technique au CTC du Centre, soulève le problème de responsabilité dans le contrôle de la construction. Selon lui, ce problème se pose aujourd’hui du fait qu’il existe plusieurs CTC et que la zone d’intervention de chacun n’est pas définie. Cela fait que l’on ne sait pas qui contrôle quoi. Abdelhamid Boudaoud, du collège des architectes, parle quant à lui de l’inapplication de la réglementation en vigueur. «L’Etat a fait un travail immense. Ce qui manque, c’est bien l’application de cet arsenal juridique», indique-t-il, soulevant lui aussi le déficit en communication. Il plaide ainsi pour l’application d’un code national de la construction et d’un code national du bâtiment. Hadj Hamou Benzeguir, président du Croissant-Rouge algérien, énumère les différentes opérations de sensibilisation quant aux risques sismiques menées par ses services en direction des citoyens. «Nous avons un guide de l’enseignant sur l’activité sismique, un CD et des affiches que nous mettons dans des classes situées dans des zones vulnérables», avance-t-il, relevant l’importance d’inculquer aux citoyens la culture parasismique.

    M. A. O.

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Verdict du procès du séisme de Boumerdès
    Les maîtres d’ouvrage acquittés
    le 01/08/2007 | 23:05

    Le verdict du procès des 38 accusés dans le dossier du séisme de mai 2003, qui s’est tenu au tribunal de première instance de Boumerdès depuis le 26 juin dernier, est tombé hier en début de matinée.

    Boumerdès. De notre correspondant Le juge Redouane Abdallah l’a ainsi rendu public après avoir mis l’affaire en délibéré pendant une semaine, les audiences s’étant achevées mercredi dernier. Le juge a condamné à 2 ans de prison ferme 27 accusés et a prononcé une peine de 3 ans de prison ferme à l’encontre de Harani Abdelkader déclaré «en fuite». Toutes ces peines sont assorties d’une amende de 50 000 DA. Le juge a, en revanche, acquitté les dix autres accusés. Ceux-ci sont principalement les maîtres d’ouvrage, comme les directeurs de l’EPLF (Selkim Mohamed), de l’OPGI (Heni Adda Kamel), de la SNTF (Ziadi Mouldi), du promoteur privé Derriche Hassen, aux côtés d’autres intervenants dans l’acte de bâtir, comme les entrepreneurs Boumaza Habib, Chibi Boussad et Boussalah Rabah. Ont également été acquittés Amamai Ahmed, Ghazibaouene Achour et Aït Sidhoum Abdelhamid, responsables des bureaux d’études engagés dans quelques projets. La justice a ainsi prononcé des «peines sévères», pour reprendre les termes des avocats, à l’encontre des exécutants de l’acte de bâtir, comme les entrepreneurs, les bureaux d’études chargés de la conception des plans et du suivi de la construction, ainsi que les ingénieurs et autres techniciens du CTC. En effet, les 5 éléments de cet organisme de contrôle impliqués dans ce dossier ont tous été condamnés à 2 ans de prison ferme assortis d’une amende de 50 000 DA chacun. Ce qui fera dire à un employé de cet organisme : «Ceci est un procès du CTC.» Celui-ci souligne, en outre que «pourtant, le CTC ne bénéficie que de 0,5% du coût global du projet» et affiche «toute (sa) solidarité avec les responsables et personnels des bureaux d’études qui viennent d’être condamnés». Les 38 accusés étaient poursuivis, pour rappel, pour les chefs d’inculpation d’«homicide involontaire, blessures involontaires, fraude sur la qualité et la quantité des matériaux et non-respect des normes et de la réglementation». Durant les deux semaines qu’ont duré les audiences, le juge a entendu les mis en cause, les membres des commissions ministérielles ayant enquêté au lendemain de la catastrophe sur les causes de l’effondrement des bâtisses, et des experts en sismologie et en génie parasismique. En plus de ceux-là, la défense a pu poser ses questions aux experts désignés par la justice. Cela dit, experts, membres des commissions et autres témoins ont tous conclu que les dégâts étaient dus en premier lieu à la force du séisme. Cependant, cela n’a pas empêché le procureur de la République de requérir les peines maximales prévues par la loi dans le cas d’une affaire jugée en correctionnelle (c’est le cas ici), à savoir 3 années de prison ferme assorties de 100 000 DA d’amende. Le représentant du ministère public a requis cette peine à l’encontre de 33 accusés et demandé une peine de prison de 2 ans avec la même amende, tandis qu’il a requis l’acquittement pour les trois derniers. Le juge a satisfait en grande partie le réquisitoire, au grand étonnement de la défense. Hier, maître Bourayou a tout simplement déclaré n’avoir «rien compris à ces décisions». «C’est une hérésie de condamner des humains pour ce qu’a provoqué la nature», a-t-il dit. Un autre avocat, maître Sahraoui, a exprimé son étonnement en disant : «Sans commentaire !» Le professeur en génie parasismique, Abdelkrim Chelghoum, qui avait déclaré qu’à l’origine des dégâts enregistrés le 21 mai 2003 il y avait le règlement parasismique qui n’était pas adapté, nous a dit hier qu’il trouve ces condamnations «très sévères envers des exécutants qui ne font qu’appliquer une réglementation qui s’est avérée erronée». «La responsabilité de ceux-ci est exactement la même que celle des promoteurs acquittés. Nous aurions aimés, en revanche, que le dossier de la puissance publique fut ouvert. Ceci dit, j’ai un grand respect pour la justice qui est souveraine et je tiens à exprimer toute ma sympathie et mon affection aux ingénieurs, mes confrères, condamnés, ainsi qu’à leurs familles», ajoute-t-il. Maître Sadek Nadjib nous a dit qu’il a été «surpris par le verdict». «Certains ont été condamnés alors qu’ils ne devraient pas l’être. Dans l’absolu, personne ne mérite une condamnation dans ce procès, car il est établi que la cause essentielle de l’écroulement des habitations était la force du séisme. Le procès a, en outre, démontré que les responsabilités sont ailleurs. Cependant, je ne peux pas me prononcer d’une manière catégorique sur le chef d’inculpation de fraude», a-t-il expliqué. Un autre avocat, maître Sayeh, estime, lui aussi, que le verdict est sévère. «D’ailleurs, j’ai fait appel. On s’attendait à des peines avec sursis, mais pas à 2 années de prison ferme», dit-il. Ainsi, c’est la quasi-totalité des condamnés qui vont faire appel, à en juger par leurs propos hier à la sortie de la salle qui fait office de tribunal. Et le procès va reprendre au niveau de la cour. Hier, on ne savait pas encore si le parquet avait l’intention de faire appel lui aussi. A préciser que tous les inculpés ont comparu libres et que les peines d’emprisonnement prononcées par le juge n’étaient pas accompagnées de mandat d’arrêt. Ce qui laisse les inculpés en liberté tant que la cour ne s’est pas encore prononcée. Les entrepreneurs, les ingénieurs et autres personnels du CTC, les responsables des bureaux d’études, ainsi que tous ceux qui les accompagnaient étaient hier émus et n’avaient qu’une phrase dans la bouche : «En notre qualité de petits intervenants, nous avions pourtant fait notre travail le plus correctement possible.» Certains parmi ceux qui les accompagnaient nous ont déclaré qu’ils étaient «préparés à ce genre de sanctions parce que, dans ce pays, ce sont toujours les petits qui payent pour les erreurs des grands».

    © El Watan

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  6. Artisans de l'ombre Dit :

    Abdelkrim Chelghoum à elwatan.com: «il n’y a pas de politique de prévention en Algérie»
    le 10.11.11 | 12h40

    Spécialiste en génie parasismique et professeur à l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène à Alger, M.Abdelkrim Chelgoum fait le point, dans cet entretien, sur l’état de la prévention contre les catastrophes naturelles en Algérie.

    Propos recueillis par Mina Adel

    Dix ans après les inondations de Bab El Oued, l’Algérie s’est elle dotée de mécanismes en matière de protection contre les catastrophes naturelles, notamment les inondations ?

    Si on juge de manière pragmatique on va voire qu’après Bab El Oued, il y a eu pas mal de Bab El Oued, il y a eu Ghardaia en 2008, il y a eu Béchar, Tamanrasset, et il y a eu dans la dernière en date El Bayadh. On a vu la situation apocalyptique de la région après même pas une demi journée de précipitations. Je peux vous dire que pratiquement il n’y a pas eu de politique, de stratégie de prévention fiable qui a été mise en place par les pouvoirs publics. Il y a des wilayas très vulnérables à un certain risque majeur. Avec ce qui s’est produit à El Bayadh, on s’est aperçu qu’aucune mesure préventive n’a été élaborée par les collectivités locales contre ces risques majeurs. Si on fait une rétrospective dans les grandes métropoles algériennes, on s’aperçoit que pratiquement toutes les zones avoisinant les oueds comme Alger, Batna, M’sila, Tizi-Ouzou, Boumerdès sont déjà construites avec des permis de construction et des certificats de l’urbanisme. C’est des zones non constructibles et c’était le cas avant 1962. Des milliers de logements sont implantés ça et là dans des zones dangereuses et cela s’est fait au su de tout le monde. Ces constructions seront affectées que ce soit par les inondations, que ce soit par le séisme.

    A votre avis est-ce que les autorités algériennes ont les moyens matériels et le savoir faire nécessaire pour gérer et prévoir ces catastrophes naturelles ?

    Le problème des catastrophes naturelles c’est la prévention, une politique de prévention claire et efficace. Malheureusement cette politique doit relever des modalités suprêmes c’est-à-dire la personne prend en charge l’élaboration et la mise en place de cette stratégie. Maintenant si cette stratégie n’existe pas c’est l’anarchie et c’est ce qui existe actuellement. Ce sont des mesures préventives minimum qui ne demandent pas beaucoup d’argent. Des mesures qui coûtent un dixième des dégâts causés par la catastrophe.

    Est-ce qu’il y a concertation entre les pouvoirs publics et les experts indépendants concernant la sécurisation des constructions et des grands projets ?

    L’Etat ne voit toute sa politique qu’à travers ses institutions alors qu’il y a des experts et des bureaux indépendants. J’ai toujours posé ce problème ne serait ce que sur la mosquée. J’ai toujours demandé un débat surtout quand c’est des projets qui dépassent le milliard de dollars. Il faut un débat pour étaler les enjeux, les inconvénients et les avantages. On connaît bien le terrain c’est notre métier mais ce débat a toujours été ignoré par les pouvoirs publics. Les pouvoirs publics travaillent seuls parce qu’ils sont maître à bord. Ils sont eux même les financiers et les décideurs mais ça ne marche pas ainsi. Pour réfléchir sur le développement de Paris, Sarkozy a mis en place une commission indépendante. Il n’a pas appelé le préfet ou bien le ministre mais des experts indépendants avec un président indépendant. Il n’y a pas de spécialistes au niveau du secteur public qui ont expérimenté les choses et qui ont fait des études de cas. S’il n’y a pas ça, il ne peut pas y avoir de politique de prévention, donc il ne peut pas y avoir de fiabilité dans les décisions. C’est pourquoi on aboutit à des projets mal calculés, mal implantés et qui vont attendre le moment de s’écrouler.

    M.Adel

    © El Watan

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  7. Artisans de l'ombre Dit :

    n expert en génie sismique au procès de Boumerdès
    «Aucune leçon n’a été tirée du séisme de 2003»
    le 21/07/2007 | 22:08

    Le procès marathon du séisme de Boumerdès est à son dixième jour. La séance de jeudi dernier a été entièrement consacrée aux avocats de la partie civile et aux victimes.

    Des requêtes écrites ont été remises au juge dans lesquelles est démontré, preuves à l’appui, à quel point le facteur humain a aggravé la catastrophe. Invitées à répondre aux questions du juge, les victimes ont toutes affirmé avoir perçu des indemnisations et des aides de l’Etat. Dans un entretien accordé à El Watan, le Pr Abdelkrim Chelghoum, expert en génie sismique, qui a conduit l’enquête recommandée par l’institution judiciaire sur les dégâts occasionnés par le séisme du 21 mai 2003, relève avec regret qu’aucune leçon n’a été tirée de cette catastrophe. Il estime que les expertises élaborées par les commissions gouvernementales et les experts désignés par la justice étaient de «simples états des lieux». A ses yeux, il est difficile, voire impossible de déterminer avec exactitude la cause de l’effondrement des bâtisses.

    M. A. O.

    © El Watan

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  8. Artisans de l'ombre Dit :

    Les experts marginalisés

    le 22/07/2007 | 15:59

    Les confessions sur les colonnes d’El Watan dans l’édition d’hier d’un spécialiste en génie sismique et expert désigné par la justice dans le cadre de l’enquête sur le séisme de Boumerdès donnent froid dans le dos. «Aucune leçon n’a été tirée du séisme de Boumerdès», a observé Chelghoum Abdelkrim estimant que la recherche de boucs émissaires «n’est pas productive» et ne nous prémunit pas contre de nouvelles catastrophes à l’image de celle vécue par la population de Boumerdès et de sa périphérie en 2003. On pensait qu’avec l’épisode tragique du séisme de Boumerdès l’Algérie est désormais parée pour une meilleure maîtrise du risque sismique. Tout au moins au plan réglementaire. On s’attendait à ce que les normes parasismiques soient rigoureusement intégrées dans les nouvelles constructions et que soient mis en place les outils adéquats pour le suivi des chantiers et le respect de la conformité des bâtisses aux nouvelles règles de l’urbanisme et de la construction. Les quelques mesures prises dans l’urgence, à la suite du séisme de Boumerdès pour mettre un peu d’ordre dans ce secteur livré à l’anarchie la plus totale en durcissant les conditions de délivrance du permis de construire et en mettant fin au laxisme dans la délivrance du certificat de conformité des bâtisses réceptionnées ne sont pas suffisantes selon cet expert pour faire face à la gravité de la situation. Son constat est sans appel : en dépit des centaines de victimes et des dégâts matériels occasionnés par le séisme de Boumerdès rien ou presque n’est fait pour que le secteur stratégique de l’habitat et de la construction ne fasse plus les frais de comportements et de politiques volontaristes imposés par l’urgence et le lourd passif accusé par ce secteur. L’appel pressant lancé pour associer les professionnels du secteur à l’élaboration d’un nouveau code parasismique et à la mise en place rapidement d’un conseil scientifique de la construction indique clairement que les experts et les scientifiques qui devraient constituer théoriquement la cheville ouvrière dans l’acte de bâtir furent et demeurent un corps marginalisé qui n’a aucune emprise sur les réalités du secteur. Tout reste à faire pour cet expert qui n’hésite pas à observer que l’on se trouve aujourd’hui dans le même état d’esprit qu’en 1980. La meilleure preuve de l’immobilisme dans lequel est empêtré le secteur reste ce conformisme spécifiquement algérien qui fait que l’on continue encore aujourd’hui de l’avis de cet expert à former à l’Epau et à l’Inforba sur la base de programmes datant des années 1970. Tout est dit. Faudrait-il alors s’étonner que des quartiers entiers comme ce fut le cas à Chlef en 1980 et à Boumerdès en 2003 s’affaissent comme des châteaux de cartes à la moindre secousse sérieuse ?

    Omar Berbiche

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    Почему дизельная Вольво иногда дымит?
    Современные дизельные автомобили Вольво оснащены сажевым фильтром. Задача сажевого фильтра – собирать в себе и нейтрализовать частицы сажи. Стоит отметить, что применение подобного устройства в дизельной выпускной системе Вольво снижает выбросы сажи в атмосферу на 95%. В процессе эксплуатации сажевый фильтр забивается. Выхлопным газы трудно выходить наружу. При этом сильно снижается мощность двигателя. Для очищения фильтра от сажи существует программа регенерации. Она осуществляется автоматически каждые 500-1000 км.
    Сажевый фильтрВ процессе регенерации модуль управления двигателем изменяет параметры работы топливной системы. Выхлопные газы разогреваются до высоких температур (около 600 ?С) и происходит окисление и сгорание частиц сажи. Это сопровождается сильным дымом из выхлопной трубы. В редких случаях, когда степень загрязнения сажевого фильтра очень сильная, регенерацию возможно осуществить только на специализированной сервисной станции. В таких ситуациях на приборной панели автомобиля загорается сообщение о забитом сажевом фильтре. Машина считывается при помощи специальной программы Вольво Вида. Активируется режим регенерации. В таком режиме автомобиль находится около 30 минут. При проведении процедуры двигатель работает на повышенных оборотах, а выхлопная система сильно разогревается.
    На скорость загрязнения сажевого фильтра влияет:
    качество топлива
    режим эксплуатации (городской или загородный цикл). В загородном цикле сажевый фильтр забивается меньше.
    температура окружающего воздуха. В зимний период регенерация осуществляется чаще.
    Если Вы столкнулись с неисправностью сажевого фильтра, мы будем рады Вам помочь.Cтанция технического обслуживания (СТО) « СААБ-ВОЛЬВО »в Киеве

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