Sous l’étreinte du sous-développement des mentalités, certains rient, d’autres crient mais personne ne trouve son compte. Les gouvernants se trompent de peuples et les peuples de gouvernants. Les premiers veulent des citoyens heureux pour les laisser continuer à ramer, en paix, dans les lacs invisibles alors que les seconds ont besoin de décideurs honnêtes, compétents, humains et, surtout, sincères.
Il n’est rien de plus désolant pour un homme et pour un peuple que de voir ses espoirs voler en éclats, sous une pierre qui chute. L’espoir est innocent et la pierre aussi, alors on a bien envie de se venger sur l’innocence, de casser son appareil de téléphone qui affiche tout le temps un dérangement, de brûler ses diplômes qui portent encore le paraphe « inutile », de retourner la terre qui porte haut la pancarte « en friche », de tirer les nuages par les manches, de tromper l’horizon en ne le regardant que du coin de l’œil pour qu’il ne se sauve pas. Lorsqu’on regarde tous ces individus qui, sans mérite ni aptitudes, arrivent à marquer la vie de sociétés sur tous les plans, de l’économique au politique au social, on a vraiment envie de crier. De hurler. De poser les questions, mille fois posées sans réponse. Est-ce, parce que les millions de mouches trouvent que la m est bonne qu’elles ont raison ?













1 avril 2012
El Guellil