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- Publié le Dimanche, 08 Avril 2012 17:45
- Écrit par Didi Baracho

Par Didi Baracho
Résumé du précédent épisode : Bar – 404 bâchée – Mali – Touareg – Flasque de Vodka – Terroristes.
Finalement, le chef de la tribu des salafistes maliens a décidé de ne pas nous égorger. Dès qu’il a sorti son poignard, H’mida Layachi, Lounès Guemmache et Anis Rahmani, les trois journalistes que nous envient les médias du Pôle sud, ont commencé à pleurer. H’mida Layachi s’est enlevé une canine à cause du stress, les deux autres ont fait dans leur pantalon. Du coup, on a été obligé de les changer, ce qui a permis à la pression de retomber d’un cran.
Après ce moment de tension, nous nous sommes assis autour du feu et j’ai sorti quelques flasques de Vodka de mon sac à dos. Le chef de la tribu salafiste a voulu goûter et en a distribuer à ses hommes. Voyant que ma boisson divine plaisait aux membres de la tribu salafiste, je suis parti ramener toutes les bouteilles que j’avais dissimulées dans notre Peugeot 404 bâchée.
Deux heures plus tard, tous les membres de la tribu salafiste ont déposé leurs armes et ont commencé à tourner en dansant autour du feu tout en chantant « Alayha Nahya Wa Alayha Namout ».
Une fois la fête finie, le chef de la tribu des salafistes nous a ramené des squaws en burqa pour la nuit. Il voulait me remercier pour le breuvage divin qui les a rendu plus sympathiques. Nous sommes allés donc vers les tipis avec les squaws et je ne vous raconte pas la suite…
Le matin, nous nous sommes dirigés vers les cuisines pour un breakfast américain à volonté. Là, H’mida Layachi a perdu une deuxième dent en croquant dans une pomme Golden. Après le petit déjeuner, le chef de la tribu des salafistes est venu nous voir. Il s’est assuré de notre confort, nous a parlé des généraux M. dit T. et T. dit B, de notre pays, la Corée Saoudite, des Indigènes et c’est là, en voyant qu’il était de bonne humeur matinal, que j’ai abordé le sujet de nos otages.
Après plusieurs heures de négociations, il a décidé de les libérer. Je lui ai assuré qu’ils n’étaient pas des démocrates, mais bien des hommes du calife de Corée Saoudite, Abdelkader El Mali, qui a, lui aussi, quelques origines maliennes. Je lui ai précisé que certains étaient proches des généraux M. dit T. et T. dit B. et qu’il serait bête de casser le pacte de non agression mutuelle qu’il avait signé avec eux. C’est comme ça que j’ai réussi à libérer les otages du consulat de Gao. J’ai proposé au chef salafiste de garder H’mida Layachi, Lounès Guemmache et Anis Rahmani, mais il a refusé estimant qu’ils seraient plus utiles pour le calife de Corée Saoudite. C’est ce que je pense aussi. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !













9 avril 2012
Didi Baracho