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CHRONIQUE DE KHERRATA QUAND LE MARCHÉ DEVIENT SOUK…

11 avril 2012

Contribution

Voxpopuli : 

Respectivement, du samedi au vendredi, dans toutes les communes du pays se tient un marché hebdomadaire. On y vend de tout, même ce qui n’est pas compris dans ce tout. 
Chacun y trouve son compte, consommateur comme marchand. Et avant de régler ou d’encaisser le montant du produit, l’acheteur et le vendeur pensent avoir réalisé la bonne affaire… même si après «coût», le consommateur s’aperçoit que c’est lui qui s’est fait gruger comme toujours. Cependant, si ces marchés constituent une aubaine pour les citoyens suite à toutes les facilités d’acquisition qu’ils permettent, il faut dire que leur organisation générale laisse vraiment à désirer ! Les étals sont installés d’une façon désordonnée : le poisson côtoie les tissus, les légumes flirtent avec les ovins et les bovins, la viande joue du clin d’œil avec les chaussures, les épices considèrent curieusement les matériaux de construction, les dattes se frottent aux insecticides… Et le plus déplorable est que ces marchandises sont habituellement exposées à même le sol pierreux dont la poussière est soulevée en un nuage permanent par le va-et-vient incessant de la foule dense, cette poussière retombant bien entendu sur les produits de consommation pour la plupart. Ajoutez à cela le passage des véhicules de tous acabits circulant dans une cacophonie de klaxons à l’intérieur même de l’enceinte du marché, et vous aurez tous les ingrédients d’une parfaite pagaille ! Bitumer la place du marché, aligner les étals, classer les produits par affinité, interdire la circulation des véhicules, prévoir un parc de stationnement… sont-ils des projets irréalisables ? Demandent-ils un budget astronomique ? Requièrent-ils une intelligence au-dessus de la moyenne ? Exigent-ils un débat à l’APN ? Non, bien sûr. Alors la question reste posée. Toute proportion gardée, nous pouvons affirmer que pour cela et beaucoup d’autres choses, l’Algérie vogue toujours dans sa barque à la recherche de cette île de bonheur et de prospérité. Cette île invisible est pourtant proche. Mais pour l’atteindre, il faut ramer davantage. «Allez, courage, souque… souque…»
Khaled Lemnouer 

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/11/article.php?sid=132720&cid=49

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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