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Décès de Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante

12 avril 2012

Ben bella

Ahmed Ben Bella, le premier président de l’Algérie indépendante, est décédé mercredi à Alger à l’âge de 95 ans, a annoncé l’agence APS citant ses proches.

Mort durant son sommeil

Le président algérien, de 1962 à 1965, est décédé à son domicile familial à Alger, selon la même source. Il avait été admis à deux reprises, il y a plus d’un mois, à l’hôpital militaire d’Ain Naadja, après un malaise.

Selon le biographe d’Ahmed Ben Bella, Mohammed Benelhadj, « M. Ben Bella est mort à 15 h (14 h GMT) durant son sommeil ». Il était entouré de ses deux filles Mehdia et Noria, a-t-il ajouté.

La présidence algérienne n’a pas encore annoncé la date des funérailles nationales.

Socialisme autogestionnaire

Charismatique et populaire, Ben Bella, né le 25 décembre 1916 à Maghnia (Ouest) dans une famille de paysans originaires du Maroc, aura tenté d’implanter le« socialisme autogestionnaire » après son arrivée au pouvoir en septembre 1962.

Ben Bella voulait incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro, de l’Egyptien Gamal Abdel Nasser, de l’Indien Nehru et du Chinois Mao Tsé-Toung la lutte « anti-impérialiste » et le « non-alignement » du Tiers-Monde émergent.

Premier président de l’Algérie indépendante

Ahmed Ben Bella est devenu en septembre 1962 le premier président de l’Algérie indépendante. Son compagnon, ministre de la Défense et vice-président, feu Houari Boumediene, dont l’actuel président Abdelaziz Bouteflika avait toujours été proche, l’a renversé en le 19 juin 1965 puis emprisonné.

« Il ne s’attendait pas à être trahi par Boumediène », selon son biographe Mohammed Benelhadj. « Il est incarcéré dans des conditions sévères surtout de 1965 à 1969, poursuit ce proche. Ses geôliers n’ayant pas le droit de lui parler, il récitait le Coran pour entendre le son de sa propre voix », selon M. Benelhadj.« L’idée était de le pousser au suicide ».

Mariage en prison

Ben Bella remonte la pente après son mariage en prison en 1971 avec une journaliste, Zohra Sellami, avec laquelle il adopte deux filles, Mehdia, restée près de lui, et Noria. Plus tard, il adopte Alilou, un garçon tétraplégique, âgé aujourd’hui de 32 ans et installé en Espagne près de Noria.

En 1980, le premier président de l’indépendance algérienne est finalement gracié par le tout nouveau chef d’Etat Chadli Benjedid, successeur de Boumediene.

Ben Bella aura passé 24 ans et demi en détention : 16 ans, dont 14 au secret sous Houari Boumediene, et huit sous l’occupation française alors qu’il s’était illustré dans la bataille de Monte Cassino durant la Seconde guerre mondiale qui lui a pris deux de ses frères.

Relations fortes avec la France

Ses relations avec la France sont restées fortes. Dès sa libération en 1980, c’est en France qu’il s’exile jusqu’en 1990.

Partisan du dialogue avec les islamistes, il adhère au « Contrat national » de 1995 à Rome passé entre l’opposition légale et le Front Islamique de Salut (FIS-dissous) crédité grand vainqueur des législatives annulées de 1991.

Président des Sages de l’Union africaine

Revenu en Algérie après l’élection en 1999 de Bouteflika, il soutient sa politique de réconciliation nationale avec les islamistes et endosse en 2007 sa dernière fonction officielle : président des Sages de l’Union africaine, chargés de la prévention et de la résolution des conflits.

Cet homme, « courageux et bagarreur » selon ses proches, aura combattu toute sa vie.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Deces-de-Ahmed-Ben-Bella-premier-president-de-l-Algerie-independante_6346-2065358-fils-tous_filDMA.Htm

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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4 Réponses à “Décès de Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    VIDEOS. Mort de Ben Bella : huit jours de deuil en Algérie
    Publié le 11.04.2012, 18h16 | Mise à jour : 22h21

    Figure emblématique de l’indépendance, le premier président de l’Algérie indépendante de 1962 à 1965, Ahmed Ben Bella est décédé mercredi après-midi à son domicile familial à Alger. Il avait été admis à deux reprises, il y a plus d’un mois, à l’hôpital militaire d’Ain Naadja, après un malaise.
    Il s’est éteint à l’âge de 95 ans, durant son sommeil, entouré par ses deux filles Mehdia et Noria, selon son biographe, Mohammed Benelhadj. Il souffrait notamment de problèmes respiratoires. Depuis 2007, il présidait depuis 2007 le Groupe des sages de l’Union africaine.

    Peu après l’annonce officielle de ce décès, le président Abdelaziz Bouteflika a décrété huit jours de deuil dans tout le pays. Les funérailles nationales auront lieu vendredi à Alger.

    De parents marocains, Ben Bella est né le 25 décembre 1916 à Maghnia, dans le département (wilaya) de Tlemcen. Après des études secondaires à Tlemcen, il devient footballeur. Il joue ainsi durant la saison1939-1940 à l’Olympique de Marseille comme milieu de terrain.

    Durant la Seconde Guerre mondiale, il combat dans l’armée française au sein du 5e régiment de tirailleurs marocains de la 2e division d’infanterie marocaine (2e DIM). Puis il participe aux campagnes de France et d’Allemagne au sein de la 1re armée du général de Lattre. Il fut d’ailleurs décoré de la Médaille Militaire par le général de Gaulle en avril 1944.

    Chef historique du FLN

    Mais, marqué par la répression sanglante des manifestations de Sétif, le 8 mai 1945, il adhère au Parti du peuple algérien. Responsable pour l’Oranie de l’Organisation spéciale (OS), bras armé du parti du Peuple algérien, il se distingue en organisant le hold-up de la poste de la capitale de cette région pour lui procurer des fonds. Il est arrêté en mai 1950. Condamné à sept ans de réclusion, Il s’évade en 1952 et se réfugie au Caire auprès d’Hocine Aït Ahmed et de Mohamed Khider avec qui il formera plus tard la délégation extérieure du FLN (Front de libération nationale).

    Dans la capitale égyptienne, il se lie d’amitié avec le président Gamal Abdel Nasser, patron des «officiers libres», qui deviendra son mentor politique et apportera un soutien multiforme à sa demande au soulèvement algérien. En octobre 1956, son avion est intercepté par l’armée française au dessus d’Alger. Il est emprisonné en France jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, en 1962.

    Renversé en 1965 par Boumediene

    Il s’allie alors avec le chef d’Etat major de l’Armée de libération nationale (ALN), le colonel Houari Boumediene, et se fait élire, en 1963, premier président de la République algérienne indépendante, après avoir été désigné à cette fonction en septembre de l’année précédente. Mais deux ans après, le 19 juin 1965, il est renversé par un coup d’Etat militaire, arrêté et mis au secret sous haute surveillance de l’armée. En 1981, gracié et libéré par le successeur de Boumediene, Chadli Bendjedid, Ben Bella s’exile pour un temps à l’étranger et fonde le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA) sans parvenir à mobiliser.

    Altermondialiste

    Rentré à Alger en septembre 1990, il se retire de la vie politique nationale et se consacre à des dossiers internationaux (Palestine, Irak) et rejoint les altermondialistes dans leur lutte contre «la mondialisation capitaliste». Ahmed Ben Bella va prôner la «réconciliation nationale» avec les islamistes algériens, en se réconciliant avec le président Abdelaziz Bouteflika, ancien bras droit de Boumediene.

    http://www.leparisien.fr/international/ahmed-ben-bella-premier-president-de-l-algerie-est-mort-11-04-2012-1949989.php

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Le premier président de l’Algérie indépendante est décédé

    Ahmed Ben Bella, l’un des pionniers du déclenchement de la guerre d’indépendance contre la France, décédé le 11 avril 2012 à l’âge de 95 ans a été le premier président de l’Algérie indépendante mais a payé son engagement politique de 24 ans de prison.

    Cet homme, «courageux et bagarreur» selon ses proches, aura combattu toute sa vie. Et même jusqu’à la fin quand les problèmes dus à son âge avancé se sont succédés.

    Charismatique et populaire, Ben Bella, né le 25 décembre 1916 à Maghnia (Ouest) dans une famille de paysans originaires du Maroc, aura tenté d’implanter le «socialisme autogestionnaire» après son arrivée au pouvoir en septembre 1962.

    Le président Ahmed Ben Bella en 1965.

    Ben Bella voulait incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro, de l’Egyptien Gamal Abdel Nasser, de l’Indien Nehru et du Chinois Mao Tsé-Toung la lutte «anti-impérialiste» et le «non-alignement» du Tiers-Monde émergent.

    Mais il n’est pas resté longtemps à la tête du pays bien que confirmé par les urnes comme chef de l’Etat le 16 septembre 1963. Son compagnon, ministre de la Défense et vice-président, feu Houari Boumediene, dont l’actuel président Abdelaziz Bouteflika avait toujours été proche, l’a renversé en le 19 juin 1965 puis emprisonné.

    Plus de 24 ans en prison «Il ne s’attendait pas à être trahi par Boumediène», selon son biographe Mohammed Benelhadj.

    Ahmed Ben Bella et le colonel Boumediene en 1962.

    «Il est incarcéré dans des conditions sévères surtout de 1965 à 1969, poursuit ce proche. Ses geôliers n’ayant pas le droit de lui parler, il récitait le Coran pour entendre le son de sa propre voix», selon M. Benelhadj. «L’idée était de le pousser au suicide».

    Ben Bella remonte la pente après son mariage en prison en 1971 avec une journaliste, Zohra Sellami, avec laquelle il adopte deux filles, Mehdia, restée près de lui, et Noria. Plus tard, il adopte Alilou, un garçon tétraplégique, âgé aujourd’hui de 32 ans et installé en Espagne près de Noria.

    En 1980, le premier président de l’indépendance algérienne est finalement gracié par le tout nouveau chef d’Etat Chadli Benjedid, successeur de Boumediene.

    Ben Bella aura passé 24 ans et demi en détention : 16 ans, dont 14 au secret sous Houari Boumediene, et huit sous l’occupation française alors qu’il s’était illustré dans la bataille de Monte Cassino durant la Seconde guerre mondiale qui lui a pris deux de ses frères.

    Ce sous-officier de l’armée française est bouleversé à son retour en Algérie en 1945 par l’ampleur de la répression française des manifestations d’«indigènes».

    Il rejoint alors le Parti du peuple algérien, rebaptisé Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et devient membre de sa troupe de choc, l’Organisation spéciale (OS).

    Des relations avec la France restées fortes

    Avec un autre chef historique, Hocine Aït-Ahmed, il organise l’attaque de la poste d’Oran (ouest) pour remplir les caisses du parti. «Si les fonds nous manquent, il faut aller les chercher où ils se trouvent», disait-il alors.

    Arrêté en 1950 à Alger, il est condamné à sept ans de prison, mais s’évade en mars 1952 et rejoint Le Caire où il se lie avec Abdel Nasser.

    En novembre 1954, Ben Bella est l’un des 22 chefs historiques initiateurs du Front de Libération Nationale (FLN) contre la France coloniale.

    Les Français l’arrêtent à nouveau en octobre 1956 en interceptant l’avion qui le menait de Rabat à Tunis avec quatre autres dirigeants indépendantistes. Il est libéré en 1962, dès la signature des accords d’indépendance de l’Algérie à Evian mettant fin à 132 ans de colonialisme.

    Ses relations avec la France sont restées fortes. Dès sa libération en 1980, c’est en France qu’il s’exile jusqu’en 1990.

    Partisan du dialogue avec les islamistes, il adhère au «Contrat national» de 1995 à Rome passé entre l’opposition légale et le Front Islamique de Salut (FIS-dissous) crédité grand vainqueur des législatives annulées de 1991.

    Revenu en Algérie après l’élection en 1999 de Bouteflika, il soutient sa politique de réconciliation nationale avec les islamistes et endosse en 2007 sa dernière fonction officielle : président des Sages de l’Union africaine, chargés de la prévention et de la résolution des conflits.

    (AFP)

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Ben Bella, pour une Algérie libre

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    Ahmed Ben Bella, décédé mercredi à l’âge de 95 ans, premier président de l’Algérie indépendante en 1963, s’est voulu l’incarnation du Tiers-Monde émergent, après avoir passé plus de 24 ans en détention pour des raisons politiques en France et en Algérie.

    Il est né le 25 décembre 1916 à Maghnia, à la frontière marocaine, où s’étaient installés ses parents, paysans pauvres du sud marocain. Après des études secondaires à Tlemcen (ouest), Ben Bella fait son service militaire dans l’armée française puis adhère en 1937 au Parti du peuple algérien (PPA) du «père» du nationalisme algérien Messali Hadj.

    Médaille militaire

    En 1944, il est cité quatre fois à la bataille de Monte Cassino (Italie) et décoré de la Médaille militaire par le général de Gaulle, chef de la France Libre.

    Dirigeant de l’Organisation spéciale (OS), créée pour préparer le soulèvement armé du 1er novembre 1954 contre la France, il se distingue en organisant le hold-up de la poste d’Oran pour lui procurer des fonds.

    Arrêté et condamné à 8 ans de prison, il s’évade de la prison de Blida en 1950 et rejoint un premier noyau de dirigeants nationalistes algériens installés au Caire.

    Ami de Nasser

    Dans la capitale égyptienne, il se lie d’amitié avec le président Gamal Abdel Nasser, patron des «officiers libres», qui deviendra son mentor politique et apportera un soutien multiforme à sa demande au soulèvement algérien.

    En octobre 1956, son avion est intercepté par l’armée française au dessus d’Alger. Il est emprisonné en France jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, en 1962.

    Il s’allie alors avec le chef d’Etat major de l’Armée de libération nationale (ALN), le colonel Houari Boumediene, et se fait élire, en 1963, premier président de la République algérienne indépendante. Mais deux ans après, le 19 juin 1965, il est renversé par un coup d’Etat militaire, arrêté et mis au secret sous haute surveillance de l’armée.

    En 1981, gracié et libéré par le successeur de Boumediene, Chadli Bendjedid, Ben Bella s’exile pour un temps à l’étranger et fonde le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA) sans parvenir à mobiliser.

    Rentré à Alger en septembre 1990, il se retire de la vie politique nationale et se consacre à des dossiers internationaux (Palestine, Irak) et rejoint les «altermondialistes» dans leur lutte contre «la mondialisation capitaliste».

    Ahmed Ben Bella va prôner la «réconciliation nationale» avec les islamistes algériens, en se réconciliant avec le président Abdelaziz Bouteflika, ancien bras droit de Boumediene.

    (AFP)
    http://www.liberation.fr/monde/2012/04/11/ben-bella-pour-une-algerie-libre_811041

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    hmed Ben Bella, militant indépendantiste de la première heure, est décédé. Il a été président de l’Algérie entre 1963 et 1965.

    AFP
    Ahmed Ben Bella est décédé à l’âge de 95 ans ce mercredi. Retour sur le parcours de ce militant indépendantiste devenu le premier président de l’Algérie et qui rêvait d’incarner le Tiers-Monde émergent.
    Ahmed Ben Bella est décédé ce mercredi à l’âge de 95 ans. Lui qui fut le premier président de l’Algérie indépendante de 1962 à 1965, il fut l’un des pionniers du déclenchement de la guerre d’indépendance contre la France, Il a payé son engagement politique de 24 ans de prison, après quoi il s’est voulu l’incarnation du Tiers-Monde émergent. Cet homme, « courageux et bagarreur » selon ses proches, aura combattu toute sa vie. Et même jusqu’à la fin quand les problèmes dus à son âge avancé se sont succédés.
    C’est à la frontière marocaine, à Maghnia, qu’il est né le 25 décembre 1916. Ses parents, paysans pauvres du sud marocain, s’y étaient installés. Après des études secondaires à Tlemcen (ouest), Ahmed Ben Bella part en France pour y faire son service militaire. Il adhère en 1937 au Parti du peuple algérien (PPA) du « père » du nationalisme algérien Messali Hadj.
    En 1944, il est cité quatre fois à la bataille de Monte Cassino (Italie), où il faisait partie d’une unité d’élite, le 5e régiment de tirailleurs marocains (RTM). Il y a perdu deux de ses frères. Il a été décoré de la Médaille militaire par le général de Gaulle, chef de la France Libre. Il raconte cet épisode dans les colonnes de L’Express en 1995.
    Retour en Algérie
    Ce sous-officier de l’armée française est bouleversé à son retour en Algérie en 1945 par l’ampleur de la répression française des manifestations d’ »indigènes ». Il rejoint alors le Parti du peuple algérien, rebaptisé Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et devient membre de sa troupe de choc, l’Organisation spéciale (OS).
    Ahmed Ben Bella se distingue alors en organisant le hold-up de la poste d’Oran pour remplir les caisses de son parti. Arrêté en 1950 et condamné à 7 ans de prison, il s’évade de la prison de Blida en 1952 et rejoint un premier noyau de dirigeants nationalistes algériens installés au Caire. Dans la capitale égyptienne, il se lie d’amitié avec le président Gamal Abdel Nasser, patron des « officiers libres », qui deviendra son mentor politique et apportera un soutien multiforme à sa demande au soulèvement algérien. En novembre 1954, il est l’un des 22 chefs historiques initiateurs du Front de Libération Nationale (FLN) contre la France coloniale.
    Ben Bella et De Gaulle…
    La guerre d’Algérie pour toile de fond, il retrouve son « adversaire », le général de Gaulle. « J’ai une immense estime pour de Gaulle. Adversaires, nous l’avons été, et l’affrontement a forgé le respect mutuel. Quand il est revenu au pouvoir, en 1958, je savais qu’il serait redoutable, mais la stature historique du personnage me donnait confiance sur le long terme. Chef militaire, c’est lui qui nous a porté les coups les plus durs. (…) De Gaulle n’était pas un politicien. Il avait cette dimension universelle qui fait trop souvent défaut aux dirigeants actuels », disait-il dans cet article datant de 1995.
    En octobre 1956, son avion est intercepté par l’armée française au dessus d’Alger. Il est emprisonné en France jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, en 1962. Il s’allie alors avec le chef d’Etat major de l’Armée de libération nationale (ALN), le colonel Houari Boumediene, et se fait élire, en 1963, premier président de la République algérienne indépendante.
    Une courte présidence
    Charismatique et populaire, il tente d’implanter le « socialisme autogestionnaire » après son arrivée au pouvoir en septembre 1962. Il rêve d’incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro, de l’Egyptien Gamal Abdel Nasser, de l’Indien Nehru et du Chinois Mao Tsé-Toung la lutte « anti-impérialiste » et le « non-alignement » du Tiers-Monde émergent.

    Il rêve d’incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro la lutte « anti-impérialiste » et le « non-alignement » du Tiers-Monde émergent.
    AFP
    Mais il n’est pas resté longtemps à la tête du pays bien que confirmé par les urnes comme chef de l’Etat le 16 septembre 1963. Son compagnon, ministre de la Défense et vice-président, feu Houari Boumediene, dont l’actuel président Abdelaziz Bouteflika avait toujours été proche, l’a renversé en le 19 juin 1965 puis emprisonné. »Il ne s’attendait pas à être trahi par Boumediène », selon son biographe Mohammed Benelhadj.
    En 1981, gracié et libéré par le successeur de Boumediene, Chadli Bendjedid, Ben Bella s’exile pour un temps à l’étranger, notamment en France, et fonde le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA) sans parvenir à mobiliser. Rentré à Alger en septembre 1990, il se retire de la vie politique nationale et se consacre à des dossiers internationaux (Palestine, Irak) et rejoint les « altermondialistes » dans leur lutte contre « la mondialisation capitaliste ».
    Revenu en Algérie après l’élection en 1999 de Bouteflika, il soutient sa politique de réconciliation nationale avec les islamistes et endosse en 2007 sa dernière fonction officielle: président des Sages de l’Union africaine, chargés de la prévention et de la résolution des conflits.
    Avec hmed Ben Bella, militant indépendantiste de la première heure, est décédé. Il a été président de l’Algérie entre 1963 et 1965.

    AFP
    Ahmed Ben Bella est décédé à l’âge de 95 ans ce mercredi. Retour sur le parcours de ce militant indépendantiste devenu le premier président de l’Algérie et qui rêvait d’incarner le Tiers-Monde émergent.
    Ahmed Ben Bella est décédé ce mercredi à l’âge de 95 ans. Lui qui fut le premier président de l’Algérie indépendante de 1962 à 1965, il fut l’un des pionniers du déclenchement de la guerre d’indépendance contre la France, Il a payé son engagement politique de 24 ans de prison, après quoi il s’est voulu l’incarnation du Tiers-Monde émergent. Cet homme, « courageux et bagarreur » selon ses proches, aura combattu toute sa vie. Et même jusqu’à la fin quand les problèmes dus à son âge avancé se sont succédés.
    C’est à la frontière marocaine, à Maghnia, qu’il est né le 25 décembre 1916. Ses parents, paysans pauvres du sud marocain, s’y étaient installés. Après des études secondaires à Tlemcen (ouest), Ahmed Ben Bella part en France pour y faire son service militaire. Il adhère en 1937 au Parti du peuple algérien (PPA) du « père » du nationalisme algérien Messali Hadj.
    En 1944, il est cité quatre fois à la bataille de Monte Cassino (Italie), où il faisait partie d’une unité d’élite, le 5e régiment de tirailleurs marocains (RTM). Il y a perdu deux de ses frères. Il a été décoré de la Médaille militaire par le général de Gaulle, chef de la France Libre. Il raconte cet épisode dans les colonnes de L’Express en 1995.
    Retour en Algérie
    Ce sous-officier de l’armée française est bouleversé à son retour en Algérie en 1945 par l’ampleur de la répression française des manifestations d’ »indigènes ». Il rejoint alors le Parti du peuple algérien, rebaptisé Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et devient membre de sa troupe de choc, l’Organisation spéciale (OS).
    Ahmed Ben Bella se distingue alors en organisant le hold-up de la poste d’Oran pour remplir les caisses de son parti. Arrêté en 1950 et condamné à 7 ans de prison, il s’évade de la prison de Blida en 1952 et rejoint un premier noyau de dirigeants nationalistes algériens installés au Caire. Dans la capitale égyptienne, il se lie d’amitié avec le président Gamal Abdel Nasser, patron des « officiers libres », qui deviendra son mentor politique et apportera un soutien multiforme à sa demande au soulèvement algérien. En novembre 1954, il est l’un des 22 chefs historiques initiateurs du Front de Libération Nationale (FLN) contre la France coloniale.
    Ben Bella et De Gaulle…
    La guerre d’Algérie pour toile de fond, il retrouve son « adversaire », le général de Gaulle. « J’ai une immense estime pour de Gaulle. Adversaires, nous l’avons été, et l’affrontement a forgé le respect mutuel. Quand il est revenu au pouvoir, en 1958, je savais qu’il serait redoutable, mais la stature historique du personnage me donnait confiance sur le long terme. Chef militaire, c’est lui qui nous a porté les coups les plus durs. (…) De Gaulle n’était pas un politicien. Il avait cette dimension universelle qui fait trop souvent défaut aux dirigeants actuels », disait-il dans cet article datant de 1995.
    En octobre 1956, son avion est intercepté par l’armée française au dessus d’Alger. Il est emprisonné en France jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, en 1962. Il s’allie alors avec le chef d’Etat major de l’Armée de libération nationale (ALN), le colonel Houari Boumediene, et se fait élire, en 1963, premier président de la République algérienne indépendante.
    Une courte présidence
    Charismatique et populaire, il tente d’implanter le « socialisme autogestionnaire » après son arrivée au pouvoir en septembre 1962. Il rêve d’incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro, de l’Egyptien Gamal Abdel Nasser, de l’Indien Nehru et du Chinois Mao Tsé-Toung la lutte « anti-impérialiste » et le « non-alignement » du Tiers-Monde émergent.

    Il rêve d’incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro la lutte « anti-impérialiste » et le « non-alignement » du Tiers-Monde émergent.
    AFP
    Mais il n’est pas resté longtemps à la tête du pays bien que confirmé par les urnes comme chef de l’Etat le 16 septembre 1963. Son compagnon, ministre de la Défense et vice-président, feu Houari Boumediene, dont l’actuel président Abdelaziz Bouteflika avait toujours été proche, l’a renversé en le 19 juin 1965 puis emprisonné. »Il ne s’attendait pas à être trahi par Boumediène », selon son biographe Mohammed Benelhadj.
    En 1981, gracié et libéré par le successeur de Boumediene, Chadli Bendjedid, Ben Bella s’exile pour un temps à l’étranger, notamment en France, et fonde le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA) sans parvenir à mobiliser. Rentré à Alger en septembre 1990, il se retire de la vie politique nationale et se consacre à des dossiers internationaux (Palestine, Irak) et rejoint les « altermondialistes » dans leur lutte contre « la mondialisation capitaliste ».
    Revenu en Algérie après l’élection en 1999 de Bouteflika, il soutient sa politique de réconciliation nationale avec les islamistes et endosse en 2007 sa dernière fonction officielle: président des Sages de l’Union africaine, chargés de la prévention et de la résolution des conflits.
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