A toutes les chèvres à deux pattes du championnat
«Azz’men dar, wel far tleflou al ghar», aurait sans doute dit ma grand-mère Allah yerhamha.

«Azz’men dar, wel far tleflou al ghar», aurait sans doute dit ma grand-mère Allah yerhamha. L’époque a bien changé mes amis et même le rat ne reconnaît plus le chemin qui mène vers son trou. Je dis cela parce que j’ai lu l’interview d’un illustre inconnu, répondant au nom
particulièrement olé olé de Denden, à l’image de l’irrespectueuse intervention dans notre journal de ce jeune qui m’a choquée au point de déclencher en moi l’envie de remettre la petite bête dans sa tanière. Ce Denden, dont seul sa famille et ses proches se rappeleront qu’il a été footballeur un jour, une fois sa carrière terminée, a osé s’en prendre à deux figures emblématiques du RCK et du football national : Abdelaziz Safsafi et Mohamed Kaci Saïd. Ce petit rigolo a tenté de les «descendre» en leur mettant sur le dos tous les problèmes du club, sans se soucier de se demander si son statut d’invisible du football national lui ouvrait des droits aussi grands. Tout cela, parce qu’ils ne l’ont pas fait jouer ? Soubhan Allah ! Ces jeunes, qui voient leur photo sur le journal et qui se prennent tout de suite pour des stars, ne comprennent pas encore qu’ils nous exaspèrent par ces comportements de Gogols. Il n’y a plus de respect pour les anciens ni pour les grandes personnes tout court. Ils pensent qu’en l’ouvrant aussi grand que les hippopotames, la diarrhée verbale qui en sortira se transformera en une brillante thèse de psychologie. Alors qu’en réalité, ils ne font que nous dégoûter un peu plus de ce sport pour «chèvres à deux pattes» qu’ils nous offrent sur le terrain. Je ne veux pas m’attarder sur le cas de cet attardé qui se prend pour Lionel Messi, car ce serait lui accorder un honneur qui le dépasse de bien loin. Ma gueulante de ce jour se veut généralisatrice pour englober tous ces abrutis qui se prennent pour de vrais joueurs de football et qui, sans connaître le vécu des anciens, s’attaquent à ces monuments du vrai football national. Des hommes comme Safsafi et Kaci Saïd ont un passé tellement grand, qu’un seul de leurs matchs mémorables suffit à éclipser 15 ans de la carrière stérile et stérilisante des ruminants d’aujourd’hui. Franchement, pour s’attaquer à de tels icônes, il faut vraiment être m’denden de la tête.
Suzanne Amokrane
suzanneamokrane@yahoo.fr
À propos de Artisan de l'ombre
Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie
Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme .
Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali …
Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère .
Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains.
Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui
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15 avril 2012
SUZANNE AMOKRANE.