PUBLIE LE : 02-12-2009 | 00:00 | PAR SUZANNE AMOKRANE
Le seul Egyptien qui me fait un peu de peine, c’est Aboutrika. C’est le seul qui mérite un autre sort.

Non, je n’ai pas été virée comme le croient certains, ni morte. La seule à avoir été virée et tuée ces derniers temps, c’est l’Egypte ! Moi, je suis aussi vivante que tous mes compatriotes, aussi fière de vivre cette épopée des Verts des années 2000. Comme ça au moins, on ne nous parlera plus que du fantôme de l’Algérie des années 80. Voilà ma première fierté. La seconde est celle de voir ces Egypchiens continuer à aboyer deux semaines après les avoir marqués au fer rouge. Que c’est beau de se réveiller tous les matins et vêtir les habits du mondialiste ! Vous imaginez un peu la douleur des Egyptiens qui pensent à longueur de journée à la défaite et à l’élimination ? Quelle horreur mon Dieu ! C’est pour cette raison qu’ils se déchaînent comme ça depuis le 18 novembre. Il faut les comprendre les pauvres. On les a humiliés totalement. On les a badigeonnés de honte avant de les désintégrer. Il n’en reste que des poussières de momies depuis que Yahia leur a envoyé ce canon dans la lucarne. Boum ! Comme l’a si bien décrit notre ami Hafid Derradji dans son commentaire. Une fusée ! Voilà ce que notre Anthar a envoyé à leur Abla en pleurs. Une vraie décharge électrique. Une foudre en pleine lucarne. Assem ! Du vrai poison qui a tué tous les Egyptiens d’un seul coup de patte. Quelle belle victoire mes amis ! Quelle splendide qualification après cette hogra collective qu’ils nous ont fait subir au Caire. Dieu ne se range jamais du côté des injustes. Le seul Egyptien qui me fait un peu de peine, c’est Aboutrika. C’est le seul qui mérite un autre sort. Dommage que les lois de la FIFA ne puissent pas nous permettre de le naturaliser algérien pour l’emmener avec nous en Afrique du Sud. L’a-t-on entendu raconter des mensonges comme ses compatriotes ? Rien. Pas un seul bobard, pas de tromperie de la part de ce gentleman qui sait très bien que la vérité n’accompagne que les vainqueurs. Il a préféré se taire et garder tout son honneur. Face à ce comportement digne, aucun Algérien ne peut se réjouir rageusement comme on le fait depuis le 18 novembre pour brûler un peu plus les cœurs des Egyptiens. A regarder de plus près leur haine à l’égard de notre pays, on se dit que c’est Dieu qui nous a offert ce casus belli pour nous permettre de laver l’affront de l’élimination de 1989 et de remettre les Egypchiens dans leur niche. Ainsi, a-t-on réussi vaillamment à leur infliger une deuxième défaite humiliante, en l’espace de… six jours. Peut-être nous respecteront-ils enfin, autant que ceux qui étaient censés être leurs vrais ennemis depuis… 1967 !
Suzanneamokrane@yahoo.fr
http://www.lebuteur.com/foot-en-vrac/actualites/la-deuxieme-guerre-des-six-jours-pour-legypte













15 avril 2012
SUZANNE AMOKRANE.