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Karla Suarez vient de publier chez Métaillié son troisième roman, « La Havane année zéro ».

26 avril 2012

LITTERATURE

 

Karla Suarez vient de publier chez Métaillié son troisième roman,

L’histoire de ce roman a lieu dans Cuba de Castro. EIle commence en trombe, par une peinture tranchante du vécue du pays des Castro. « C’était en 1993, année zéro à Cuba. L’année des coupures d’électricité interminables (…) J’ai 30 ans et des problèmes à la pelle« , raconte Julia, enseignante et personnage en diable de ce roman. Cuba donc manque de tout, un vécu que tout Algérien connaît. Pour Julia, son travail est alimentaire, car elle s’ennuie avec ses élèves. Pour se s’évader de son quotidien, elle navigue entre trois hommes. Trois destins éloignés. Euclides, son ancien prof de faculté, divorcé, qui s’est réfugié chez sa mère. Angel qui lui possède un bel appartement. Ce qui est exceptionnel. Cela ne vous rappelle pas l’Algérie ? Mais Cuba n’est pas l’Algérie. Et puis il y a cet écrivain dont Julia s’est entiché, comme pour corser son personnage. Le rapport entre les quatre : la fascination qu’ils éprouvent pour Antonio Meucci.

L’intrigue ? La recherche d’un document qui prouverait que cet illustre oublié qu’est Antonio Meucci, Italien réfugié à la Havane, aurait inventé le téléphone. Eh oui pour Julia, le téléphone dans ce pays où tout manque est né à Cuba, bien avant Graham Bell ; n’en déplaise à toutes les histoires qui racontent le contraire. Pour sans doute donner du piquant à sa vie, Julia s’embarque dans une enquête pour démêler cette affaire. Mais l’enjeu est trop gros, car ces fameuses preuves de la paternité de l’invention du téléphone pourraient valoir de l’or. Il ne faut pas oublier qu’on est à Cuba, en pleine crise.

Mais pas seulement. Elle se rend vite compte que ce n’est pas simple. L’écheveau compliqué. Ici mensonges, alliances et suspicions se mélangent pour former une intrigue hardiment menée. Ici tous les protagonistes mentent par nécessité, une question de survie dans ce pays où tout manque.

Pertinente, l’histoire de La Havane année zéro se présente comme un problème mathématiques, une équation à trois inconnues. Karla Suarez mêle et démêle les informations si tant est que le lecteur est entraîné dans l’enquête pour savoir qui des trois possède réellement les documents prouvant qu’Antonio Meucci est bien l’inventeur du téléphone. Nous arrêtons de décortiquer le roman pour ne pas déflorer l’histoire. Mais au-delà de cette enquêteur la romancière raconte une autre histoire, celle de ce pays épuisé, laminé par les pénuries, les manques de toutes sortes. D’une écriture incisive et sobre, Karla Suarez dévoile un pays ravagé par la crise économique. Et en filigrane, il y a bien sûr tous ces Cubains qui rêvent, luttent au quotidien pour rendre la vie un peu plus supportable qu’elle ne l’est.

Kassia G.-A.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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