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NEBIL KAROUI, P-DG DE NESSMA TV “On a un appétit incroyable pour l’Algérie”

28 avril 2012

Contribution

Culture

Samedi, 28 Avril 2012

Par : Sara KharfiNEBIL KAROUI, P-DG DE NESSMA TV  “On a un appétit incroyable pour l’Algérie” dans Contribution 13_200_150

Le premier responsable de Nessma Tv qualifie la semaine algérienne organisée il y a quelques jours, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance, “de réussite”. Il affiche également sa volonté de couvrir les législatives du 10 mai, en signalant qu’une demande d’accréditation a été formulée, et que sa chaîne mettra en place un dispositif particulier pour la couverture de l’événement.

Liberté : Quel premier bilan faites-vous de la semaine algérienne, “Tahya  El Djazaïr”, que vous avez organisée à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie ?
Nebil Karoui : Le premier bilan que je fais, c’est qu’il y avait un enthousiasme extraordinaire : tous les Algériens qui sont venus – il y en avait qui ne se connaissaient pas et qui se sont rencontrés là-bas. C’est une dynamique qui est revenue chez Nessma, une dynamique de la fête : Marocains, Tunisiens, Algériens, tous les gens qui étaient là-bas ont fêté l’Algérie. Deuxièmement, je pense modestement que c’était une réussite.
Bien sûr qu’on peut faire mieux, qu’on peut faire différemment, qu’il y a cent mille manières de faire une semaine algérienne, qu’il y a un million d’invités qu’on aurait pu inviter ou ne pas inviter, etc., mais à la fin, ça a le mérite d’avoir existé. Nous avons fait beaucoup d’efforts. Il faut dire aussi qu’on n’avait pas de sponsors, que ce n’était pas commandé par l’état. C’était juste une initiative spontanée.
C’est juste qu’on a voulu faire ça. Je crois qu’on a donné une très belle image de l’Algérie. Quand je regarde les images, je vois une Algérie moderne, heureuse, qui réussit, qui se bagarre, où il y a des problèmes bien sûr mais où les gens étaient contents d’être là et ça se voyait.

Depuis la “révolution de Jasmin”, Nessma s’était un peu détournée des émissions de divertissement pour s’orienter vers la politique. Quelles vont être à présent les orientations de votre chaîne ?

On va essayer d’alterner, en fait, et d’équilibrer. D’ailleurs, on est en train de le voir parce qu’on est en train de faire entrer de plus en plus de divertissements. Les gens sont fatigués de voir trop de politique.
Nous, on a été obligé de faire cela, c’était presque un devoir patriotique parce que, à un moment donné, la télévision publique tunisienne ne marchait plus, Hannibal avait des problèmes avec une autre télé, et il n’y avait que Nessma.
Donc pour les gens, Nessma était devenue “la Télé” en Tunisie. Ainsi, on était obligé de parler de la révolution et de tout ce qui se passait. Et en plus après, il y a eu les élections, les premières élections démocratiques en Tunisie. Cependant, maintenant on est en train de mettre de plus en plus de divertissements, et pourquoi pas, un peu plus de politique algérienne et marocaine.
On est en train de balbutier. D’ailleurs, on est en train de faire une capsule sur les élections algériennes, tous les jours.

Justement, comptez-vous couvrir les élections législatives algériennes ?
Oui, je pense. On a demandé une accréditation pour couvrir les élections, et je pense que ça va être positif. On en parlera en temps et en heure puisqu’on va mettre un dispositif particulier, et après on le partagera avec tout le monde. Mais effectivement c’est notre volonté de couvrir les élections algériennes. On a couvert les élections tunisiennes et les élections marocaines, donc ce serait normal pour nous, naturel, de couvrir les élections algériennes.

Qu’est-ce qui bloque réellement votre chaîne en Algérie ?

Je pense que c’est tout à fait normal. Pour m’expliquer, je vais faire un peu de prospective. En cinquante ans, dans le Maghreb, il n’y a eu qu’une seule licence de télévision privée. Donc venir faire une chaîne privée c’est forcément dérangeant, puisque quand on voit les choses avant tout le monde, forcément on souffre un peu, et il faut avoir du souffle.
Si on a du souffle et qu’on tient, les gens verront après ce que ça peut apporter. Ils s’y habituent et par la suite, cela devient plus naturel. Je crois qu’on a atteint un âge de maturité ici en Algérie.
Tout le monde s’est habitué à Nessma et sait que c’est une chaîne bienveillante qui parle de l’Algérie et qui est proche de l’Algérie, et je crois que c’est pour ça que ça va s’arranger. On a une très bonne audience en Algérie. On est parmi le trio de tête en Algérie, tous les soirs. Et c’est une chaîne qui est très appréciée en Algérie, très critiquée par exemple en Tunisie, mais plébiscitée ici.

Donc, il y a moins de blocages ?
Bien sûr. On voit qu’il y a beaucoup moins de blocages au fur et à mesure. C’est une espèce de confiance qui s’installe. Quand on voit comment les chaînes internationales, des fois, sont très agressives dans les pays – si on regarde ce que fait Al-Jazeera, certaines chaînes françaises ou autres –, c’est tout à fait normal quand une chaîne commence à avoir beaucoup d’audience dans un pays, on se demande qu’est-ce qu’ils veulent ceux-là.
C’est normal parce que ça rentre chez les gens, et ils peuvent nous bloquer complètement si les gens nous regardent. Ça peut être dérangeant aussi. Nous, nous sommes très bienveillants et on le montre tous les jours. On aime l’Algérie, nous ! Ici c’est notre pays, comme la Tunisie et le Maroc sont nos pays aussi, et on veut travailler normalement. Et “Inchallah”, je pense que notre message est en train de passer de plus en plus.

Avec l’ouverture annoncée de l’audiovisuel en Algérie et la création de nouvelles chaînes algériennes privées, quel est le positionnement de Nessma par rapport à tout cela ?
Vous savez, notre positionnement est clair : on est une chaîne maghrébine moderniste et moderne. Notre ligne éditoriale est toujours positive. On veut montrer les choses positives, les bons côtés.  S’il y en a d’autres qui veulent montrer les mauvais côtés, c’est leur problème. Finalement, et je ne veux pas paraître prétentieux, c’est plutôt à eux de se demander comment ils vont se positionner par rapport à nous.
Nous, ça fait trois ans qu’on existe. Bien sûr qu’on va répondre à la concurrence, et qu’on va regarder ce qu’ils font. On respecte tout le monde et on est très contents qu’il y ait d’autres gens qui viennent, et bien sûr qu’il va y avoir des effets sur notre chaîne. On a un appétit incroyable pour l’Algérie, sauf qu’on était bridés. Si on nous laisse travailler, on développera cet appétit.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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