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L’ADIEU AU ROCHER DE ZAHRA FARAH Destins croisés

5 juin 2012

Auteurs Algériens

Culture : EN LIBRAIRIE

Née à Constantine, Zahra Farah vit à Oran où elle exerce le métier de psychologue en milieu scolaire. L’adieu au Rocher est son premier roman.
Trois destins de femmes s’y croisent. Celui de Zouina, mère acariâtre et intransigeante ; Zahra, belle-mère monstrueuse, et Fella, petite-fille victime de maltraitance. Dénominateurs communs : injustice, brimade, misère, souffrance. Constantine, début des années 1940. Mouni subit les foudres d’une mère impitoyable qui l’élève à la dure. Un jour, elle lui brise les doigts avec un marteau jugeant qu’elle a mal roulé le couscous ! Pour se débarrasser d’elle, la mère indigne la donne en mariage à un quadragénaire, engagé dans l’armée française dans les rangs des combattants au Maroc. Mère de deux enfants en bas âge, (Salim et Fella), elle doit supporter les vexations quotidiennes d’une belle-mère despote. Au retour de Hocine du front, la situation s’aggrave. Remonté comme un coucou par sa mère, l’ex-soldat maltraite sa femme. Le jour où il lui plaque son révolver sur sa tempe, Mouni prend la poudre d’escampette fuyant le bourreau, ses deux enfants sous le bras. Rejetée par sa mère, la fugueuse survit en réalisant des travaux de couture pour un pied-noir. Recherchée par son ex-mari, elle vit dans l’angoisse d’être retrouvée et séparée de ses enfants. Lorsque son employeur met la clef sous le paillasson pour cause de faillite, Mouni se retrouve sur la paille. Seule sa tante Baya lui apporte aide et réconfort. Le jour où un travail comme cuisinière chez une riche famille à Oran lui est proposé, la Constantinoise quitte la ville des ponts suspendus pour commencer une nouvelle vie à Oran. Un roman aux relents de vécu, à lire absolument.
Sabrinal
L’adieu au Rocher, de Zahra Farah, Editions Media-plus, 2011, 193 p, 750 DA

     Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/06/05/article.php?sid=135084&cid=16

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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3 Réponses à “L’ADIEU AU ROCHER DE ZAHRA FARAH Destins croisés”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    L’adieu au Rocher, roman de Zahra Farah
    Vient de paraître aux Editions Média-Plus
    El WatanEl Watan : 21 – 12 – 2011
    Le roman se déroule à Constantine, avec pour toile de fond la Seconde Guerre mondiale.
    Dans cette ville de l’Est algérien, agrippée à flanc de rocher, et où les traditions sont fortement enracinées, des femmes luttent contre l’adversité, chacune à sa manière. Malgré leurs dissemblances, elles ont toutes le sens du devoir et la fierté ancestrale des femmes « du Rocher ». C’est trois générations de femmes dont ce livre déroule l’histoire, avec leurs personnalités, leurs conflits et leurs souffrances : Zouïna, la mère intransigeante, Mouni, devenue par nécessité chef de famille, et Fella, la fillette mal acceptée par les siens.

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    «L’ADIEU AU ROCHER» DE ZAHRA FARAH
    R CLe Quotidien d’Oran : 29 – 05 – 2012
    Ce roman avec pour toile de fond la seconde guerre mondiale nous plonge dans les profondeurs de l’univers des femmes, en un passé récent. Zahra Farah nous livre avec pudeur un pan de l’histoire de trois générations de femmes avec les relations conflictuelles que cela implique.
    Le récit se déroule dans cette ville conformiste de l’est de l’Algérie agrippée à flanc de rocher et où les traditions sont profondément enracinées. Des femmes luttent contre l’adversité, chacune à sa manière.
    Mouni, le personnage principal, est élevée ou plutôt « dressée » par Zouïna, une mère dure, intransigeante et sans pitié dont la mission est de faire d’elle une parfaite épouse, « rôle essentiel d’une fille de famille qui se respecte.. » et ceci, bien entendu à coups d’interdits, de tortures aussi bien physiques que morales. Au nom des convenances Mouni, dès sa tendre enfance va subir toutes sortes d’épreuves et sera soumise à un conditionnement drastique jusqu’à la totale abnégation. Afin d’arriver à la perfection, rien ne lui sera épargné.
    L’œuvre de Zouïna étant terminée, Mouni se métamorphose en une belle jeune fille accomplie, parfaite sous tous les plans et à qui l’on va s’empresser de trouver mari ; Hocine, un militaire de carrière déniché par la joviale tante Baya semble être le parti idéal qui lui permettra (selon son entourage) de vivre « à l’abri du besoin » … et la froide adolescente sera la première à se féliciter de cette union qui va permettre son affranchissement de l’étouffante tyrannie maternelle.
    Elle va pourtant très vite constater qu’elle n’a en réalité troqué qu’un tyran contre un autre : Zahra son acariâtre belle-mère, ayant « délégation» pour gouverner le foyer …
    Mouni va mettre au monde un garçon Salim et, Hocine, venu en permission à cette occasion, repart vers son régiment fier et comblé par cette naissance qui perpétue son nom. La seconde naissance sera une fillette, enfant mal accueillie parce que de sexe féminin, Fella viendra au monde en pleine période de guerre -c’est la deuxième guerre mondiale- en l’absence de son procréateur occupé à combattre sous la bannière tricolore, dans une guerre qui ne le concerne pas mais dont les séquelles seront lourdes de conséquences … Salim, alors âgé de quatre ans, lorsqu’on le forcera à embrasser le nourrisson émettra: « elle ne sent pas bon. Je ne l’aime pas !!! » à la jubilation de Zahra qui désormais s’engage dans une inimitié déclarée à l’égard de « sa stupide bru inapte à donner un mâle »… Cette naissance précipitera la disgrâce de Mouni. Finalement rendu à la vie civile, Hocine se réfugie dans l’alcool pour échapper aux démons des souvenirs de combats qui le hantent et le plongent dans d’effroyables accès de fureur. Un soir, au paroxysme de son égarement, il plaque son arme contre la tempe de son épouse. Par miracle Mouni échappera à la mort. Cette nuit-là sa fille dans les bras, Mouni fuit le domicile conjugal.
    Rejetée par sa mère qui refusera de l’accueillir parce qu’elle a porté atteinte à l’honneur de la famille et qui dira : «En un instant, elle réduit à néant tous nos efforts et croit être reçue par nous les bras ouverts. Une femme avec deux orphelins à nourrir dont une fille en plus ! Non je ne l’hébergerai pas une seule nuit sous ce toit.». Chassée par sa famille pour n’avoir pas respecté l’ordre établi, elle trouvera asile avec ses enfants chez la généreuse tante Baya.
    Dès lors, Fella sera rendue responsable de l’infortune de sa mère qui ne cessera de le lui reprocher, tout en la comparant à son frère, Salim l’érudit, paré de toutes les qualités et au-dessus de toute critique.
    De sa première enfance, Fella gardera le souvenir de ses périples à travers sa ville natale qu’elle découvre par les interstices de la mléya, voile noir de sa mère, où cette dernière la dissimule de peur d’une rencontre inopinée avec Hocine qui a juré d’enlever les enfants.
    Ce sera grâce à Baya que la fillette fera une incursion à l’école où elle découvrira un monde tellement différent du sien.
    Devenue objet d’opprobre de son entourage, dans sa ville austère du Rocher, où nul comportement déviant n’est toléré et de plus, sévèrement condamné. Mouni décide d’aller vivre son élargissement et son exil dans une ville de l’ouest du pays, Oran, là où personne ne connaît son histoire…
    Un déchirement pour Fella qui s’en va, la mort dans l’âme, ravalant ses larmes dans le train qui la mène vers l’inconnu, (car son éducation ne permet pas la faiblesse) laissant derrière elle sur le flanc du Rocher les seules personnes qui lui témoignaient de l’affection, ses amis d’enfance : Simon, Sarah, Berthe et Lotfi le Taciturne ainsi que sa chère tante Baya.
    Le roman se termine sur les quais de la belle gare d’Oran où Fella ouvre de grands yeux étonnés en découvrant que les femmes ne portent pas de voilette pour masquer leur visage et la légèreté de leur haïk octroyait de la grâce à leur démarche.
    L’adieu au Rocher de Zahra Farah, 194 pages, paru aux Editions Média-Plus.
    Psychologue de formation, Zahra Farah voit le jour à Constantine dans une famille modeste.
    Elle entamera sa scolarité dans sa ville natale et poursuivra ses études à Oran au Lycée El Hayat.
    Elle embrasse la fonction d’enseignante qui la conduit à entreprendre des études en psychologie d’abord à l’université d’Alger, puis à celle d’Oran.
    Elle se consacre au milieu scolaire, espace où elle se sent le plus utile.

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    L’Adieu au rocher, par Zahra Farah
    « Seuls les serments d’enfant sont éternels »
    le 09.05.12 | 10h00

    Une narration pudique de faits atroces, d’enfances brisées, de femmes opprimées dans l’Algérie des années 1940…

    Un roman où se livrent, en toute simplicité, au-delà du fait colonial, des drames familiaux, dont les femmes sont les victimes toutes désignées. Victimes, mais aussi bourreaux, faisant et défaisant les destins de leurs congénères, conformément à un schéma séculaire, auquel elles se soumettent. Zouina, une mère rongée par le souci maladif, paroxystique, des convenances sociales, de surcroît bigote, n’hésite pas à martyriser sa fille Mouni. Cette dernière subit les tortures morales et physiques les plus abjectes. On lui inculque, avec une cruauté consommée, l’art de tenir une maison à la perfection, l’obéissance à l’époux, le renoncement de soi… Des rituels purement constantinois apparaissent en filigrane, teintés de nostalgie, les matins fébriles où les matrones sont convoquées pour rouler à l’infini des grains de couscous, qu’on entrepose ensuite en prévision des hivers glacés; la distillation des eaux florales, le malouf, les longs cérémonials des bains maures hantés par les marieuses, qui tâtaient et soupesaient, comme un tas de marchandise au rabais, de belles et timides jeunes filles, à peine sorties de l’enfance…

    Mouni est devenue une petite femme «accomplie», qui troque l’acrimonie de sa mère contre celle de sa belle-mère. Elle met au monde deux enfants, un garçon, pour lequel on se prive volontiers, et une fille, Fella, un autre souffre-douleur, qui devra prêter le flanc pour conjurer tous les anathèmes. L’enfer continue pour Mouni, avec un époux que les circonstances ont rendu violent. Devenu alcoolique après son retour du front, il la menace avec son arme à feu. Terrorisée, elle s’enfuit loin de lui. Sa mère (à elle), non seulement la rend responsable de cet échec, mais la rejette. Voici les arguments qu’elle avance à son époux (le père de Mouni): «En un instant, elle réduit à néant tous nos efforts. Et elle croit être reçue par nous les bras ouverts. Une femme avec deux orphelins à nourrir dont une fille en plus ! Non je ne l’hébergerai pas une seule nuit sous ce toit.» Et c’est la tante maternelle, la tendre Baya, dont le mari est quasiment le seul protagoniste masculin à manifester quelque bienveillance, qui l’héberge avec ses enfants. Mais Mouni perd toute humanité.

    Elle se désintéresse de sa fille, à laquelle elle reproche, en leitmotiv, d’être née; seul son fils compte pour elle. Elle rejoint, tout naturellement, la cohorte des mal aimées, qui, pleines de haine de soi, ne savent qu’infliger à leurs filles. Fella, petite fille silencieuse et triste, toujours cachée sous la m’leya de sa mère, subit, plus qu’elle ne vit librement, les sensations fugaces de son Rocher natal, qu’elle n’oubliera jamais, pas plus qu’une brève et intense amitié avec une fille de colons, Hélène, et un précoce amour pour son petit camarade, Lotfi. «Seuls les serments d’enfants sont éternels», pense-t-elle.

    L’adieu au Rocher de Zahra Farah, 194 pages, paru en 2011 aux Editions Média-Plus.

    Farida Hamadou

    © El Watan

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