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Arts et Artistes de Amar Belkhodja, éditions El Kalima, 2011 : Un ouvrage contre l’oubli

6 juillet 2012

Amar Belkhodja

Le journaliste et désormais prolifique écrivain Amar Belkhodja est connu pour ses nombreux écrits et recherches dans le domaine de l’histoire et des hauts faits de notre lutte de libération nationale.

sa bibliographie est riche de témoignages et de travaux destinés essentiellement dans une entreprise louable pour lutter contre l’oubli et les dangers de l’amnésie. Son intérêt quasi inaltérable pour l’histoire lui accorde suffisamment de ténacité, de persistance dans l’effort, dans ce qui s’apparente sans aucun doute à un sacerdoce, une mission cardinale qu’il accomplit avec la rigueur et la patience d’un moine copiste. Cela étant, réduire Amar Belkhodja à ce seul aspect de son existence au service d’une contribution modeste, mais honnête dans ce méritoire champ   des investigations historiques serait injuste car l’homme a plus d’une corde à son arc.
Cet auteur qui a gagné sa place avec constance dans le paysage éditorial national, il faut bien le reconnaître et l’admettre, a largement rajouté son grain de sel, dans la culture et l’art. Encore une reconnaissance à lui concéder à juste et bon droit.
Amar Belkhodja, mine de rien, a fréquenté, côtoyé beaucoup d’hommes de culture, d’artistes, de poètes et autres ciseleurs de verbe, comédiens et interprètes de tous horizons, à qui il a consacré une pléthore d’écrits de presse.
C’est un journaliste qui a fait connaître nombre d’artistes qui étaient voués à l’oubli ou, pis encore, à l’indifférence et à l’anonymat. Ce n’est pas un moindre acte  que d’avoir à les extraire du néant délétère.
L’ouvrage qu’il propose aux lecteurs, Arts et Artistes est également une preuve concrète de son rejet de l’oubli, qu’il traque inlassablement. C’est un florilège diversifié, une somme touffue et exubérante d’articles extrêmement consistants qu’il a rédigés durant les années 70 et 80, qui  constituent une espèce de rétrospective qui est en quelque sorte, et in fine, une plongée dans une époque qui ne fut pas stérile comme on a tendance à le faire accroire et accréditer vainement.
Amar Belkhodja y met un «plaisir» à exhiber ses penchants, ses doutes et ses certitudes, ses ruades et ses rebuffades. C’est dire que son ouvrage n’est pas une simple enfilade d’articles égrenés au fil des circonstances, des événements et des faits qu’il relate avec un certain sens de l’objectivité.
On retrouve même de l’émotion non feinte et de la tristesse quand il évoque, par exemple, la mort tragique de la jeune comédienne Al Hadja, disparue stupidement à cause de la bêtise humaine. Ce n’est pas le seul exemple. Il y en a bien d’autres  que le lecteur découvrira au fil de sa lecture. C’est ce qui donne, à notre point de vue,  du sens à son ouvrage. Comme de coutume, on ne peut s’empêcher de déceler une part de «complicité» tout à fait naturelle avec des hommes de culture et d’artistes avec lesquels il a noué des liens de fraternité. Mais une chose est sûre, Amar Belkhodja n’est pas ce critique féroce qui distille ses humeurs saugrenues et des caprices attentatoires, un pourfendeur en puissance ou un journaliste qui fait  montre de connivence désolante à l’égard de ceux qu’il a fréquentés. Ni complaisance outrancière ni attaques haineuses et gratuites. Seulement la touche et l’empreinte d’un journaliste qui veille à être impartial, attentif et loin des coups de boutoir acerbes.
Qu’il s’agisse des «incursions» dans le théâtre, la musique, la peinture, le cinéma, les arts plastiques, Amar Belkhodja ne s’est jamais départi d’une règle de conduite sincère et désintéressée qui est sa marque de fabrique. Le livre, et c’est son mérite insigne,  est de nous introduire dans un univers culturel assez foisonnant, dense et éclectique où les attentes des chercheurs peuvent être assouvies sans trop de prétentions, tant l’ouvrage chevauche allégrement toute une période non négligeable. On n’a pas la vanité de décréter que ce livre est un document de référence incontestable, une mine d’informations incontournables et un gisement de données solides. Ce serait amoindrir et dénaturer  l’objectif et la portée de ce travail.
Il apparaît plutôt que cet ouvrage est digne de l’intérêt que l’on doit lui porter ne serait-ce que d’avoir fait sentir au lecteur  une certaine attention à l’égard d’une production artistique qui ne fut pas fade et sans attrait.
M. Bouraib

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/21908

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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