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CINQUANTENAIRE DE L’INDÉPENDANCE DE L’ALGÉRIE (1962-2012) Oui, Algérie…

14 juillet 2012

Kaddour M'Hamsadji

Mercredi 11 Juillet 2012

Par Kaddour M’HAMSADJI

l’évènement est historique: cinquante années d’indépendance, déjà! Inimaginable! Cinquante ans! «Seul l’organe, appelé langue, peut le dire!», expression populaire très juste et très significative de l’enthousiasme tiré du plus profond de l’incroyable imaginaire des Algériens d’autrefois.CINQUANTENAIRE DE L'INDÉPENDANCE DE L'ALGÉRIE (1962-2012)  Oui, Algérie... dans Kaddour M'Hamsadji trans

Oui. Est-ce qu’aujourd’hui même, nous nous en rendons bien compte? L’Algérie est in-dé-pen-dan-te! Nous ne nous le répèterons jamais assez pour nous assimiler parfaitement les devoirs indispensables et quotidiens de citoyens à accomplir pour savourer le bonheur d’être libres et d’agir afin que ce bonheur se perpétue de génération en génération. C’est le Temps de dire, de se dire et de s’ouvrir de nouveaux horizons par quelque peu de souvenirs contre l’oubli, contre l’ignorance, contre le défaitisme, et… contre le reniement, aussi: nous savons tous que le peuple a souffert, a consenti des sacrifices de sang pour chasser le colonialisme du pays, afin de pouvoir travailler ensuite à son propre avenir. Il faut se convaincre du prix le plus élevé consenti par le peuple algérien pour se libérer du colonialisme et recouvrer l’indépendance de son pays, et surtout de sa sincérité naturelle à respecter les peuples épris de justice et de paix en général et le peuple français en particulier! «Camarades français, – camarades fidèles au vrai visage de la France, – si j’élève la voix au milieu de vos fêtes, – c’est parce qu’ensemble nous souffrons – grande injustice – et douleur – et misère, – si j’ose élever la voix tandis que mes frères tombent, – c’st pour vous transmettre le relais de leur Espérance, – cette petite flûte de nos montagnes – où la Liberté s’engouffre, – s’unit au souffle de l’homme – et chante!» (Extrait d’un poème de Jean Sénac, un des poètes de la cause algérienne, s’adressant «à des salles enthousiastes d’étudiants et d’ouvriers parisiens», en 1957)
Le peuple algérien a parlé, a usé de tous les langages, de tous les arguments pour libérer le pays. Il a défendu une cause juste: sa vie, son droit à l’existence, son droit à la liberté, son droit à un territoire, à reconquérir le sien, le sien depuis toujours, – depuis la nuit des temps. Des témoignages matériels et immatériels, riches et divers, généreux et accueillants, lourds de siècles de douleurs et de temps incertains, fidèles à la conscience souveraine et revivifiante, vestiges humains très forts de signification, existent partout sur le territoire national. Heureux homme l’Algérien qui, parce que Algérien vertueux, sait donner la parole à l’Histoire de son pays. Le Verbe écrit ou prononcé, quand il est juste et libre, exprime toujours le courage et la Vérité. Ce Verbe est une archive extrême de la lutte de libération nationale. Il se décline sous la forme d’une large et profonde littérature, aussi large et profonde que les plaines de notre pays, aussi torrentielle que nos cours d’eau débordant de colère pendant la mauvaise saison, aussi comblée que nos montagnes au sommet auréolé de tellement de gloires historiques, tout comme nos forêts intimes de la Résistance et plus encore que notre vaste Sahara aux oasis ancestrales.
Sans doute, sont-elles peu de choses ces quelques paroles remémorées, glanées ici et là (*), pour le souvenir, pour le respect de nos martyrs et de nos Moudjahidine et de ceux qui les ont magnifiquement célébrés et honorés dans leur poésie, dans leur prose ou dans tous les genres où l’icône sublime mérite la confiance populaire unanime mise en elle. De toute façon, ces paroles ne constituent pas une anthologie encore que l’on puisse dire avec Paul Éluard, un des grands poètes de la résistance française des années 40 contre l’occupant nazi: «La meilleure anthologie est celle que l’on fait pour soi-même.» Je veux dire pour nous-mêmes, nous les Algériens de l’Algérie de tous les temps… Sans commentaire, mais sans trop de surprise aussi, voici donc quelques extraits des aspects de l’étonnant talent de nos auteurs de graphie française, en tous genres, constituant l’expression de la volonté humaine de ne pas oublier le passé ni de s’ouvrir sur l’avenir… Je fais mes excuses à ceux que je ne cite pas ici à cause du manque d’espace (et qui est pourtant ici assez étendu) mais que je n’oublie pas et qui restent pour nous tous des auteurs importants de l’histoire de la littérature algérienne dite de combat orale ou écrite, celle du meddah et celle de l’écrivain, – dans leurs chants épiques resplendissaient des millions de rayons d’humanité… Écrire en français, à cette époque de lutte de libération nationale, c’était, a contrario, faire acte de résistance libre, c’était une arme de combat retournée contre le système colonial en général, qui prétendait organiser l’asservissement de l’Algérien par l’enseignement de la langue du colonisateur, une langue d’un caractère très spécial; «Elle est surtout un instrument d’autorité et un moyen d’influence; elle fera, de nos sujets, un membre très utile à la colonie, un fidèle auxiliaire de la France» (*). Le stratagème du système colonial dans le domaine de la politique de l’instruction des «indigènes», comme dans tant d’autres domaines, n’a donc pas réussi. Le peuple est resté vivant grâce à son histoire, à sa culture et à ses traditions dont il se nourrissait l’esprit tout au long des siècles et des siècles. Mais ce Jour du Siècle, ce 5 juillet 1830, s’est inscrit brûlant dans la mémoire collective, et tant il est vrai que, selon l’adage de chez nous, «La voix d’un siècle, c’est sa poésie, ech-chir lisân ez-zemân»:
«hélas! où est Mezghenna, – la sultane de toutes les villes? – La voilà dans les mains de nos ennemis!… Au sujet d’El Djazâir, ô gens, j’ai le coeur en deuil!» s’exclamait, en des vers flamboyants, un auteur anonyme, bien que l’on évoque le nom de Cheikh Abdelkader, un simple citadin algérois, ayant été témoin de ce qu’il raconte, en 1830, du débarquement du corps expéditionnaire français et de la résistance algérienne que ce dernier a constamment rencontrée sur le terrain en progressant vers Alger. Le poème est dans le genre madîh, et s’intitule Doukhoûl el frâncis lildjazâir, L’Entrée des Français à Alger.

Des Chants de l’Ouest…
«si c’est la science qu’on cherche, on trouvera en moi le meilleur des savants; et pour ce qui est de la guerre, les récits de mes exploits font ternir les actions les plus éclatantes. [...]
[Nous sommes guerriers aussi:] nous avons abreuvé les lames blanches [de nos sabres], dans tous les combats, du sang des ennemis, et les lances brunes ont attisé le feu des hostilités.
N’avez-vous pas vu, [ô Français,] à Khanq en-Nit’âh’, notre façon de heurter l’ennemi, le jour où nous vous avons rencontrés, tels des braves qui ont un étendard [à défendre]?» Abd El-Kader, non encore élu Émir, chante ses exploits aux batailles de Khanq en-Nit’âh’ et de Bordj Râs el-Ayn (dans la banlieue d’Oran) auxquelles il prit part sous les ordres de son père Moh’yî ed-Dîn, le 3 mai 1832.
«nous sommes des guerriers au service d’une sainte cause; notre armée est loin d’être négligeable [...] Notre renommée s’étend depuis Alger jusqu’au Soudan.» affirme le poète-guerrier Mohammed Belkheir des Ouled Sidi Cheïkh, vers 1862.
«Écoute, mon coeur», chantait la patrie à travers la femme, le poète populaire Abdallah Ben Kerriou (1869-1921),
«vivifiez le nord – ô jeunes – Vivifiez le Nord de l’Afrique!» Chant célèbre porté par tous les jeunes nationalistes.
«Frère! lève les yeux au ciel bleu d’Algérie! – Et rends-toi compte qu’il y manque une étoile et qu’il faudra l’y mettre demain…Guérilla!» Poème de Boualem Taïbi de la Wilaya IV.
«je viens de l’olivier humilié, entré dans sa revanche; – Je viens d’Aïn-Naga l’insoupçonnée, de Palestro, – Je viens de tes fruits renversés, de tes colères éblouissantes… – Ô Algérie, filles de toutes les syllabes rebelles! // «de mon algérie, – Ils établirent les prisons plus hautes – Que les écoles. – Ils ont souillé les racines nocturnes – L’arbre grave – De la Berbérie reculée…» Poèmes de Nordine Tidafi.
«Pieds et poings liés, – ils se sont pendus? – ils se sont jetés des hautes terrasses? – Feu sur vos mensonges! [...] – Toute votre science est épave – dans la raison pure du peuple, – dans ses matinées grâces, – dans son amour déterminé, paisible.» Poème de Jean Sénac.

… aux Chants du Centre…
«Ô colombe,… transmets, mon salut à El Djazâir», lançait de son exil, le célèbre mufti Mustapha Ben El-Kabâbtî, porte-crosse de Djâma El-Kabîr d’Alger, vers 1847. Ses vers ont des accents élégiaques et patriotiques.

«pour rejoindre fort-national - Les chemins sont fort nombreux; – On a beau choisir le sien; Ce sont des chemins qui montent.» (Trad. Mouloud Feraoun)
«il faut pleurer ce fils qui devint ton enfant – Dès lors qu’il sut choisir de t’appeler ma mère.» // «je dirai l’algérie la nouveauté du monde, – Je dirai je dirai je dirai je dirai – Je dirai Liberté par-dessus les abandons – Mon poème est venu ailleurs que du talent – Je dirai Liberté, je dirai libérons – Je dirai je dirai – Tant pis pour nous: nous libérons!» Poèmes de Malek Haddad. «depuis longtemps, depuis si longtemps – Nous étions dans le champ de l’ombre! – Mais voici que l’astre vient de naître, – Déjà se répand sa lumière, – La lumière de la pleine lune!» // «je cherche – Un pays – Innocent…» Poèmes de Jean Amrouche.
«non loin des rocs brûlés – Par l’âge et la déroute – En ces jours de carnages – Un hors-la-loi – Penché sur la muraille – À Miliana – Comme un gouffre vivant – D’anciennes cités – Nées de la mort des héros – Et le monde – encore une fois renversé.» // «en souvenir de celle qui me donna le jour – La rose noire de l’hôpital- Où Frantz Fanon reçut son étoile – En plein front – Pour lui et pour ma mère – La rose noire de l’hôpital – La rose qui descendit de son rosier – Et prit la fuite…» Poèmes de Kateb Yacine.
«il y a donc encore des pays où l’on s’occupe de choses aussi exquisément inutiles que la littérature et les littérateurs! Vous êtes d’heureux hommes, Jérôme, sur les bords de la Seine. Ici des hommes meurent, des pourritures meurent. Il naît aussi des espoirs chaque jour, des espoirs tenaces, têtus, monotones et sourds, si ancrés, si vrais que l’on accepte de mourir pour eux, pour que l’espoir des morts d’aujourd’hui soit la réalité des vivants de demain.» Lettre à un français, 30 novembre 1956 de Mouloud Mammeri.
«des larmes… – Est-ce que je pleure? – Mon front est haut, – plus haut que la muraille, – plus clair, plus blanc – que la neige – sur mes frères meurtris. – Oui, Algérie. [...] – Est-ce que je souffre? – Vent, où sont mes frères? – Où sont mes soeurs? – Tu as semé – Partout mes entrailles, – ma raison et mon pain. – Mais quel grand soleil sur ma vie: – Toi, mon Algérie.» // «soûr el Ghouzlâne – Dès l’Aube la main rouge a fauché tes épis – Mais tu bats dans le coeur de tes gazelles libres! – Toi mon argile pure – Ma patrie toute proche – il tendre de la liberté. – Dirah veille sur toi…» // «Enfin la poésie à la révolution donne la rose – Belle écarlate dans les prés verts – Et aux matins blancs des aurores nuptiales – Ma jeune épouse de son premier baiser fait s’éteindre la nuit – Oui ma patrie mon rêve soulève la vertu de ton éveil [...] L’Amour et la Liberté se tiennent par la main – Comme les amants après l’éclat d’un orage.» Poèmes de Kaddour M’Hamsadji.
«casbah des dockers – des pères de famille – des chômeurs – des frères et des soeurs – qui déversent des larmes d’amertume – des honnêtes hommes et des imams [...] – N’oublie pas que je suis un des tiens.» Poème de Laadi Flici.
«Tu es bien caché mon coeur – Là dans ton coin – Personne ne te vois – Bien sûr tu bats – Mais on ne t’atteint pas. – Dis mon coeur dis moi – La terreur – Les bérets – Les tanks – Tout ça ne t’atteint pas – Bien sûr il y a les balles – Mais mon coeur – Tu crois – Tu crois aux hors-la-loi.» Poème de Nadia Guendouz.
«et chaque pan mon frère nous indiquait l’étoile – où reposait l’ancêtre – et qui dira nos processions – nos errances lunaires nos ivresses au sépulcre – fébriles nos blessures – écorchures aux doigts fertiles – nous avons recherché dans toute épopée tignasses – de l’histoire.» Poème de Mustapha Toumi.

… aux Chants de l’Est.
«ô hommes jeunes et vaillants – Sortez vos sabres étincelants! – Soyez de vrais cavaliers de Jugurtha – Qui affrontèrent l’Armée Romaine!» Poésie chantée dans les Aurès dans la seconde moitié du 19e siècle.
«sur les monts du zellatou – Mon bien-aimé – Tient ses ennemis à genoux.- À la main droite un 86 chargé [...] Du Mellagou à l’Ahmar Khaddou… – L’ennemi est sur tes traces, – Ton salut est dans le maquis.» Poème, vers 1921, symbolisant la fierté et les aspirations populaires.

«nous avons dévoré le fer - Nous avons broyé les armes automatiques du seul effort de nos bras tendus – Et nos quarante mille morts entassés de Sétif à Guelma.» Texte d’un jeune étudiant Constantinois au lendemain du 8 mai 1945.
«oui brûlé des mains d’enfants – des sécateurs qui s’enfoncent très loin – Oui du soleil de lilas qui sèche – écorce de froid sur les hommes.» // «je descends de l’Aurès, – ouvrez vos portes, Épouses fraternelles, – Donnez-moi de l’eau fraîche, – Du miel et du pain d’orge, – je suis venu vous voir, – Vous apporter le bonheur.» // «nos morts – font s’écrouler les murs- de terre sèche – les murs du malheur.» Poèmes de Mohammed Dib.
«l’avenir est pour demain – L’avenir est pour bientôt; – Le soleil de nos mains prend un éclat farouche – Dans la colère nue qui nous monte à la bouche – La multiple mémoire mûrit l’avenir.» Poème d’Anna Gréki.
«il a péri. il a péri enseveli sous un tas de décombres – alors qu’il piétinait les haines de son sang large – pour que les racines de son peuple impatient – se fassent noueuses à l’orée du Drapeau – Ô! larmes grises lentes à refroidir…» Poème de Djamal Amrani,
«un pan de mer – Un bout de ciel – Un brin de femme, – Un texte – Qu’on discutera jusqu’au sang – Des hymnes inconnus – Et «Kassaman» – Et j’irai parler au peuple – Du temps perdu – Des muscles fertiles – De l’avenir gigantesque – Et des sommes de bonheur.» Poème de Rachid Boudjedra.
«rouille, poubelles et chiens errants – Le scintillement des armes automatiques – Un paquet de hardes tentaculaires – Habitées par des corps surexcités. – La ville tournoie [...] Souvenez-vous de l’ombre – Nuit frontière entre l’humain et nous – Fantômes d’orangeraies perdues – Calmes miroirs éclatés – La cohorte des morts sans épitaphe.» Poème de Mourad Bourboune.
«je jure sur la raison de ma fille attachée – Hurlant au passage des avions – Je jure sur la patience de ma mère [...] Je jure sur la haine et la foi qui entretiennent la flamme – Que nous n’avons pas de haine contre le peuple français.» Poème de Bachir Hadj Ali.
«j’écris pour que la vie soit respectée par tous – Je donne ma lumière à ceux que l’ombre étouffe – Ceux qui vaincront la honte et la vermine…» Poème de Messaour Boulanouar.

La Gazelle est revenue, la Liberté aussi
Je clos, provisoirement ces Chants du souvenir par deux poèmes, à vous, amis lecteurs, d’en écouter ou d’en écrire d’autres…
Voici, à près de 85 ans, M’hamed Aoune, militant nationaliste «anonyme» de la première heure, homme autodidacte, journaliste émérite, moudjahid complet, poète inassouvi de liberté nationale…trans dans Kaddour M'Hamsadji
«cinq siècles après la coalition des soufres et des vagues – Tout ton pouvoir infini – toutes tes vertus, les lumineuses mains d’acier – Ô mousson des peuples hardis, orages des contradictions – Que l’Algérie constelle aujourd’hui, qu’elle calme, rajeunit – Navire à l’apogée face aux fêtes ultimes des requins toujours tenaces…» // «Mais les voici, Ô semailles d’un peuple en sang – Et que hante le vol de quels matins magiques, – Les voici, clairs, au seuil des saisons qui nous veillent!»
… Et voici Moufdi Zakaria, le généreux et regretté aîné, le poète révolutionnaire, celui de l’audace et de la mesure, du Verbe flamboyant et de la sagesse patriotique…
«nous jurons! par les tempêtes dévastatrices abattues sur nous – Par notre sang noble et pur généreusement versé – Par les éclatants étendards flottant au vent – Sur les cimes altières de nos fières montagnes – Que nous nous sommes dressés pour la vie et pour la mort! – Car nous avons décidé que l’Algérie vivra. – Soyez-en témoins! Soyez-en témoins! Soyez-en témoins!» (Extrait traduit non officiel de l’hymne national Qasaman, Le Serment, le Poème des poèmes)
Après une cinquantaine d’années d’indépendance, le souvenir de la longue lutte du peuple algérien pour l’indépendance reste présent dans la mémoire des anciens et doit se perpétuer dans la mémoire des générations prochaines. Désormais la lutte de libération nationale algérienne fait partie aussi de la longue histoire humaine. L’espérance est pleinement active, si l’on sait écouter les jeunes consciences qui s’engagent à se prendre en charge et à construire de leur intelligence et de leurs mains les étapes infinies d’une vie infinie de l’Algérie infinie. De même des paroles nouvelles éclosent dans l’esprit des poètes nouveaux et sonnent justes sur leurs lèvres éclatantes de Vérité et d’Amour. Des paroles sans doute, mais quelles autres paroles prononcées pour revivifier la personnalité de l’Algérien, pour l’aider à entrer de plain-pied dans le siècle déjà entamé? Que celui qui en détient une partie de la solution juste, n’hésite pas à se porter volontaire aux côtés de ceux qui savent: le pays d’après ce Cinquantenaire de l’indépendance (1962-2012) est, à l’évidence, un immense chantier de l’avenir; il a forcément besoin, plus que jamais, de tous les cerveaux et de tous les bras des Algériens.
Aussi, voyons-nous un beau présage en cette veille de Ramadhan que Dieu veuille nous la rendre riche en méditations et en décisions pour que nous imaginions un nouvel essor de prospérité dans la justice et la paix en faveur de notre pays et en ce qu’annoncent les nombreux mariages de cet été du Cinquantenaire que la génération à venir soit savante et humaine! Peut-on me permettre, à l’âge que j’ai, de féliciter tous les mariés et leur souhaiter de réussir dans leur vie et d’être, par ainsi, des parents attentifs à l’éducation de leurs enfants, les femmes et les hommes de demain. Je pense spécialement à ce jeune couple Nour Elhouda et Mohammed qui ont ranimé en moi un espoir inextinguible d’une vie meilleure pour tous les Algériens. Laissez-moi profiter encore d’une ligne ou deux pour saluer toutes les Gazelles de Soûr El Ghouzlâne que j’ai rencontrées pendant deux jours dans un mariage d’une exceptionnelle beauté de coeur et d’esprit… Vive l’Algérie nouvelle qui commence!

(*) Sources (diverses et passim)
Les poésies d’Abd el-Qader, composées en Algérie et en France, Henri Pérès, Cinquan-tenaire de la Faculté des Lettres d’Alger, Alger, 1932.
Revue Africaine, vol. 71, 1er et 2e Trim. 1930.
Le Soleil sous les armes, Jean Sénac, éd. Subervie, Rodez, 1957.
Entretiens sur les lettres et les arts – ALGÉRIE. Numéro spécial, éd. Subervie, Rodez, 1957.
Diwan algérien, J. Lévi-Valensi et J.-E. Bencheikh, Centre pédagogique Maghrébin, 1967
Espoir et parole, Denise Barrat, éd. Seghers, Paris, 1963.
Oui, Algérie, poèmes, Kaddour M’Hamsadji, éd. Subervie, Rodez, 1965.
Pour l’Afrique, Mustapha Toumi, SNED, Alger, 1969.

http://www.lexpressiondz.com/culture/le_temps_de_lire/156812-oui-algerie.html?print

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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