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Opération Oiseau bleu

19 juillet 2012

GUERRE D-ALGERIE

L’opération Oiseau bleu ou la « Force K » fut mise en œuvre par les services secrets français en 1956, deuxième année de la guerre d’indépendance de l’Algérie. Le projet, élaboré semble-t-il à la fin 1955 au niveau du Gouvernement Général de l’Algérie, envisage de détacher de la rébellion du FLN plusieurs centaines de Kabyles puis de les transformer en commandos clandestins, opérant avec des tenues et des armes analogues à celles de l’ALN le bras armée du FLN, et chargés de mettre en œuvre un véritable « contre-maquis » en Kabyliebaptisé « Oiseau bleu » ou « Force K » comme « Kabyle »1. Soldée par un cuisant échec, mieux, par un total retournement puisqu’elle approvisionna le FLN en armes, hommes et fonds, cette opération longtemps tenue au secret est encore largement ignorée des historiens et de l’opinion française et algérienne.Yves Courrière se vante d’être le premier à l’avoir révélée2.

Contexte

C’est en Indochine que les Français avaient eu pour la première fois l’idée d’utiliser à leur profit les rivalités séculaires entre les différents groupes ethniqueset plus précisément celle opposant les minorités et les sectes aux Annamitesparmi lesquels se recrutaient les principaux membres du Viêt-minh. Au printemps 1956, ce procédé est repris en Algérie, notamment en Kabylie, zone traditionnellement réputée hostile aux Arabophones.

Au cours de l’été 1955, la rébellion FLN conduite en Kabylie par Krim Belkacem et Mohammedi Said devient de plus en plus active. Les troupes françaises qui y sont stationnées, chargées du rétablissement et du maintien de l’ordre, paraissent peu efficaces pour ce qui concerne la pacification et la contre-guérilla. Composées d’appelés du contingent, dotées d’un encadrement souvent insuffisant, elles manquent, non seulement de capacités techniques, mais aussi, fréquemment de motivation.

Depuis la Première Guerre mondiale, les Kabyles ont fourni la majeure partie des migrants algériens en Métropole. Là, ils ont été pris en main par le Parti communiste algérien, puis ils ont été les principaux fondateurs de la mouvance indépendantiste algerienne par la création de l’Etoile nord africaine (ENA) puis du Parti du Peuple Algérien (PPA) Messali Hadj. Cela explique l’existence, en Kabylie, depuis plusieurs années, d’un certain engouement pour les idées nationalistes prônées par Messali Hadj et son parti, le MNA, issu duPPA et le quadrillage politique du terrain. En ce qui concerne la zone littorale, la Kabylie maritime, elle est pour le moment, du moins en apparence, relativement calme. C’est un secteur, à tous points de vue, difficile. Or, depuis novembre 1954, le MNA , tant en Francequ’en Algérie, est devenu l’ennemi avéré du FLN, nouvelle formation ultra nationaliste, conduite par des « activistes » forcenés. LeGouvernement Général et le commandement militaire en Algérie voient dans cette situation la possibilité d’utiliser à leur profit ces rivalités sanglantes, d’autant que le MNA, héritier du PPA, bâti suivant les principes connus de la subversion marxiste, a été, depuis longtemps, infiltré par les services de police qui y comptent des indicateurs.

Historique de l’opération[modifier]

Organisation[modifier]

D’abord sollicite pour la prise en charge d’une opération qui aurait pour but la constitution d’un « contre-maquis » en Kabylie maritime, leService Action du SDECE se récuse, répugnant à s’engager dans une affaire initiée par d’autres et qui, par ailleurs, ne paraît pas bénéficier d’une discrétion suffisante. Le Gouverneur général (GG) Jacques Soustelle, par son conseiller Eydoux et PontaI, directeur de la police d’Alger, obtient du général Lorillot, commandant la Xe Région militaire et son 2e Bureau, un accord pour le montage d’une opération de « contre-maquis » en Kabylie Maritime. Le capitaine Benedetti du Service de Renseignements opérationnels en sera le correspondant

Décidée dans le courant de 1955, l’opération baptisée « Oiseau bleu » et ensuite « Force K » comme deuxième nom sera poursuivie par le Gouverneur Lacoste qui succède à Soustelle. Il est demandé au capitaine Camous de superviser les détails pratiques de l’opération. Ce dernier, avec la méfiance qui convient, fruit d’une longue expérience des missions spéciales, laisse d’abord agir les services de police, manipulateurs de l’agent infiltré, véritable clé du système.

L’inspecteur de la DST Ousmeur, lui-même d’origine kabyle, sur l’ordre de sa hiérarchie entre en contact avec Tahar Hachiche, un de ses « obligés » d’Azazga. Ce dernier accepte facilement l’idée d’aider à la constitution d’un maquis anti-FLN dans cette région où les partisans du MNA sont nombreux. Il s’ouvre de ces propositions à Ahmed Zaïdat, aubergiste-épicier, bien introduit auprès de la population. Apparemment intéressé, ce dernier se garde bien de révéler qu’il occupe des fonctions dans la structure FLN, se contentant de demander un bref délai de réflexion. En fait, il rend compte à son ami, le garagiste Mohamed Yazouren, ami de Mohammedi Said, lequel encouragea Krim Belkacem réticent au début. Ils lui confièrent l’organisation et la responsabilité de la manœuvre. Sur le terrain, en particulier à Iflissen, Omar Thoumi se chargera du recrutement, et Mehlal Said est chargé du recrutement au niveau de la région d’Azazga (une stèle est érigée a Azazga en l’honneur de Mehlal Said et Zaidet Ahmed pour leur contribution dans l’opération Oiseau bleu).

Thoumi a toute la confiance du capitaine Maublanc qui commande la Compagnie du15e BCA, responsable du secteur. L’accord de Zaïdi obtenu, Hachiche réclame les armes et les fonds promis. Alger s’exécute aussitôt, la camionnette qui livre le journal l’Écho d’Algerapporte les premières armes (des mousquetons, des Garand, des Sten, des fusils de chasse), les munitions correspondantes et 2 millions de francs. Ainsi, 200 armes de guerre sont livrées en janvier 1956, 80 en février-mars. Les fonds attribués par le Gouverneur général, s’élèvent à 9 millions par mois3.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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