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Aux petits soins….. Par : Mustapha Mohammedi

5 octobre 2012

Mustapha Mohammedi

Lundi, 01 Octobre 2012 09:50

… NOIR ET BLANC …

Citoyens particulièrement actifs et plutôt privilégiés, les Israélites de France ne connaissent ni le chômage, ni la récession, ni quoi que ce soit qui ressemble à la crise. Ils sont dans le commerce, dans l’industrie, dans les affaires et bien sûr dans les médias. 
Aux commandes de tout ce qui se décide, ils sont arrivés, grâce à leurs relais et à leur puissant lobby, à jouer de leur Shoa jusqu’à donner mauvaise conscience à toute une nation. Ce qui explique pourquoi des responsables de la République, parfois au plus haut niveau, se sentent dans l’obligation morale de se recueillir presque chaque semaine dans un mausolée différent en hommage aux victimes de la guerre. Cela peut être une vieille gare de triage, un ancien dépôt, bref tout ce qui rappelle aux Français la compromission de leur pays avec le régime nazi. Et à force de tirer sur la corde du repentir, les Israélites sont devenus quasiment intouchables dans l’Hexagone comme s’ils vivaient sous une cloche de protection. Au point que si un de leurs adolescents était agressé dans la rue ou dans un train, c’est toute le France qui tournerait de l’œil… Le lendemain à la télévision, l’opération com des parents est déjà réglée sur du papier à musique : la maman pleure un petit chouia pour émouvoir les caméras sur le martyr juif, et le père proclame très digne sa totale confiance en la justice de son pays… Même l’administration prend des gants et marche sur des œufs quand il s’agit de la communauté israélite. En France vous pouvez nier l’existence de Dieu, personne ne vous fera le moindre reproche, mais ne vous avisez jamais de nier l’existence des camps de la mort, vous risqueriez une peine de six mois de prison ferme et une amende de plusieurs milliers d’euros. Les préfectures par exemple ont reçu l’ordre de délivrer à chaque véhicule de deux-roues deux lettres de l’alphabet pour leur immatriculation. Cela peut être des lettres anodines et sans conséquences comme AB ou SR, ou ignominieuses comme PD, WC ou KK, MAIS JAMAIS cruelles comme SS. Les fonctionnaires ont été instruits pour retirer de la circulation ce genre de plaques afin d’éviter d’éveiller de pénibles souvenirs. Plus gâté, tu meurs étouffé d’amour…

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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7 Réponses à “Aux petits soins….. Par : Mustapha Mohammedi”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    L’enfant prodigue 2e partie
    Par : Boulki Ghazi

    Ouarda sursaute : ce bruit de moteur, c’est son mari qui revient… Voilà plus d’une heure qu’elle attend le retour de la nourrice avec son fils.
    “Mon Dieu, pourquoi ne revient-elle pas ?’’
    Son mari la trouve soucieuse.
    - Que se passe-t-il ? Rabah est malade ?
    - Non, non… la nourrice l’a emmené faire une promenade… et il n’est pas encore rentré ! Pourvu qu’il ne se soit rien passé !
    - Que veux-tu qu’il se passe ?
    - J’ai peur qu’il ne soit arrivé quelque chose à
    Rabah…
    - Mais non, tu te fais du mouron pour rien ! Je suppose que la nourrice est allée au parc…
    - C’est ce qu’elle a dit !
    - Pour te tranquilliser, je vais aller à leur rencontre !
    - Alors je viens avec toi !
    - Si tu veux… tu prendras l’air !
    Elle met sa veste et ils sortent tous les deux. Le parc est à une demi-heure de là.
    - Je ne les vois pas, dit Ouarda.
    - Ils n’ont pas dû quitter le parc !
    - Ce n’est pas l’habitude de Nawal de tarder !
    - Patience, nous arrivons au parc, tu vas les voir !
    Mais on ne le trouve pas au parc. Ramdane en fait le tour.
    - Ils ont dû rentrer !
    - Nous ne les avons pas rencontrés !
    Elle aperçoit un viel homme sur un banc. Elle se dirige aussitôt vers lui.
    - Grand-père, vous n’avez pas vu une jeune femme avec un garçonnet blond ? L’enfant porte un costume de marin…
    Le vieux hoche la tête.
    - Effectivement, je crois avoir vu la jeune femme… elle a dit aux policiers que l’enfant portait un costume de marin !
    Ouarda s’écrie :
    - Des policiers ? Rabah a eu un accident ?
    Ramdane accourt.
    - Que se passe-t-il ?
    - Cet homme dit que Nawal a appelé des
    policiers !
    Elle prend les mains de l’homme.
    - Je vous en prie, dites-moi si mon fils est
    blessé !
    - Je n’ai pas vu le garçonnet…
    Ramdane fronce les sourcils.
    - Alors, vous nous menez en bateau ?
    - Moi ? Pas du tout !
    Si je n’ai pas vu l’enfant, c’est parce qu’il a été, selon la nourrice, kidnappé !
    - Kidnappé ? s’écrie Ouarda, mon Dieu !

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    L’enfant prodigue 3e partie
    Par : Boulki Ghazi

    -Vous avez inventé toute cette histoire ! dit Ramdane au vieil homme.
    L’homme a un geste brusque.
    -Moi mentir ? Le commissariat est tout proche, allez vous renseigner !
    Ramdane pointe un index menaçant !
    -C’est ce que nous allons faire : gare à vous si vous nous avez trompés !
    Il se retourne vers sa femme.
    -Allons au commissariat !
    Il la traîne presque, tellement elle est émue.
    -Ramdane, j’ai peur !
    -Je pense que ce vieux fou s’est moqué de nous… Mais nous allons avoir le cœur net !
    Au commissariat, ils sont accueillis par… Nawal. La jeune femme a les larmes aux yeux. Ourdia manque de s’évanouir.
    -Mon fils, gémit-elle
    -Madame, je l’ai bien gardé… J’ai juste eu un moment d’inattention…
    Ramdane ne veut pas écouter ses excuses.
    -Vous l’avez bien cherché dans le parc ?
    -Partout monsieur !
    -Pourquoi n’avez-vous pas appelé ?
    -J’ai eu peur, monsieur !
    -Est-ce que des recherches ont été entreprises ?
    Mais il n’attend pas la réponse de la nourrice.
    -A-t-on lancé les recherches ? demande-t-il à un policier.
    -Je vais appeler l’inspecteur.
    L’inspecteur arrive. Il essaye aussitôt de calmer le couple.
    -Ne vous inquiétez pas, des policiers sont à la recherche du petit !
    Il regarde Nawal qui tremble de tout son corps.
    -Vous devez nous donner plus de détails !
    -Je vous ai tout dit !
    -Vous avez dit que vous avez lié connaissance avec la femme…
    -Oui, je l’ai décrite aux policiers ! Elle a disparu aussitôt que le petit a disparu !
    Ouarda se tord les poignets.
    -Mon Dieu ! Cette femme a dû être envoyée !
    L’inspecteur hoche la tête.
    -C’est ce que nous pensons aussi !
    Ramdane intervient.
    -C’est sans doute pour demander une rançon !
    -Nous le pensons aussi !
    Ouarda s’accroche au bras de son époux.
    -Il faut donner aux ravisseurs tout ce qu’ils demanderont ! Nos économies, mes bijoux, s’il le faut nous mettrons la villa à vendre !
    -Nous allons mettre votre téléphone sur écoute, dit l’inspecteur. Si on vous appelle, nous vous conseillons de ne rien faire, appelez-nous aussitôt !
    -Vous continuez les recherches ? demande Ramdane, inquiet.
    -Bien entendu, dit l’inspecteur. Retournez chez vous ! (Et à la nourrice), vous restez, nous avons des questions à vous poser !

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    L’enfant prodigue 4e partie
    Par : Boulki Ghazi

    Ramdane s’approche du divan où sa femme est étendue, toute pâle. Il a ramené une tasse de café.
    -Prends, dit-il.
    Elle secoue la tête.
    -Tu n’as rien mangé depuis hier soir !
    -Je ne peux pas !
    Elle se dresse sur son séant et se met à pleurer.
    -Mon bébé !
    Elle regarde le téléphone posé sur un guéridon.
    -Et ce maudit téléphone qui refuse de sonner !
    -Calme-toi, les ravisseurs finiront par nous contacter !
    Elle le regarde de ses yeux hagards.
    -Et s’ils ne téléphonent pas ?
    -Pourquoi ne téléphoneraient-ils pas ? S’ils l’ont enlevé, c’est sûrement pour une rançon !
    Elle secoue de nouveau la tête, comme pour chasser une obsession.
    -Et si… et si…
    -Et si quoi ? demande Ramdane qui semble avoir deviné sa pensée.
    -Et si on l’a enlevé pour… le prendre !
    -Le prendre ?
    -Oui… un couple en mal d’enfants !
    Elle se tient la tête.
    -Alors, si c’est le cas, nous ne le reverrons jamais… Peut-être l’a-t-on conduit dans une autre ville, et même dans un autre pays ! Mon Dieu, mon Dieu !
    -Non, dit Ramdane, on l’a enlevé pour une
    rançon !
    Mais au fond de lui-même, il se dit que sa femme a peut-être raison. Autrement, pourquoi les ravisseurs ne les ont-ils pas contactés ? Pour jouer avec leurs nerfs et mieux faire pression sur eux ?
    -Prends ce café !
    -Je ne peux pas !
    Il s’emporte.
    -S’il te plaît, tu vas tomber d’inanition ! On a autre chose à faire que de s’occuper de toi !
    Elle prend la tasse et trempe les lèvres. Il sourit.
    -Voilà, c’est mieux ainsi !
    Il pousse un soupir.
    -L’inspecteur m’a demandé une photo récente de Rabah…
    Elle réprime un sanglot.
    -Je dois faire un portrait complet de lui… On m’a demandé aussi de noter des signes particuliers…
    -Tu les connais !
    -Oui… Une tache de grossesse sur l’épaule
    droite.
    -Une olive, dit-elle… J’en avais envie quand j’étais enceinte !
    Elle pleure doucement.
    Ramdane détourne la tête.
    -Il y a aussi cette cicatrice au front. Elle est toute mince, mais assez caractéristique !
    -Il est tombé quand il a commencé à marcher !
    -Et tu m’as téléphoné !
    Tu étais affolé, tu m’as dit qu’il était perdu, qu’il fallait appeler le Samu, le conduire à l’hôpital, peut-être l’emmener à l’étranger !
    Elle éclate de rire. Il rit aussi.
    Brusquement, ils se taisent tous les deux.
    -Ne t’inquiète pas, dit Ramdane, notre petit Rabah nous reviendra.

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    L’enfant prodigue 5e partie
    Par : Boulki Ghazi

    Une année a passé et toujours rien. Ouarda s’en remet peu à peu. Elle n’a pas perdu l’espoir de revoir son enfant et, régulièrement, elle se présente au commissariat pour s’informer des recherches toujours en cours. Elle a adhéré à plusieurs associations d’enfants en détresse qui s’occupent de plusieurs centres d’assistance. Elle parraine aussi des orphelins, notamment une fillette d’un an, retrouvée abandonnée. Elle lui achète des jouets et des friandises. Dès qu’elle arrive à l’orphelinat, la petite accourt vers elle et l’entoure de ses petits bras. Un jour, elle l’appelle “maman”, ce qui bouleverse la jeune femme.
    “Mon Dieu ! tu m’as appelée maman !”
    La petite fille l’embrasse.
    -Dis, tu veux être ma maman ’
    Elle la prend dans ses bras.
    -Bien sûr ! Je t’apporterai des bonbons, une poupée…
    La petite fille secoue la tête.
    -Non, non, ce que je veux, c’est aller habiter avec toi !
    Ouarda rentre chez elle, bouleversée.
    -Tu sais, dit-elle à Ramdane, la petite Kenza m’a appelé “maman”.
    Ramdane la regarde : elle semble tellement heureuse.
    -Je suppose que ça te fait plaisir !
    -Oh oui, tu ne peux pas savoir !
    Son regard, d’abord illuminé, s’est alors couvert.
    -ça m’a rappelé mon petit Rabah !
    Ramdane va vers elle et lui prend la main.
    -Tu aimes beaucoup cette petite ?
    -Oh oui !
    -Que dirais-tu de l’amener ici ?
    Elle pousse un petit cri.
    -C’est vrai ? Tu n’y vois pas d’inconvénient ?
    -Et pourquoi, puisque ça te fait plaisir ?
    Il sourit et la regarde.
    -N’est-ce pas ?
    -Oh oui !
    Elle lui serre la main.
    -Oh Ramdane, tu ne peux pas savoir combien elle est adorable ! Je suis sûre que tu l’aimeras !
    -Je vais engager un avocat pour préparer l’adoption !
    Ouarda s’écrie, enthousiaste :
    -Tu veux qu’on l’adopte ?
    -Bien sûr ! Tu ne veux pas la faire venir un temps, puis la renvoyer à l’orphelinat !
    Elle éclate de rire
    -Ce sera notre enfant… Notre fille !
    -Oui ! Nous apprendrons à l’aimer !
    -Moi, je l’aime déjà ! Je voudrais que tu la voies !
    -D’accord, je t’accompagnerai dès que j’aurais le temps !
    Ouarda est agitée.
    -Elle occupera la chambre de Rabah… Et s’il revient, on lui aménagera une autre chambre… Ce n’est pas l’espace qui manque !
    Ramdane sourit. Enfin, sa femme reprend goût à la vie…

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    L’enfant prodigue 6e partie
    Par : Boulki Ghazi

    La procédure d’adoption est aussitôt lancée et quelques mois après, la petite Kenza est remise à ses nouveaux parents. Ouarda et Ramdane l’installent dans la chambre de Rabah. La fillette regarde autour d’elle. Elle aperçoit un portrait du petit garçon, posé sur la table de nuit.
    -Qui est-ce ? demande-t-elle.
    Ouarda soupire.
    -C’est Rabah…
    -Vous avez un petit garçon ? Où est-il ?
    Ouarda réprime un sanglot.
    -Il est parti… loin !
    La fillette insiste.
    -Il reviendra, n’est-ce pas ?
    -Oui, il reviendra !
    -Et il sera mon frère !
    -Oui, ma petite !
    La petite Kenza apporte de la joie dans une maison plongée, depuis la disparition de Rabah, dans une sorte de torpeur. Le soir, elle attend avec impatience le retour de Ramdane qu’elle appelle affectueusement “papa”. Elle lui fait des dessins, elle lui chante des comptines et, avant de dormir, elle lui met les bras autour du cou et l’embrasse.
    -Bonne nuit, papa !
    Ouarda l’emmène dans sa chambre, la borde et l’embrasse. La petite fille ne manque jamais de jeter un coup d’œil sur le portrait de Rabah.
    -Reviens, petit frère, dit-elle.
    Ramdane ne part pas au travail sans monter la voir dans sa chambre. Comme elle dort encore, il pose un léger baiser sur son front. Bien souvent, ce contact la réveille. Alors, les yeux encore gonflés de sommeil, elle l’enlace.
    -Bonjour, papa…
    À son tour, il s’est mis à l’aimer et il félicite sa femme du choix qu’elle a fait.
    -J’ai tout de suite été attirée par cette enfant ! J’ai compris qu’elle avait besoin d’affection !
    -J’avoue que je n’ai jamais pensé à adopter un enfant ! Au départ, je voulais juste te faire plaisir… Je pensais que tu allais te lasser de la fillette et la rendre à l’orphelinat…
    Ouarda ferme les yeux.
    -Je ne voudrai, pour rien au monde, me séparer d’elle !
    Il sourit.
    -Et moi, tu crois que je voudrais qu’on la reprenne ?
    -Alors, tu es d’accord pour qu’on la garde ?
    -Jusqu’à ce que la mort nous en sépare !
    Il rit.
    -Cette petite est un don de Dieu… Notre fils nous a été enlevé mais il nous a donné cette compensation… Je sais, ça ne le remplace pas, mais au moins, nous ne sommes plus seuls !
    -Tu as raison !
    Elle se tait un moment, puis demande :
    -Et si on retrouve Rabah, on la gardera, n’est-ce pas ?
    -Bien sûr !
    Elle soupire.
    -Merci !

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  6. Artisans de l'ombre Dit :

    L’enfant prodigue 7e partie
    Par : Boulki Ghazi

    Les années passent.
    La petite Kenza est maintenant une belle jeune fille. Elle a fait de brillantes études secondaires et vient d’avoir son baccalauréat. Ramdane et Ouarda sont heureux et veulent récompenser les efforts de celle qu’ils considèrent maintenant comme leur fille.
    -Que dirais-tu d’un voyage organisé ? lui dit Ramdane.
    Ouarda pousse un petit cri.
    -Un voyage ? Elle va aller seule, loin de nous !
    -Et alors ? plaisante Ramdane, tu as peur qu’elle ne revienne pas ?
    Il sourit.
    -J’ai un ami qui a une agence de voyages. Il aura bien quelque chose à nous proposer… La Tunisie, le Maroc, la Grèce…
    Kenza lui saute au cou.
    -Papa, j’ai toujours rêvé de voyager !
    -Tu verras le catalogue de mon ami, tu iras où tu voudras !
    Ouarda ne partage pas l’enthousiasme de sa fille.
    -Tu es sûre qu’elle ne courra aucun danger ? dit-elle à son mari.
    -Mais non ! Elle fera un beau voyage et elle nous reviendra, fraîche et dispose pour une année universitaire !
    Kenza regarde sa mère.
    -Maman, si tu ne veux pas que je parte, je ne partirai pas !
    -Je sais que tu veux partir…
    -Mais si tu as peur pour moi…
    -Non, non, je ne veux pas gâcher ta joie !
    Elle l’embrasse.
    -Maman, je t’appellerai tous les jours !
    -C’est vrai ?
    -Oui… tous les jours, c’est promis.
    Les jours suivants, Ramdane l’emmène chez son ami et elle choisit sa destination. Le jour du départ, Ouarda l’accompagne à l’aéroport.
    -Fais bien attention à toi, ma petite !
    -Ne t’inquiète pas, maman.
    Au retour, Ouarda frissonne.
    -Ramdane, j’ai l’impression de revivre des instants dramatiques…
    Il a compris qu’elle fait allusion aux journées sombres de la disparition de Rabah.
    -Ne pense plus à cela !
    -J’ai hâte qu’elle revienne !
    Comme promis, Kenza appelle tous les jours. Elle s’est fait des amis et passe des jours agréables. Mais au retour, elle est heureuse de retrouver ses parents.
    -J’ai passé de bonnes vacances, dit-elle, mais c’est avec vous que je suis heureuse !
    La rentrée universitaire arrive. Kenza est un peu dépaysée au départ, mais elle se retrouve pleinement dans les études qu’elle a entrepris.
    -C’est une grande école, dit Ramdane, tu devras beaucoup travailler !
    -Ne t’inquiète pas, papa, je te ferai honneur !
    Il l’embrasse.
    -Je sais que je peux te faire confiance !

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  7. Artisans de l'ombre Dit :

    L’enfant prodigue 10e partie
    Par : Boulki Ghazi

    Résumé : Ramdane récompense Kenza, en lui offrant un voyage à l’étranger. Au retour, c’est la rentrée université. Kenza rejoint la grande école.

    Ce jour-là, Ramdane rentre, soucieux.
    -Kenza n’est pas encore rentrée ?
    -Non, dit Ouarda.
    Elle remarque son air soucieux.
    -Que se passe-t-il ?
    -Non, non, ce n’est rien !
    Mais le ton n’est pas fait pour la convaincre.
    -Dis-moi ce qui se passe !
    -Eh bien…
    Il hésite, puis parle.
    -J’ai vu Kenza…
    -Tu l’as vue ? Et pourquoi tu ne l’as pas prise ?
    -Elle n’était pas seule !
    -Et alors, tu pouvais prendre également ses copines !
    -Justement, elle était avec… un garçon !
    Ouarda s’exclame.
    -Un garçon !
    Elle se ressaisit.
    -C’est sûrement un camarade… Ils doivent étudier ensemble !
    -Ah oui, dans un salon de thé ! En tête à tête, roucoulants ?
    Ouarda s’affole.
    -Elle a osé !
    -Voyons, calme-toi, elle n’a rien fait de mal… Et puis, c’est de son âge !
    -Elle ne sait rien de la vie !
    -Eh bien, c’est à toi de l’informer !
    Il ajoute :
    -Et puis, ne l’effraie pas, vas-y doucement…
    Kenza rentre. Elle enlace sa mère.
    -Maman, comme je suis heureuse !
    Ouarda la regarde, méfiante.
    -Et qu’est-ce qui te rend si heureuse ?
    -Je suis heureuse, c’est tout !
    Ouarda insiste.
    -Il y a bien quelque chose qui te rend heureuse !
    -Toi, papa…
    -Tu es sûre ?
    La jeune fille rougit et regarde sa mère.
    -Maman…
    -Ton père t’a vue…
    Elle baisse la tête.
    -Maman… C’est un ami…
    -Tu veux dire un camarade ?
    Elle regarde attentivement sa mère et dit d’une voix presque imperceptible :
    -Non, maman… c’est plus qu’un camarade !

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